Évangile selon Lévi dit Mallhia^ X
« Rassemblant vers lui la foule avec ses disciples, il leur dit :
« Quiconque veut venir après moi, qu'il renonce a luimême CHARGE SA CROIX ET ME SUIVE !* Car qui voudra sauver son souffle le perdra; et qui perdra son souffle pour MOI ET POUR l'évangile*, CELUI-LA SE SAUVERA. En effet i quel profit pour V homme ^ s'il gagne t univers entier et fait perte de sa vie^? »
N'est-il pae surprenant qu'on ait attendu près de vingt sièeles pour mettre eu doute l'équilibre intellectuel d'un fils de charpentier qui omettait de telles prétention:». «Qu'esUil, s'écrie un exégète prolestant, celui qui se présente aux bomoies comme Tobjet suprême de leur amour auquel ils doivent tout sacriQer jusqu'à leur vie même ? Celui qui parle ainsi est Dieu, ou bien il blasphème on se mettant à la place de Dieu * .»
Il ne blasphème pas, le malheureux, il délire, il délire éperdument. Et s'il est une chose merveilleuse, une chose plus merveilleuse que le triomphe du christianisme après Anaxogoras et Lucrétius, c*est que, cent ans après Esquirol, je sois à peu près le seul à m'en apercevoir !
L^altmlsme chez leselioti bar-Iossef.
Si l'autophilie est l'afTection prédominante des mégalothéomanes, il faut reconnaître qu'elle n'est point la seule.