‹ La folie de JésusChapitre 148 sur 171 · Matthias, XVI, XVIL TIohanan, VII · texte numérisé non relu

Matthias, XVI, XVIL TIohanan, VII

Matthias, XXIII ; Lucanus, XIII.

Matthias, XXIII ; Lucanus, XXI.

Markos, X.

Iohanan, VIII, X.

Markos, X.

Lucanus, XVIII.

Tohanan, XII.

Il s’enfuit de nouveau à Éphraïm, rentre dans la capitale, monté sur un ânon, comme s’il avait eu de la peine à marcher, et, lorsqu'il en est proche, pleure sur elle et de nouveau prophétise des malheurs. Le même jour, il chasse à coups de fouet les marchands de victimes et les changeurs du temple. Le lendemain, revenant de Béthania à Hiérusalem, il maudit un figuier coupable de ne point porter de fruits.

Deux jours avant la paskhà, il prédit sa mort à ses disciples ‘. IL avoue à Andréas et à Philippos que son âme est troublée et supplie son père de le sauver de cette heure ?.

Pendant et après le dernier repas, il manifeste sa crainte d’être trahi et sa haine du traître *, prédit à Schimeën qu’il le reniera et annonce à ses disciples son intention de fuir *.

À Gethsémani, il veille, guette les policiers du temple, avoue à Schimeôn, Iaäkob et lohanan qu’il est triste jusqu'à la mort, supplie son père d’éloigner de lui cette coupe et a une crise d’angoisse.

Enfin, lorsque les policiers arrivent, il essaie de s'enfuir.

Les attaques dont il fut l’objet à Hiérusalem, où il s'était rendu dans l'espoir d'être enfin reconnu pour le Meschiach, ne suffisent pas à expliquer cet

es

. Évangile selon Matthias, XXVI, — Iohanan, XII.

— Markos, XIV.

Iohanan, XIII.

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état d'esprit, car il est certain qu'au début tout au moins on le remarquait à peine et que, si parfois on lui jetait des pierres, il ne courait pas un réel danger.

Sa crainte de la mort contribuait même à le faire traiter de fou. C’est ainsi qu’enseignant dans le temple il dit aux juifs orthodoxes :

« Pourquoi tâchez-vous de me faire mourir ? >»

— « Tu as le démon, reprit la foule. Qui s'efforce donc de te faire mourir ?.. »

< Sur ce, quelques-uns des Hiérusalémites disaient : « N'est-ce pas celui-ci qu’on veut mettre à mort ? Et voilà qu'il parle ouvertement (il venait de dire qu'il était envoyé de Dieu) et on ne lui dit rien | Les principaux auraient-ils reconnu qu’il est véritablement l’Oint : ? »

Évidemment il n’était menacé que lorsqu'il causait du scandale, et ce furent ses voies de fait contre les marchands de victimes et les changeurs du temple qui le firent condamner à mort.

Enrésumé le dégénéré Ieschou bar-lossef, âgé alors d'environ trente-trois ans, atteint d'une folie religieuse qui depuis quelque temps avait pris la forme mélancolique et le tenait dans un état constant de tristesseet de crainte, menant une existence de vagabond, fuyant sans cesse devant les agents de la force publique, se fatiguant par la marche et la prédication, vivant de mendicité et sans doute couchant réquemment à la belle étoile comme à Gethsémani,

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