Évangile de lohanan bar-Zébadya^ XVIII
3. Dans Le Livre de la Naissance de la bienheureuse Miriam^ noue voyons
l'arrestation 437
suisses de Pépoque, des zouaves pontificaux, les soldats du pape juif. Ils étaient au nombre de vingt, commandés par quatre officiers, que Lucas appelle « les stratèges du temple »y un capitaine et trois lieutenants, le capitaine étant un cohen. Ils étaient armés de cimeterres et de matraques, comme les policiers turcs actuels.
Avec eux se trouvait Malek, un « serviteur du cohen ha gadol^».
Quant au détachement de la cohorte, probablement une centurie (60 hommes), il était absolument nécessaire pour annihiler toute tentative de résistance de la part des disciples du Nazaréen. Aujourd'hui encore, la police n'emploierait pas un effectif moindre s'il s'agissait d'arrêter, aux portes de Paris, un illuminé entouré de douze partisans et ayant des intelligences dans la banlieue.
Ce renfort s'imposait d'autant plus que les schottérim s'étaient laissés impressionner par l'éloquence mystique de leschou bar-Iossef , et n'avaient pas osé exécuter le premier mandat lancé contre lui. Une pareille sensibilité n'était pas à craindre des soldats de l'impérator. La brutalité avec laquelle ils exécutaient leurs ordres inspirait à tous une crainte salutaire.
Le préfet de cohorte s'était joint à l'expédition. Il avait ordre de redoubler de vigilance aux approches de la Paskhâ. D'ailleurs, le procurateur était à Hiérusalem : tous les colonels me comprendront. Quelques sanhédrinites accompagnaient cet officier supérieur.
Il était probablement une heure du matin, lorsque la troupe arriva à Gethsémani. En la voyant, le mégalotbéomane jeta à ses apôtres, épuisés par des veilles antérieures
lossef bar-ÉIi saisi par « les serviteurs du temple et conduit au cohen ha gadol, qui se mit avec les autres cohanim à Taccabler de reproches u (XII).