‹ La folie de Jésus (volume 3)Chapitre 368 sur 410 · Lucas. Actes des apôtres, XVIlI · texte numérisé non relu

Lucas. Actes des apôtres, XVIlI

i. ÊoangUi de fohanan har-tihndgn, XVII.

Z, Évangile de LucoM, XWW.

l'affaire ieschou bar-iossef au prétoire 463

mencé, et nous allons voir se dérouler trois des cinq actes que comportait tout procès romain. L'a/>pe/ en jugement et la coercition conditionnelle étaient faits accomplis^ par suite de l'autorisation donnée par le procurateur de convoquer le grand sanhédrin et de la part prise à l'arresta^ tion par le préfet de cohorte. Restaient la connaissance du délits la sentence et V exécution.

La connaissance du délit.

« Personne ne doit être condamné sans discussion de la cause. » Tel était Taxiome romain. Tibérius en exigeait le respect. Les procurateurs devaient interroger eux-mêmes les coupables.

Les licteurs de garde avaient introduit Ieschou barlossef dans le local du prétoire où Pon faisait attendre les prévenu^. Pontius ^'y rendit en personne :

« Pilatus donc entra au prétoire et appela Ieschou pour lui dire :

« Toi^ tu es le roi des Juifs * .' »

Phrase dont la tournure révèle assez Tironie, phrase qui, à elle seule, vaut un portrait en pied de l'Homme^Dieu.

Ce vagabond, petit, débile, fatigué, blême, hirsute, baillonneux, toussotant, oser se dire le roi des Juifs !

Le mégalothéomane, frémissant sous Tinsulte, se redressa de toute sa taille et répondit au procurateur aussi insolemment qu'à Hanan bèn-Scheth :

1. Su 8t 0 PoaiXiùç Twv 'louSaibiv. Évangile de lohanan bar-Zébadya\ XVIIÏ.

« ParleS'iu de toi-même^ répondit leschou^ ou si les autrès te Pont suggéré à mon sujet • ? »

Pontius, que Philôn appelle un « homme irritable », n'aimait pas beaucoup qu'on lui parlât sur ce ton-là.

<i SuiS'je Juif y moi ? Ta nation et les chefs des cohanim font livré à moi ; qu^as-lu fait ? »

Chez rhomme épuisé, Tinsolence ne tient guère. Le fils du charpentier voulut sauver sa vie :

« Ma rogautéj reprit leschoUy n^est pas de ce monde; si elle était de ce monde^ mes gens (les ieschouites) lutteraient pour que je ne fusse pas livré aux Judéens; mais maintenant ma royauté n^est point dUci-bas. »

Alors Pilatus lui dit:

« Vraiment^ tu es roi, toi^l »

Ces questions brèves, autoritaires, ironiques, impatientes, peignent admirablement Thomme de Taqueduc et des étendards. La dernière provoqua chez le « Fils de l'Homme » une bouffée de délire :

« Tu LE Dis^ !» ... « Je suis roi I Je suis né pour

CELA ET JE SUIS VENU DANS LE MONDE POUR RENDRE TÉMOI- GNAGE A LA Vérité ! (lahvé) Qui est de la Vérité écoute ma voix^I »

Langage incohérent auquel le procurateur ne comprit goutte :

« Qu'est-ce que la Vérité? » dit-il.

Et il revint à l'entrée de la forteresse, bien convaincu

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