‹ La folie de JésusChapitre 88 sur 171 · RL. C: CR · texte numérisé non relu

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de ses frères sains, un type ancestral, une variété disparue, souvent une autre race.

Les observations de Morel ont été confirmées par Moreau (de Tours) et par Féré ‘, qui fait avec raison jouer à la dégénérescence et à l’apparition des types dissemblables, des régressifs, de ce qu’Ibsen appelle les Revenants, àla réapparition dans les nations civilisées d'hommes primitifs, de sauvages et de barbares, un rôle important dans les discordes sociales.

Ces observations s’appliquent admirablement aux enfants d’Iossef et de Miryam.

Ils formaient deux clans, le clan antimessianique qui tenait leschou pour un aliéné, le clan messianique qui le considérait comme le fils de Dieu.

Sans doute le premier clan, malgré son scepticisme, n’était point parfaitement sain. Le docteur P. Môbius *, étudiant l’arbre généalogique de cinq familles nerveuses, fait remarquer en effet que lorsque plusieurs membres de la génération entachée sont atteints d'une affection grave, les autres présentent des troubles légers situés sur la frontière de la normale.

Mais le second clan, le clan messianique, constituait certainement un groupe d’aliénés; il ne comprenait, à ce qu’il semble, qu'Ieschou et Jaäkob, le premier ayant fini par suggestionner le second. À ce groupe il convient de rattacher leur cousin germain Schimeën bar-Khalipaï.

1, Féré. La famille névropathique, 237-288.

2. P. Mœbius. Sur une famille nerveuse. Zeitschrift für Psychi4-

trie, 40° volume.

dar.

h VII LA FIN D’UNE FAMILLE

Ces familles de dégénérés mystiques ne tardent pas à s’éteindre, souvent après une explosion de prolificité.

lossef et Miryam avaient au moins sept enfants.

Or leur fils Ieschou fut stérile.

Leur fils [aäkob le fut également selon toute vraisemblance, sans quoi l’on ne comprendrait pas que les historiens ne fassent aucune mention de ses enfants, alors qu’ils nous signalent l'élection de son cousin Schimeün comme chef de l'église de Hiérusalem.

En réalité Iossef et Miryam ne paraissent pas avoir eu d’autres descendants éloignés que les petitsfils d’Iehouda. S'il en était autrement, les écrivains chrétiens des premiers siècles n’eussent point manqué d’en donner une généalogie détaillée, comme firent les écrivains musulmans à l'égard des descendants de Mohammed.

Cette extinction de la famille est d'autant plus caractéristique qu'il résulte du passage de Schadul dans l’Épitre aux corinthiens qu'laäkob et au moins un autre de ses frères avaient une femme avec eux.

La stérilité est d’ailleurs commune chez les dégénérés mentaux : « On rencontre chez eux, dit Morel, des individus inaptes à la reproduction par suite d'arrêt de développement des appareils génitaux

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