‹ La folie de Jésus (volume 3)Chapitre 187 sur 410 · XIV. Une autre fois, comme il disait · texte numérisé non relu

XIV. Une autre fois, comme il disait

1. 2. Évangile de lohanan bar-Zibadga, VII. 3. Évangile de lohanan har-Zébadgay VIII.

« Je suis le Fils d'Élohim / » « ils cherchèrent encore à s'emparer de lui; mais il échappa de leurs mains ^ »

II semble qu'on assiste à une reprise de la tragi-comédie de Nazareth. C'est cette même façon de fuster, de glisser, de s'évanouir, qui évoque je ne sais quoi de petit, d'agile et de souple, et qui a fait dire à Edmond Stapfer : a II avait une grande habitude de disparaître dans les foules et de s'esquiver sans bruit ^. »

XV. Les marches el les con Ire-marches reprennent, trahissant ce « mélange d'audace et de pusillanimité ^ » dont parle d'Holbach, et qui n'est en réalité que l'action alternante, chez un pusillanime, de l'obnubilation délirante et du sentiment du danger.

« // gagna de nouveau V au-delà du Jordanès, vers r endroit où autrefois lohanan baptisait^. »

XVI. Il ne peut s'éloigner plus de Hiérusalem. La ville sainte exercesurluiune fascination invincible. Elle est, à cette période grave de sa folie, dans le crépuscule de ses facultés discriminatives, le phare où il viendra se briser. Bientôt, malgré les objurgations de ses disciples, qui lui disent :

« Ftabbi, nagaères les Judéens voulaient te lapider^ et tu vas g retourner ! »

il reprend le chemin de la capitale.

Dans sa banlieue, à Béthania, il accomplit la pseudorésurrection d*Eléâzar, thaumaturgie désespérée, qui met le comble à Tindignalion du clergé. Le grand sanhédrin condamne le mésith à la peine de mort.

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