‹ La folie de JésusChapitre 137 sur 171 · Évangile selon Markos, XV · texte numérisé non relu

Évangile selon Markos, XV

2. On était au vendredi, 3 heures. Le sabbat commençait à 6 heures, et la loi (Deutéronome, XXI ; lehoschoua, VIII; X; Flavius lossef, Guerres des juifs, IV, V, 13 ; Mischna, Sanhédrin, VI, 19) défendait de laisser des corps vivants ou morts sur la croix le jour du sabbat.

nel de ce sabbat— prièrent Pilatus qu'on leur romptt les jambes et qu'on les enlevât.

« Donc les soldats vinrent, rompirent les jambes de l’un des deux hommes crucifiés avec lui, puis les jambes de l’autre. Mais, arrivés à Ileschou, ils virent qu’il était déjà mort et ne les rompirent pas. Mais l’un des soldats lui perça avec une lance ‘ le côté duquel sortirent aussitôt du sang et de l’eau. Celui qui l’a vu l'a attesté, et son témoignage est véridique ; il a conscience de dire la vérité afin que vous aussi vous croyiez *. »

Cette insistance du biographe est remarquable. Évidemment le fait lui a paru singulier, unique, et il insiste pour qu'on ne croie pas qu’il s’est mépris et qu'il ment. D'ailleurs il n'avait pas intérêt à imaginer cette circonstance qui ne se rattachait à aucune conception dogmatique et ne confirmait aucune prophétie; elle était sans importance au point de vue mystique, mais étrange assurément, et le témoin oculaire la rapporte parce qu'il en fut surpris.

Il n’est donc pas douteux que le soldat romain, ayant percé le côté d’Ieschou d’un coup de lance, il en sortit aussitôt, non pas du sang aqueux ou un liquide sanguin, mais du sang et de l'eau (aya xat vèwp).

Ce détail a, pour le critique scientifique, une importance considérable.

Il va nous permettre de nous expliquer certaines

1. La montion du coup de lance est faite également dans les Actes de Pilatus.

2. &XX' els tv orpatiwrov Aéyyn Tv nhsopüv adroû ÉvuEev xal ed Abe aîux xx! Üôwp. Évangile selon Iohanan, XIX.

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