‹ La folie de Jésus (volume 3)Chapitre 208 sur 410 · Évangile de iMcaê^ XII · texte numérisé non relu

Évangile de iMcaê^ XII

S. Évangile de Lucoê^ VII.

Une scène presque identique eut lieu à Béfhania. Une femme répandit sur sa tête un parfum précieux.

« Ce dont quelques-uns^ indignés en eux-mêmes, se mirent à dire :

« A quoi bon la perte de ce nard ? On le pouvait vendre plus de trois cents deniers et donner le prix aux pauvres ? »

Et ils tancèrent la femme.

Mais lesckou dit :

« Laissez'là ! Pourquoi lui causez-vous du chagrin ? Elle a fait un acte excellent a mon endroit. Vous aurez en effet avec vous toujours des pauvres^ auxquels à votre volonté vous pourrez faire du bien ; mais moi vous ne m'aurez pas TOUJOURS. Cette femme a fait ce quelle pouvait; elle a anticipé d'oindre mon corps pour la sépulture. En vérité, je vous dis que partout où sera prêché cet évangile, par le monde entier^, cela aussi quelle a accompli sera ra* conté en souvenir d'elle'^. »

lesohou bar-l08sef et les aimants.

II ne suffisait pas de le croire, de lui obéir et de le servir. Il fallait encore Taimer sans partage.

« Qui aime père ou mère plus que moi, ose-t-il dire, n'est PAS digne de moi 3 ! »

Il ordonne aux gens d'abandonner, pour le suivre, père, mère, frères, sœurs, femme et enfants, de laisser même, au besoin, leur père sans sépulture :

1. « Par le monde entier » est probablement une addition de copiste.

2. Évangile selon Johanan dit Afarkos^ XIV. 8. Évangile selon Lévi dit Matthias X.

ce Suis-moi I » dit-fl uo jour à un de ses audilours.

Mais celui'ci répondit :

« Permels^moi d'aller (V abord enterrer mon père, »

« Laisse^ lui dit-il^ les morts (ceux qui, n'étant point ses disciples, ne jouiront point de la vie éternelle) enterrer leurs morts y mais toi^ va-fen annoncer le Royaume d^Élohim *. »

Et, cyniquement, il promet de récompenser ces actes iobumains :

« Quiconque aura quitté, a cause de mon nom, maison,

ou FRERES, ou SOEURS, OU MÈRE, OU FEMME, OU ENFANTS, EN RECEVRA CENT FOIS AUTANT ET AURA EN POSSESSION LA VIE ÉTERNELLE*. »

Ce n'est pas assez. Pour être sûr qu'on n'aime que lui, il exige qu'on haïAsc les sieas et qu'on se haïsse i^oi-mémc, ordre monstrueux qui est encore suivi è la lettre par les demi-fous de nos monastères :

« Si quelqu'un vient vers moi et ne HAIT NI SON PÈRE, NI SA mère, ni sa femme, NI SES ENFANTS, NI SES FRÈRES ET SES SOEURS, W LUï-MÊME, ÎL NE PEUT ÉTflE MON DISCIPLE ! ^ »>

« Estimez'vous que je sois venu mettre la paix sur la terre ? Non^ vous dit^je^ mais pluiét ia discorde ; car désormais cinq dans ia même maison seront divisés, trois contre deux et deux contre trois; le père sera en discorde avec le fils et le fils avec le père^ la mèreavec la fille et la fille avec la mère, la belte-^mère avec la bru et la bru avec la belle-mère^. » « Et les ennemis de l'homme, ce seront les gens de sa maison *. »

1» Évangile de Lucas, IX.

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