Évangile selon Lévi dit Maithiaf XXII
l'enquête 399
ou bien,
« le tentant:
« Est-il permis à un homme de répudier sa femme ^ ? »
On se rappelle qu'une réponse trop précise à une question de ce genre avait coûté la vie à lohanan le Baptiseur. Hérodës Ântipas et Hérodiadô n^aimaient point qu'on s'immisçât dans leurs affaires conjugales.
Et le théomane de crier à ses disciples :
« Gardez-vous des sophérim, qui aiment les promenades en robes larges et les salutations dans les places publiques, les premiers sièges dans les synagogues et la préséance dans les banquets^ qui dévorent les maisons des veuves, affectent de prier beaucoup! Ceux-là recevront plus sévère condammation ^ / »
Pour que celte crainte des pérouschim ne surmontât point celle que lui-même leur inspirait, à ce conseil il joignait une menace :
« Ne craignez point ceux qui tuent le corps et qui, ensuite, ne peuvent rien de plus. Mais je vous marquerai ce que vous devez craindre. Ayez peur de celui qui a le pouvoir, après avoir tué, d'expédier en le Gué-Hinnom ! Oui, vous dis-je, c'est de celui-là qu'il faut avoir peur ! Quiconque m'aura renié devant les hommes sera renié devant les anges d'Élohim 3 / »
Je le répète, quoi qu'en aient pu dire les chrétiens antisémites, les sophérim n'avaient aucun parti pris contre leschou bar-Iossef. C'était un Juif après tout, leur frère de leur race, leur prochain, et, par la voix de Mosché, lahvé avait dit :