Eusébios, loc. cit., IIL
la théomanie d'Ieschou, ne tarde pas à rentrer dans l'ombre.
Son histoire commence par un charpentier et finit par de pauvres cultivateurs, par des rustres si lamentables avec leur histoire de royaume du ciel survenant à la fin du monde et gouverné par leur propre frère, qui est par surcroît le souverain juge des vivants et des morts, que l’empereur romain, come prenant enfin de quel genre de prétendants il s’agissait, les renvoie incontinent à leur champ de trenteneuf plèthres et fait cesser l’action judiciaire.
LES SŒURS D'IESCHOU
leschou avait aussi des sœurs. En effet, au cours de la fameuse scène de la synagogue de Nazareth, ses auditeurs s’écrièrent : « Ses sœurs ‘ ne sont-elles pas parmi nous * ? »
Il semble qu’elles étaient moins nombreuses que ses frères. C’est du moins l’impression que fait cette phrase venant après la précédente, où les quatre frères sont nommés par leur nom.
C'est du reste l’unique mention qui est faite d’elles, alors qu'il est question des frères à trois reprises différentes.
1. Épiphanès les nomme Miryam et Salomé. S'il ne se trompe point, il est probable que la Salomé qui, au témoignage de l'évangéliste selon Markos, accompagna Ieschou pendant son dernier voyage de la Galilæa à Hiérusalem, assista à son supplice en compagnie de sa mère et se rendit avec elle au tombeau pour l’em-
baumer, était la sœur du nazaréen.