‹ La folie de Jésus (volume 3)Chapitre 324 sur 410 · Éuangilt de lohunan bar-Zibadya^ XL · texte numérisé non relu

Éuangilt de lohunan bar-Zibadya^ XL

418 LA POUB De JÉSUS

cette troupe de gens de mauvaise vie et d'hommes san» aveu, guidée par un prédicateur violent qui déclamait sans réserve contre les pouvoirs établis et contre toute la société de son temps, et Ton reconnaîtra que les magistrats avaient quelques raisons de s^alarmer et de prendre des mesures pour que l'agitation que Jésus répandait parmi les masses n'entraînât pas des troubles et ne dégénérât point en révo-< lution ^ »

Les sanhédrinites avaient d'autant plus de raison de s'alarmer qu'à l'une des fêtes précédentes le procurateur avait été obligé de sévir contre des Galiléens et de répandre leur sang dans le temple.

L'insurrection n'éclata que trente-six ans après, mais elle entraîna, comme le redoutait lossef Kaïapha, l'anéan* tissement de la peuplade, et recula à une date qu'on ne peut encore prévoir la réunion des Juifs dispersés dans le monde.

Au surplus, pour que le grand sanhédrin condamnât h la peine de mort, il fallait des motifs graves.

Un président de celte assemblée, le rabbi Eléâzar, avait coutume de dire qu'un tribunal qui prononce la peine de mort une fois tous les soixante-dix ans mérite le nom de tribunal meurtrier 2.

Mais compromettre la vie de la nation, quel motif plus grave aux yeux de représentants du peuple ? Essayer de renverser la religion, quel motif plus grave aux yeux de sémites? Se substituer à lahvé, quel motif plus grave aux yeux des Juifs? « Qu'on suppose, dit Renan, un novateur allant de nos jours prêcher le renversement de l'islamisme autour de la mosquée d'Omar^ ! »

leschou bar-Iossef était le dangereux hérétique qui jette

1. Cohen. Les déicides. Paris, Michel Lévy, 1864, pp. 61, 62.

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