Colin. De la mélancolie. Th. de Paris
Tantôt la tuberculose se déclare à la suite d’émotions tristes, faibles mais prolongées. Tantôt elle éclate ou prend une allure rapide à la suite d’un chagrin violent ou d’une frayeur.
Antonin Rouffiandis ‘ cite des exemples de l’un et de l’autre mode d'apparition.
C'est du reste entre vingt et trente ans c'est-àdire à l’âge où les émotions sont le plus vives que la tuberculose éclate de préférence.
Dès lors on s’explique la fréquence de la tuberculose chez les mélancoliques et d’une façon générale chez les aliénés à idées tristes.
Les monomanes sont aussi fréquemment atteints. D’après Clouston, ils formeraient un septième des aliénés tuberculeux.
Enfin la tuberculose se rencontre assez souvent en concomitance avec la folie religieuse.
Richard Mead parle d’une jeunefille chez laquelle aux signes de la tuberculose succédèrent des troubles délirants de nature mystique.
Alcée Biaute * cite le cas d’un homme et d’une femme atteints, l’un de délire ambitieux et religieux et de pthisie, l’autre de pthisie et de délire religieux de couleur triste.
William Perfectt rapporte l'observation suivante: Un sujet malmené par les revers de l'existence,
1. Antonin Rouffiandis. De l'influence des émotions sur l'évolntion de la tuberculose pulmonaire. Th. de Bordeaux, 1898.