LES JEÛNES
Cette constatation empirique conduit l’homme menacé par son semblable à lui donner le spectacle de la douleur, à gémir, à pleurer, à sangloter, à limplorer par son attitude, ses gestes et ses paroles, afin d’éveiller en lui le sentiment de la pitié et détourner ses coups.
Or l’homme a créé les dieux à son image et ,ce qu’il fait à l'égard de l’homme il le fait à l’égard des dieux. Dans toutes les religions, le fidèle qui veut apaiser la colère divine se prive d’un plaisir ou joue le mimodrame de la douleur.
Suivant le cas, il revêt un costume de deuil, s’astreint à la solitude et au silence, s’abstient de plaisirs sexuels ou de nourriture. ;
Le jeûne se retrouve dans la plupart des religions.
Les brabmanes et les moines bouddhistes le pratiquaient.
Les Egyptiens jeûünaient à presque toutes leurs fêtes, surtout aux fêtes d’Isis ‘.
Cette coutume passa chez les Bené-Israël.
Le Lévitique * ordonne, pour la fête des expiations, un jeûne général du soir au soir, le dixième jour du septième mois. Outre ce jeûne régulier, il y avait encore, en prévision d'un danger *, d’une bataille ‘, d’un voyage‘, d’un jugement à rendre !,