Évangile de Lucas^ I
Dans le Livre de la Naissance de la bienheureuse Miriam^ nous lisons que les Nazaréens haïssaient leschou bar-Iossef depuis son enfance.
Comme il venait de luer (?) un autre enfant qui Tavait heurté, ils allèrent trouver son père et lui dirent : « Emmène ce leschou d'ici, car il ne peut habiter avec nous dans cette ville. Ou du moins apprends-lui h bénir et non à maudire. » lossef alla donc vers leschou et Taverlissait disant : « Pourquoi agis-tu ainsi ? Beaucoup déjà ont à se plaindre de toi et nous ont en haine à cause de toi, et, par ta faute, nous endurons les vexations des gens... » Alors les gens s'attroupèrent contre leschou et l'accusèrent auprès de lossef. Et lossef, voyant cela, fut fort effrayé, craignant que le peuple d'Israël n'usât de violence et n'en vînt à la sédition ! « (XXIX.)
Le théomane ayant, dès l'âge de cinq ans (?), déclaré qu'il existait « avant le thora » et qu'il serait « élevé de terre », les pérouschim s'écrièrent :« Jamais nous n'avons entendu un enfant aussi jeune prononcer de telles paroles ! » (XXX.)
Un peu plus tard, lossef dit à Miriam : « Sache que vraiment mon âme est triste jusqu'à la mort à cause de cet enfant, car il peut arriver qu'un jour quelqu'un le frappe par méchanceté et qu'il meure. » ■(XXXVHI.)
Le Récil des enfances du Seigneur par ThéomOy philosophe israélite, contient des renseignements analogues : a Les parents de Tenfanl mort allèrent trouver lossef et se plaignirent en disant: «Avec un pareil enfant tu ne peux habiter avec nous dans le village, ou bien apprends-lui à bénir et non à maudire 1 » (IV.) « Et lossef ayant pris l'enfant à part, le réprimandait, disant : « Pourquoi agis-tu ainsi ? Ces gens souffrent et nous haïssent et nous poursuivent. • leschou répondit : « Je vois que les paroles que tu prononces ne sont pas de toi. Cependant je me tairai à cause de toi, mais, eux, ils subiront leur châtiment ! i* (V.)
l'enquête 387
leschou bar-Iossef échappa par la fuite à ce supplice misérable et rocailleux, à ce supplice de nomades, que devait subir un peu plus tard, son frère, laâkob bar-lossef ^
IL Le tétrarque de la Galilœa, Hérodës Anlipas, ne tarda pas à s'émouvoir à son tour de l'agitation créée par le prophète galiléen :
« Hérodès le tétrarquCy à la nouvelle de toutes ces choses^ se trouvait en perplexité^ quelques-uns prétendant que lohanan (le Baptiseur) était ressuscité des morts, d'autres qu'Éliyakou était apparu, d'autres que l'un des anciens nébiim s'était relevé. Alors Hérodës dit :
« lohananyje l'ai décapité ; quel est donc celui sur qui j'apprends de telles choses ? »
Et il cherchait à voir leschou ^ »
III. De leur côté, les inquisiteurs sanhédrinaux, les sophérim, prévenus par les pérouschim, qui « avaient appris comme il faisait et qu'il baptisait plus de disciples que lohanan^», ne quittaient point d'une semelle le Mascbiab de Nazareth :
« leschouy ayant de grandes foules autour de lui^ commanda de passer à l'autre rive. Alors un sopher, s' étant approché, lui dit :
« Babbij je le suivrai partout où tu iras 1 » — « Les renards, répondit leschou, ont des tanières et les oiseaux du ciel des nids y mais le Fils de l'Homme n'a point où il puisse reposer la tête '* ! »
Beaucoup de gens, en effet, devaient refuser de recevoir sous leur toit ce prédicateur soumis à Fenquête.