Évangile de Lucas^ XXU
240 LA POLIE DE Jésus
veillance, dont Talarme lui eût permis de s'enfuir dans la nuit), « // se prosterna à terre en priant que^ si cela était possible^ V heure passât loin de lui :
« Abba {Père)j s'écria-t-iL tout test possible; éloigne de moi cette coupe ! Cependant que ce ne soit pas ce que je veuXj mais ce que tu veux ^ / »
« Etj tombant dans une angoisse extrême^ il priait plus instamment^ et sa sueur ressemblait à des caillots de sang coulant à terre '. »
Il craignait^ non sans raison, que ses gardiens, fatigués par plusieurs nuits blanches, ne pussent résister au sommeil. Trois fois il alla les inspecter :
« Revenant^ il les trouva endormis et dit à La Pierre : « Schiméôn^ tu dors! N' as-tu pu veiller une heure! Veillez et priez pour ne point entrer en tentation I L'esprit est bien disposé, mais la chair est faible. » S* étant de nouveau retiré, il pria dans les mêmes termes. Et, revenant encore, il les retrouva dormant^ car leurs yeux étaient appesantis et ils ne savaient que lui répondre, »
Enfin, entendant venir la troupe chargée de l'arrêter,
« il revint une troisième fois et leur dit :
« Dormez désormais et vous reposez ! C'est assez ! L'heure est venue oà le Fils de V Homme va être livré aux mains des méchants ! Réveillez-vols ! Marchons ! Voici que le