Évangile ielon Lévi dif Malthia, XXVI
Tout en ne perdant rien de la hauteur et de Tinsolence
qu'il avait montrée devant Hanan bèn-Scheth, le mégalothéomane évita, suivant son habitude, de répondre clairement à la question :
« Si Je vous le dis y vous ne le croirez point e/, si je vous interrogeais, vous ne répondriez point. Désormais le Fils de r Homme sera assis à la droite de la Vertu d'Élohim. >»
Et ils s'écrièrent tous :
« C'est donc toi qui es le Fils d'Élohim I »
— « C^est vous y répondit-il y qui dites que je le suis H »
Enfin, sa folie reprenant le dessus, il laissa échapper ces mots :
— « Je LE SUIS ! Et vous verrez le Fils de l*Homme assis
A LA droite de LA PUISSANCE (lahvé) ET s'aVANÇANT SUR LES NUÉES DU CIEL ^ ! »
Et en cette occasion, leschou bar-Iossef se comportait comme tous les paranoïaques dissimulateurs , qui trahissent leur secret sous l'influence d'une émotion, par exemple de la colère, colère ici provoquée par le ton indigné des juges.
« Ainsi, dit Auguste Wabnitz, il a ouvertement et solennellement affirmé devant Dieu, devant le grand prêtre,qu'on devait le respecter comme Dieu même, et devant le conseil suprême de sa nation, qu'il était en effet le Messie, le Fils du Dieu vivant 3. »
Et ce théologien d'ajouter qu'il y a là « toutes les apparences d'une déclaration insensée ^ ».
On imagine aisément TefTet qu'elle produisit sur ce tribunal de prêtres, de théologiens et de dévots.