‹ La folie de JésusChapitre 150 sur 171 · Pierre Loti. Jérusalem. Calmann-Lévy, 1895, p · texte numérisé non relu

Pierre Loti. Jérusalem. Calmann-Lévy, 1895, p

« Comme il est pâle ici le printemps, — pâle, voilé et froid! Il est vrai, nous sommes sur les hauts plateaux de Judée à huit cents mètres environ audessus du niveau de la mer, déjà dans la région des vents et des nuages! Un vent très frais s’est levé à l’approche du soir. »

Et, à la date du 6 avril, parlant de Gethsémani :

« Par une nuit de printemps, froide comme celle qui s'approche ce soir, les apôtres dormaient là, les yeux appesantis d’un sommeil de fatigue et d’angoisse !. »

Alors « le vent du soir de printemps amenaïit le même frisson *. »

Enfin, parlant de Béthania :

< Le vent froid des hauteurs y souffle en ce moment, agitant les branches, les herbes folles, le velours des orges nouvelles *. »

La nuit de son arrestation, nuit si froide que les policiers et les serviteurs de Hanna avaient dû allumer du feu dans la cour de sa villa, leschou s'était installé en plein air dans le jardin de Gethsémani ‘. Peut-être avait-il déjà passé plusieurs nuits à la belle étoile et peut-être l'affection datait-elle de plusieurs jours. Il existe en effet des pleurésies dites latentes qui ne se manifestent par aucun symptôme fonctionnel, qui permettent au malade d'aller et de venir et passeraient totalement inaperçues si l’on ne songeait à examiner la poitrine.

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