Évangile de lohanan bar-Zébadya, XVI II
l'arrestation 489
à la renverse et tombèrent sur le sol. De nouveau donc il leur demanda :
« Qui cherchez-vous ?
— « leschou le Nazaréen y) ^ dirent- ils.
— « Je vous ai déclaré, reprit leschou^ que cest moi ; si donc c'est moi que vous cherchez^ laissez aller ceux-ci ^.9
Sans doute la centurie suivait les schottérim à distance, les troupes romaines ayant pour habitude de n'intervenir dans les affaires juives qu'en cas d^absolue nécessité.
Quoiqu'il en soit, Schiméôn bar-Iona, enhardi par l'attitude des lévites, fit une tentative de résistance :
« Or Schiméôn La Pierre, ayant un cimeterre, le tira et frappa le serviteur du cohen ha gadol^ lui coupant V oreille droite^ — le serviteur s'appelait Malek, — mais leschou dit à La Pierre :
« Remets ton cimeterre au fourreau. Ne dois-je pas boire la coupe que le Père m'a donnée 2 ? »
Cette résignation n'était qu'apparente. Plein du « sentiment du décorum et des égards dus à sa personne^ », le Fils de lahvé frémissait de haine contre les sanhédrinites et leurs policiers :
<K i/ dit ensuite à ceux qui étaient venus à son encontre, chefs des cohanim, stratèges du temple et zékénim :
« Comme après un brigand, vous êtes partis avec des cimeterres et des bâtons I Quand fêtais journellement au temple avec vous, vous n'avez pas étendu la main sur moi, mais c'est ici votre heure et la puissance des ténèbres * / »
Rien n'avait été laissé à l'imprévu. Le grand sanhédrin