‹ La folie de Jésus (volume 3)Chapitre 353 sur 410 · Évangile selon lohanan dil Maci^os, XIV · texte numérisé non relu

Évangile selon lohanan dil Maci^os, XIV

3. 4. Auguste Wabnitz. Hiêtoire -de la vie de Jéêus. Montauban, 19M, t. II, pp. 192-195.

Le cohen ha gadol fit un geste séculaire, un geste qui se retrouve chez les Balyloniens et les Arabes S le geste de rindignation, de la détresse et de la douleur. Il saisit des deux mains, au col, sa robe de lin blanc et la déchira jusqu'à la ceinture. C'était la déchirure de deuil qui ne devait jamais être recousue^. « Celui qui entend un blasphème, lit-on dans Tune des guémarâs, doit déchirer ses vêtements. »

« Le cohen ha gadol^ déchirant ses vêtements s^écria : « Quel besoin avons-nous de témoins ! Vous avez entendu le blasphème ! Que vous en semble ^ ? » — ix II a mérité la mort ! » répliquèrent-ils^. »

leschou bar-Iossef tombait en effet, par ce blasphème, sous le coup des articles xiu et xviii du Deutéronome^ cités plus haut. En effet, en se disant le fils d'Iahvé « dans le sens le plus étroit du mot^ », il proposait aux Juifs d^adorer un autre dieu que leur Élohim.

Les frères Lémann prétendent que le grand sanhédrin viola la loi juive, en condamnant leschou bar-Iossef sur son propre témoignage. Ils s'appuient sur ce passage de la Mischnâ :

« Nous avons pour fondement que nul ne peut se porter préjudice à lui-même. Si quelqu*un s'accuse en justice, on ne doit pas le croire, à moins que les faits ne soit attestés par deux autres témoins^. »

Or il n'est pas douteux que la condition restrictive exigée par la Mischnâ eût été remplie. leschou bar-Iossef avait

1 . Adolphe Lods. La croyance à la vie fulure et le culte des morts dans Cantiquité israélite. Paris, Fischbacher, 1906, p. 88.

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