LES AFFECTIONS CHEZ IE8CHOU BAR-IOSSEF
leschou bar-Iossef et les croyants.
Les êtres faibles ont besoin, pour subsister, tle concentrer sur eux-mêmes toute leur puissance d'amour. Aussi les infirmes, surtout les infirmes du cerveau, et les malades, par exemple les tuberculeux, sont-ils foncièrement égoïstes, d'un égolsme qui n'exclut point la pitié.
L'égoïsme des aliénés est d'observation courante.
<( Même dans les passions de l'amour et le sentiment religieux, l'aliéné reste ordinairement égoïste*. »
Aussi bien, chez leschou bar-Iossef, deux affections dominent toutes les autres :
1. La langue françase,i si riche, est encore trop pauvre. Nous n'avons pas de mot pour désigner les honimes de race différente, un mot opposé à congénère. Je propose celui d'hétérogénère.
2. Falret. Études cliniques sur les maladies mentales el nerveuses. Paris, F. Baillière, 1889.
!• L'amour-propre qui, chez lui, se confond avec Tamour de Iahyé,car il ne fait qu'un avec le dieu.
2^ L'amour de ceux qui croient en lui.
« Nous aimons toujours, écrit La Rochefoucauld, ceux qui nous admirent ». C'est bien autre chose chez les mégalothéomanes. leschou bar-Iossef adorait ses adorateurs :
« Je vous ai aimés », leur dit-il.
Et il leur fait les plus belles promesses :
« Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés^ et Je vous soulagerai... Vous trouverez repos à vos âmes^, »
« Amen^amen^je vous déclare : Qui croit en moi, celuilà aussi fera les œuvres (les cures) que je fais et en accomplira de plus grandes *. »
A. ce don des cures il ajoutera la salvation de la mort, la vie éternelle :
« Vous serez haïs de tous à cause de mon nom; mais qui tiendra Jusqu^à la fin, celui-là sera sauvé ^. »
« Qui voudra sauver son souffle le perdra ; et qui perdra SON SOUFFLE POUR MOI et pour révangile celui-là le sauvera^. »
« Mes moutons écoutent ma voix; je les connais et ils me suivent; je leur octroie^ pour ma part^ une vie éternelle ;