‹ La folie de Jésus (volume 3)Chapitre 285 sur 410 · Guémarâ de Babylone, Pesachim, folio · texte numérisé non relu

Guémarâ de Babylone, Pesachim, folio

Hanan bèn-Sohetb et lossef dit Kalapha.

Au milieu de ces fantoches se distingue Hanan bèn- Sclieth. « C'était, écrit lossef bèn-Matthia, un homme d'un mérite et d'une probité au-dossus de tout éloge. Nul ne désirait plus ardemment conserver la liberté de son pays. Il préférait l'intérêt général à un intérêt particulier ^ » Comme il était parvenu à rétablir l'ancienne autorité des grands prêtres, le légat de Syria l'avait destitué, pour le remplacer par Ischmaël bèn-Phabi.

Mais une ancienne coutume voulait que la dignité de cohenha gadol durât autant que la vie. Hanan bën-Schelh resta, aux yeux des Juifs, le véritable nassi d'Israël, l'ethnarque légitime, et conserva la direction des affaires. Au surplus, la grande prêtrise demeura pendant cinquante ans dans sa famille, qu'on appelait « la famille sacerdotale^. Ainsi s'explique que Tévangéliste Lucas fasse, dans le procès de leschou bar-Iossef , intervenir deux grande prêtres, Hanan bën-Scheth et son gendre lossef dit Ka'iapha.

Hanan bën-Scheth jouait évidemment, auprès de lossef- Kaiapha, le rôle de ce coadjuteur dont parle les talmudistes.

La soumission aux Romains de lossef-Kaïapha n'en est pas moins certaine. Nommé en remplacement de Schiméôn bën-Kamith, qui avait été révoqué pour cause de docilité insuffisante, il conserva ses fonctions pendant onze ans, de l'an 26 à l'an 87, date où le préfet Vilellius le destitua pour se rendre agréable aux Juifs 3.

A aucun moment ceux-ci n'avaient perdu l'espoir de

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