‹ La folie de JésusChapitre 89 sur 171 · LA FIN D'UNE FAMILLE · texte numérisé non relu

LA FIN D'UNE FAMILLE

ou de toute autre influence nerveuse impliquant la stérilité, phénomène commun chez ces sortes de névropathes ‘. »

Le même auteur montre que la descendance des vésaniques ne se prolonge guère au delà de la quatrième génération. « D'une façon générale, dit de son côté Féré, on peut dire que, chez les dégénérés, les caractères sexuels tendent à s’altérer et à s’effacer et les différences sexuelles à s’atténuer. Ce fait d'ordre morphologique correspond à leur évolution vers la stérilité ?. »

Cesfamilles disparaissent aussi parce que les dégénérés sont mal armés pour la vie.

En effet une espèce ou une variété est d’autant plus apte à la lutte qu’elle est plus ancienne. D’où il résulte que toute régression vers une forme antérieure diminue l’aptitude à vivre. Or la dégénérescence est une régression.

Les dégénérés travaillent et gagnent peu, se nourrissent, s’habillent et dorment mal, contractent ainsi des maladies, suscitent contre eux l’animadversion de leur entourage, la haine de la société et, comme Jeschou et laäkob, meurent souvent de mort violente avant d’avoir pu se reproduire.

Voici un tableau généalogique emprunté à Doutrebente ‘, où l’on assiste à l’extinction, après une poussée de prolificité, d’une famille de dégénérés mentaux.

1. Morel. De l'hérédité morbide progressive. Archives générales de médecino, 1867, 6° série, tome 1X, page 391.

Page 1