I.EGH. FOLIE
Irait très-resseniblaiit d'une grande dame étrangère, pour qu'il ait pu, à l'aide d'une substitution perlide, livrer au commerce clandestin plus de mille épreuves représentant cette même dame dans un état complet de nudité M
Si la photographie se répand dans les asiles d'aliénés, et cette propagation désirable rendra des services réels à la science, il y aura lieu, à mon avis, d'en réglementer les applications comme il suit :
1° Défense pourrait être faite aux directeurs médecins des établissements de laisser photographier les malades placés par les familles et sans l'intervention de l'autorité. En cas de circonstances d'un intérêt exceptionnel, et seulement avec la permission écrite des parents, il serait
* M. Tardieu a eu récemment à soccuper d'une de ces affaires qui se multiplient d'une manière si déplorable, malgré l'activité de la répression; nous voulons parler de la fabrication et de la vente des pliotog'raphies obscènes. Au milieu d'une masse vraiment innombrable d'épreuves lubriques, mises sous la main de la justice, il s'en Irouvait toule une série qui représentait des femmes dont le visage seul était caché. L'exhibition que faisaient les modèles des parties les plus secrètes, avait paru compliquée d'un raffinement d'obscénité singulière. L'œil pénétrait si loin qu'il semblait ipie l'écartement des parties sexuelles lut maintenu à l'aide de quelque procédé artificiel. Cette circonstance, qui était de nature à aggraver la responsabilité du photographe, méritait d'être vérifiée et, sur l'invitation du magistrat instructeur , M. Tardieu dut procéder à l'examen des images saisies. Sa mission eut pour objet de constater si la disposition reproduite par la photographie pouvait être obtenue par une pose naturelle, ou si, au contraire, il y avait lieu de penser qu'un corps étranger eût été intro^ duit pour maintenir béantes les parties offertes aux regards. Bien que la simple inspection eut suffi au médecin-expert pour résoudre cette question, M. Tardieu se rendit à Saint-Lazare où M. le (octeur Costilhes voulut bien le faire assister à la visite d'un très-grand nombre de femmes placées exactement dans la position des modèles qui avaient servi au photographe, et il resta démontré à l'observateur que l'écartement des parties sexuelles n'était nuflementdù à l'introduction d'un corps étranger, mais qu'il résultait ou de la conformation naturelle ou de la pose prise.