‹ La folie de Jésus (volume 3)Chapitre 367 sur 410 · Évangile de lohanan bar-Zébadya^ XVIII · texte numérisé non relu

Évangile de lohanan bar-Zébadya^ XVIII

4. Salvador. Histoire de la domination romaine en Judée. Paris, Guyot, 1847, t. I, p. 391.

Semblait guère dangereux. Il suggérait donc aux unhédriniles de lui appliquer une peine qui ne nécessitât point 6on cofttrôle, le fouet ou le banniseement.

Sa réplique était si romaine qu'elle fut, quelque temps après, reproduite presque mot pour mot par un proconsul d'Achala, Gallion, aux Juifs qui avaient traîné Scbaôul le saint devant son tribunal :

« Cet homme^ disaient-ils, induit les gens à honorer Élohim d^une façon contraire à la thora. »

« Au moment où Scbaôul allait ouvrir la boucbe, Gallion dit aux Juifs :

c( S'il y avait, ô Juifs, quelque délit ou fraude mauvaise, j'accepterais, comme de raison, votre plainte; mais il ne s'agit que de discours, de noms et de votre loi particulière, regardez-y vous-mêmes, car je ne veux pas être juge de ces cboses. »

« Et il les renvoya du tribunal ^ »

C'est sans doute ce que Pontius Pilaius fit mine de faire. Mais les sanbédrinites ne l^entendaient pas ainsi. Ils répondirent que leur prisonnier n'avait point mérité d'aittre peine que la mort et engagèrent, sans plus attendre, la responsabilité du procurator cmsaris :

« Nous rCavons pas le droit de mettre à mort quelqu'un ^. » « Nous ravonstrouDé subvertissant notre nationj défendant de payer le tribut au césar et se disant Maschiahj roi ^. »

Conspiration caractérisée et qui ressortissaît du prétoire.

Dès lors Pontius ne pouvait refuser d'intervenir sans trahir ses fonctions. Le jugement était virtuellement com-

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