‹ La folie de JésusChapitre 70 sur 171 · Tov vod yuplou aüsApév · texte numérisé non relu

Tov vod yuplou aüsApév

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grand homme, dont la piété et la vertu étaient généralement reconnues, rendait à la vérité, et ils le tuèrent dans le temps qu'ils n’avaient point de gouverneur, car Festus venait de mourir (62).

« Nous avons cité les paroles par lesquelles Clémens (d’Alexandria) décrit le genre de mort d’laäkob et raconte qu’il fut précipité du haut du temple et assommé d’un coup de levier.

< Hégésippos, qui vivait peu après le temps des apôtres, en a parlé plus exactement que nul autre dans le livre cinquième de ses Commentaires:

« .…Quelques-unes des sept sectes dont j’ai parlé ci-dessus, dit-il, lui ayant demandé quelle était la porte d’Ieschou, il leur répondit qu'Ieschou était Le sauveur, ce qui fut cause que quelques-unes crurent en lui. Les membres des sept sectes ne croyaient point à la résurrection ni que chacun doive recevoir, après cette vie, des châtiments ou des récompenses selon ses œuvres... Ceux d’entre eux qui crurent crurent par le ministère d’Iaäkob. |

« Plusieurs des principaux ayant cru, les docteurs de la loi (les scribes) et les Pharischim (Pharisiens) s'émurent, disant qu’il était à craindre que tout le peuple n’attendit [eschou comme FlOint. S’étant donc assemblés, ils dirent à laäkob :

< Nous te conjurons de retenir le peuple, car il se méprend sur le compte d’Ieschou en pensant que c’est l'Oint. Persuade donc à tous ceux qui viennent en cette ville à l’occasion de la paskhâ d’avoir, touchant Ieschou, des sentiments conformes à la vérité. Nous avons tous confiance en toi et rendons ce témoignage avec tout le peuple que tu

es juste et n’as point égard aux personnes. Fais en sorte que le peuple ne tombe point dans l'erreur au sujet d'Ieschou ; car il suit, aussi bien que nous, tes sentiments avec joie. Monte au faîte du temple, afin d’être vu et entendu de la foule venue ici de toutes les tribus et même des pays des goym pour la célébration de la fête. »

« Lorsqu'il fut sur le pinacle du temple, les docteurs de la loi et les Pharischim lui crièrent :

< — Juste, que nous devons tous croire, puisque le peuple est dans l’erreur au sujet d’Ieschou qui a été crucifié, déclare-nous quelle est la porte d’leschou? »

« Alors il leur répondit à haute voix :

< — Pourquoi m'interrogez-vous au sujet d’leschou, Fils de l’homme ? Il est assis dans le cielà la droite de la souveraine puissance et il viendra sur les nuées du ciel » *.

« Plusieurs ayant été affermis dans leur foi par le témoignage d’laäkob et ayant commencé à glorifier leschou en disant : « Salut et gloire au fils de David ! », les docteurs de la loi et les Pharischim se dirent entre eux: « Nous avons mal fait de donner à laäkob l’occasion de procurer à leschou un pareil témoignage. Montons et précipitons-le, afin que le peuple soit épouvanté et ne croie plus en lui.

«Ils se mirent à crier: « Oh! Ohlle Justeest aussi dans l'erreur! »> et ils accomplirent cette prophétie d’Ieschayahou (IÎsaïe) : « Défaisons-nous du juste parce qu’il nous est insupportable. Alors ils mange-

1. C'était un des propos tenus par leschou dans son délire. Évangile selon Matthias, XXVI ; Markos, XIV.

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ront le produit de leurs mains. » IIs montèrent donc et le précipitèrent du haut du temple.

«Puis ils se dirent les uns aux autres: « Lapidons Jaäkob le Juste. » Et ils commencèrent à le lapider, car il n’était point mort de sa chute.

« Cependant il était à genoux et priait en ces termes: « Seigneur Dieu le père, pardonne-leur parce qu’ils ne savent ce qu'ils font ! »

« Pendant qu’on le lapidait de la sorte, un sacrificateur des bené-Rékab, quiont été honorés par le témoignage avantageux qu'Yirmeyahou (Jérémie) rend de leur vertu, leur cria : « Arrêtez, que faites-vous ? LeJuste prie pour vous. » Alors un teinturier, saisissant le bâton avec lequel il foulait les étoffes pour en faire sortir l’eau, l’en frappa à la tête et acheva son martyre. On l’enterra sur place près du temple et l’on voit encore une colonne élevée sur son tombeau.

«laäkob rendit ainsi témoignage aux juifs et aux grecs qu'Ieschou était véritablement l’Oint. Vespasianus vint bientôt après mettre le siège devant Hiérusalem (66) et réduisit les habitants en captivité. »

« Voilà, continue Eusebios,ce qu'Hégésippos rapporte assez longuement, s’accordant toujours avec ce que Clémens en a écrit.

< laäkob avait acquis une estime si générale par sa sainteté que les plus judicieux d’entre les juifs pensèrent que la cruauté exercée contre lui fut l'unique cause du siège de Hiérusalem qui suivit immédiatement ; 1ls crurent qu’une pareille calamité

1. C'était le mot d'Ieschou en croix. Évangile selon Lucanus, XXIII.

n’avait d'autre cause quece sacrilège audacieux. Iossef (Flavius Josèphe) n’hésite pas du reste à se ranger de cet avis et en témoigne en-ces termes :

« Ces malheurs arrivèrent aux juifs à l’occasion du crime qu’ils commirent contre Ilaäkob le Juste ; il était frère ‘ d’Ieschou qu'on appelle l’Oint et les juifs le mirent à mort malgré sa justice éminente. »

« Il raconte aussi sa mort au vingtième livre de ses Antiquités. Voici ses paroles :

« Le césar, à la nouvelle de la mort de Festus, envoya Albinus * en Judæa comme gouverneur.

« Hanna le jeune *, que nous avons dit avoir reçu le souverain pontificat, était d'un caractère audacieux et absolument entreprenant. Il appartenait à la secte des saddoukim (sadducéens), dont les jugements sont les plus cruels de tous parmi les juifs, ainsi que nous l'avons déjà montré.

«Hanna, avec ces dispositions, vit dans la mort de Festus une occasion favorable. Tandis qu’Albinus était encore en route, il réunit une assemblée de juges *, fit comparaître devant eux laäkob, frère ‘ d’leschou dit l’Oint, avec quelques autres, accusés comme lui de transgresser la loi et les condamna à être lapidés.

« Tous les esprits modérés qui se trouvaient dans la ville et les stricts observateurs des lois virent cet excès avec peine. Ils envoyèrent en secret des messa-

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