‹ La folie de JésusChapitre 62 sur 171 · pexpéc. Évangile selon Markos, XV · texte numérisé non relu

pexpéc. Évangile selon Markos, XV

IAAKOB BAR-IOSSEF 107

lin. On le rencontrait seul dans le temple, à genoux, demandant pardon pour le peuple.

« [restait si longtemps à genoux, priant Dieu pour le salut des siens, que ses genoux étaient devenus calleux et bossus comme ceux des chameaux. Sa sainteté extraordinaire l’avait fait surnommer /e Juste

et Obliam, rempart du peuple *. »

Ce petit être calleux qui ne se baignaït jamais, était sans doute un grand saint. Je doute fort qu’il eût puêtre autre chose. Si profonde en effet que soit la sympathie des femmes pour les mystiques, il est des spectacles et des odeurs devant lesquels eussent reculé Marguerite de Bourgogne et Catherine de Russie : la vertu a besoin d’un certain apprêt. laäkob le Petit n'était assurément pas de ces frères d’Ieschou qui avaient une femme avec eux.

Incrédule d’abord, comme ses autres frères, à égard de la mission divine du prétendu Meschiach, il ne tarda pas à se laisser suggestionner par lui et parses disciples et à entrer dans la secte. Dès lors son tempérament mystique en fit le plus ardent des apôtres, un des principaux chefs de la primitive Église.

Après la mort d’Ieschou, il eut une hallucination que Schavul (saint Paul)rapporte en ces termes dans sa Première épitre aux corinthiens (XV) : « Il (Leschou)fut vu d'Iaäkob et puis de tous les apôtres. »

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