‹ La folie de JésusChapitre 2 sur 171 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

Dans cet ouvrage, comme dans les précédents, j'ai cru devoir restituer aux noms propres leur forme originale.

La traduction des noms d'hommes estirrationnelle. Chaque individu constitue un être défini et définitif qui, une fois nommé, ne doit pas après sa mort recevoir d'autre nom.

Appeler, à l’exemple de Pierre Corneille, Titus Tite ou Brutus Brute est un barbarisme que le souci de la rime n’excuse pas. De pareilles hardiesses, inélégantes en poésie, sont graves en histoire. Elles ont l’inconvénient de jeter, en supprimant la désinence, le doute sur la race ou la nationalité du sujet dont on rapporte les actes et d'enlever ainsi au lecteur un précieux élément de compréhension.

Pour les noms de licux il n’en est pas de même. Les lieux durent et se modifient dans leurs limites, leur nature, leurs caractères, leur population. L’Iérouschalaïm des Benè-Israël différait de la Hierusalem des romains, de même que celle-ci différait de l’El-Kouds des turcs. Il est donc naturel de donner aux lieux le nom qu'ils portaient à l’époque où se passe l’action.

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