I. Deuiéronome, XVII
graade difTérence entre un procès d*ai^ent et une affaire capitale ; dans le premier, on peut réparer la faute par une compensation pécuniaire ; dans la dernière, on est responsable du sang de Taccusé et de celui de ses descendants... Celui qui perd un homme doit être assimilé à celui qui perd tout un monde... Cependant vous, témoins, vous ne devez pas non plus vous taire, car celui qui a vu commettre un crime et ne le dit pas devant le tribunal est coupable... N'ayez pas peur non plus de la grande responsabilité du sang de Taccusé, car il est écrit : « Si les méchants périssent, c'est une allégresse (Prouerôes, XI, lo.)^ »
Tout témoin qui portait un faux témoignage subissait la peine à laquelle il avait exposé l'accusé:
« S*il se trouve, lit-on en effet dans le Deuiéronome, que le témoin ait porté un faux témoignage, ayant lancé une accusation de mensonge contre son frère^ tu le traiteras comme il avait projeté de traiter son frère. Ainsi effaceras-tu le mal d^sraêl. En l'apprenant, les autres, effrayés, ne se hasarderont plus à commettre un pareil méfait. Point de pitié: vie pour vie, œil pour œil, dent pour dent, main pour main, pied pour pied^. »
Les témoins devaient indiquer le jour, l'heure et le lieu du crime ^ et répondre h ces questions :
« Reconnaissez-vous que cet homme a commis le crime ?» « L'avez-vous averti de ne point le faire*? »
« Plus on questionne les témoins, mieux cela vaut^. »
« Après avoir questionné le premier témoin, on fait entrer le deuxième, et on lui adresse les mêmes questions \ »