Mischnâ, Sanhédrin, V, I
Aucun témoin à décharge ne pouvait se transformer en témoin à charge.
A cette heure matinale les témoins faisaient défaut.
«... Les chefs des cohanim et tout le sanhédrin cherchaient contre leschou un témoignage afin de le faire mourir^ mais sans en trouver. Car plusieurs apportaient bien à son encontre de fausses attestations^ mais qui ne concordaient pas entre elles ^. »
Or on lisait dans la Mischnâ: « Si, sur une question quelconque, les témoins se contredisent — (d'une façon absolue), — le témoignage est nul^. »
« // en vint deux enfin qui dirent :
« Celui-ci a déclaré : « Je puis détraire le sanctuaire a WÉlohim et le rebâtir en trois jours ^. » « Encore, ici^ leurs dires n' étaient-ils point conformes *.»
L'évangéliste met en effet dans la bouche de Tun d^eux la phrase suivante :
« Nous V avons entendu disant : « Je détruirai ce temple « fait de main d'homme c/, en trois jours, fen rebâtirai « un autre, qui ne sera point fait de main d'homme ^. »
Autrement dit, Tun des témoins faisait dire au mésith : « Je puis détruire », et l'autre : « Je détruirai », celui-ci l'accusant par surcroît de s'être dit autre chose qu'un homme.
Mais c'était là — on en conviendra — des non-conformités de détail. Or les tribunaux juifs admettaient entre les