Évangile de lohanan bar-Zébadya, XI
Et l'évangéliste d'ajouter ces mots :
« // ne parla pas ainsi de lui-même^ mais y étant cohen hagadol en celte année-là y il déclara solennellement que I eschou devait mourir pour la nation^ et non pour la nation seulement^ mais afin que puissent se réunir dans l'unité les enfants d'Élohim dispersés^, »
Cette parenthèse de lohaaan bar-Zébadya est d'une importance capitale. Elle montre à Tévidence que le cohen ha gadol n'était animé d'aucune hostilité particulière contre leschou bar-Iossef, qu'il ne faisait, en revêtant le rôle d'accusateur public, qu'assumer les responsabilités de sa charge et que l'intervention du grand sanhédrin, dans cette affaire, fut motivée moins par des considérations religieuses que par le sentiment des réalités sociales : Salus populi suprema lex esto. C'est le même sentiment qui, plus tard, conduira les sanhédrinites à se rendre, revêtus du cilice, la tête couverte de cendre, les larmes aux yeux, auprès de Tinsurgé Éléâzar ben-Dinaï, pour le supplier de mettre bas les armes.
L'argument patriotique du nassi d'Israël fit impression sur l'assemblée. leschou bar-Iossef fut condamné à mort à l'unanimité. Ce fut le premier des deux verdicts exigés par la Mischnây lorsque la vie de l'accusé était en jeu.
On lit en effet dans la Guémarâ de Babylone ^ que leschou bar-Iossef fut condamné à mort quarante jours avant d'être crucifié et que, pendant ces quarante jours, le grand sanhédrin fit proclamer sa sentence, en invitant les dé-