‹ La folie de JésusChapitre 68 sur 171 · Iahvé · texte numérisé non relu

Iahvé

IAAKOB BAR-IOSSEF 117

viandes consacrées aux idoles, du sang, des bêtes étouffées et de la paillardise. »

Sur ce, Schadul se joignit à ces hommes et le lendemain, se consacrant avec eux, se rendit au temple afin de hâter l’accomplissement du vœu où le sacrifice devait être offért pour chacun d’eux ‘. »

Pour comprendre ce passage il faut savoir que les juifs, lorsqu'ils désiraient obtenir la faveur ou détourner la colère divine, prononçaient des vœux dont le plus fréquent était le vœu de naziréat.

On se faisait nazir par exemple au moment d’entreprendre un voyage ou pour obtenir des enfants.

Cela consistait à s’abstenir de vin et de toute boisson enivrante et à laisser pousser ses cheveux pendant un certain temps. Ces pratiques, qui avaient été tout d’abord des signes de deuil, étaient devenues de louables mortifications. |

À l'expiration de son vœu, le nazir se présentait au temple avec un bélier, une brebis et un agneau de l’année sans tache, un panier de pains azymes frottés d’huile, le vin nécessaire aux lJibations et d’autres offrandes. Le cohène immolait les victimes puis, tandis que les parties destinées à être consumées brûlaient sur l’autel, il coupait les cheveux dü nazir et les jetait dans le feu sacré.

Or il était méritoire et les dévots tenaient à honneur de contribuer aux frais de ce sacrifice; et c’est à cette contribution que les chefs de la secte invitent Schaôul afin de calmer les fanatiques.

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