‹ La folie de Jésus (volume 3)Chapitre 270 sur 410 · Hue de la Monnaie · texte numérisé non relu

Hue de la Monnaie

était ua ennemi des riches, comme les mégalothéomanes de tous les pays et de tous les temps. Les propagandistes par le fait peuvent le revendiquer comme leur modèle et comme leur maître. Il leur appartient. Je le leur abandonne. Nous retrouvons chez lui leur orgueil, leur envie, leur pitié maladive, leurs accès de colère, leurs imprécations et leurs violences, comme nous retrouvons chez eux son tempérament mystique :

I. Jacques Clément élait dominicain. Il parlait sans cesse d'exterminer les hérétiques. Il voulut tuer Henri III, parce que ce roi était à ses yeux « sans foi, ni religion ». « Une nuit, comme il était en son lit. Dieu lui envoya son ange en vision, lequel, avec une grande lumière, se présenta à ce reUgieux, et, montrant un glaive nud lui dit ces mots : « Frère Jacques» je suis messager du Tout-Puissant, qui te veut acerliner que, par toy, le tyran de France doit être mis à mort. Pense donc à loy, et te prépare, comme la couronne du martyre t'est aussi préparée » ^

II. Le nabot Jean Chastel, élève des Jésuites, voulut tuer Henri IV, parce qu'il voyait en ce roi protestant Tennemi du catholicisme. On trouva sur lui la confession de ses péchés disposés suivant Tordre du Décalogue.

III. François Ravaillac, qui avait été feuillant, avait des hallucinations religieuses. Plusieurs jours avant son crime, il vit des hosties s'élever en l'air et venir se placer de chaque côté de son visage. Il voulut tuer Henri IV, parce qu'il voyait en lui l'ennemi de la papauté. Il se croyait Tinstrument de Dieu K

III. L'anarchiste Santiago Salvador s'était fait, dès sa jeunesse, remarquer par sa dévotion.

IVr Caserio avait un oncle prêtre et une sœur religieuse.

1. Pierre de TEstoile. Journal de Henri lll. La Haye, Vaillant, 1744, t. III» p. 465.

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