CHAPITRE
Existe-t-il des lésions de la "volonté?
Non , il n'existe pas , à proprement parler, de lésions de la volonté. Comme M. Billod a exprimé un avis contraire, dans un remarquable travail, nous allons en faire notre contradicteur; nous ne saurions en choisir un plus compétent dans la question qui nous occupe.
M. Billod distingue trois éléments dans la volonté : l'élément intellectuel , le vouloir proprement dit, et l'exécution. « Entre l'intelligence, qui conçoit une volition, et les organes qui l'exécutent, se place un élément intermédiaire, qui est la partie essentielle de la volonté ' . »
I. Maladies de la volonté, par M. Billod; Annales médicopsychologiques, 1847, T. 10, pag. 22.
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Il ajoute : » Agir volontairemenl, c'est agir en connaissance de cause, c'est agir avec la conscience de pouvoir faire le contraire de ce qu'on fait... L'exercice de la. volonté est inséparableide celui de l'intelligence... de même qu'on ne pense pas sans penser à quelque chose, qu'on ne se souvient pas sans se souvenir de quelque chose, il est facile d'admettre qu'on ne veut pas sans vouloir quelque chose. Ce quelque chose, c'est la volition , que nous pouvons très bien considérer comme une idée, avec ce caractère pajyticulier... qu'elle doit ou peut être suivie, .d'up acte. Considérant la volition comme une lidée, il est tout simple d'admettre que les volitions sont soumises aux mêmes opérations de; l'ifttielgènce que tout ce qui s'appelle idée. » ■:■,
Aux trois éléments constituants de la volonté, ■correspondent trois groupes de lésions. Sous Jje premier se rangent les désordres intellectaels ; le second groupe comprend : « les lésions vraiment essentielles de la volonté proprement dite, en d'autres termes, de ce pouvoir en vertu duquel certaines fonctions entrent en exercice pour l'accomplissement des actes conçus, délibérés et déterminés par d'autres fonctions ou facultési,'» Le troisième groupe réunit les altérations! des organes d'exécution. M. Billod pense qu'on
pourrait faire un quatrième groupe, représentant les lésions réunies des précédents, ""'i' n-i •"Et d'abord, agir avec la conscience de pouvoir faire le contraire de ce qu'on fait, n'est pas là volonté, c'est la liberté d'action. Et puisji'si l'exercice de la volonté est inséparable de celui de l'intelligence, comment distinguer des lésions vraiment essentielles de la volonté proprement
dite? ''"^ •iirnlotii' r.f.U.rn, ifolffri')
Je ne puis accepter que les organes d'exécution soient des éléments de la volonté, faculté mentale. Je ne vois pas davantage qu'une volition, qui est une idée pouvant ou devant être suivie d'un acte, diffère clairement de ce pouvoir en vertu duquel certaines fonctions entrent en exercice, pour l'accomplissement d'actes conçus, délibérés, déterminés. Ce pouvoir nous paraît identique à l'impulsion qui jaillit de la volition, de l'idée, et réagit sur la motricité, comme le mouvement suit la sensation dans les actes réflexes.
Tout effort a son origine, sa cause prochaine dans les idées, les sentiments, ou les sensations; il ne peut en être isolé, même par abstraction, sans anéantir à la fois l'intelligence, la conscience morale, et la volonté même. On ne comprendrait pas mieux une intelligence pure, fai-
sant jouer un levier, qu'une puissance avewgie dirigeant les opérations de l'esprit. 'ii.i.
'ivLluaité de la sensibilité et de ractivité éclate ikns toQS les actes ; la réaction' est 'en' ra^sslB directe de l'émotion.' eas o-i§l6ni ^ommorl b:) i<-.a L'auteur a pu réunir cinq faits de lésio«iis de ia'Tc^lOnté proprement dite, sur lesquels 'deux surtout lui ont paru caractéristiques. Voici» presque textuellement, le plus remarquable : î^'rioi i M.'<P!..'y'itotair*Cj âgé de soixante-cinq ans^,' ^è retirages affaires à cinquante, alors <îa'il dépensait une grande activité musculaire et intellectuelle ; il ne tarda pas à être en proie aux regrets, sùa mal de la profession, que M. BilM compare au mal du pays. Alors éclata l'affection mentale, qui après ime guérison de dix années, s'est reproduite, il y a environ dix-huit mois. M. Billod note une expression générale de soufftâfiile : figure pâle, œil inquiet, sourcils cofiiractés et rapprochés, voix basse, entrecoupée, anxiété extrême, anhélations, soupirs, sanglots, intelligence troiihUe, mais non affaiblie. M. P.'.-. se croit perdu ainsi que toute sa famille, il aura été l'instrument de leur ruine ; c'est un mauvais ^re, u«n mauvais époux; sa maladie est une pu*- 'hition du ciel... il refuse des aliments, soit ponr conjurer la colère du ciel en se' moi'lifiant, soit
DE LA.it'lOlilE iliVSDlNiGTlVE. ^9
pour lelajder d'autant sa ruine... Un homme qui cliante dans la rue insulte à sa tristesse, la vue U'iun malheureux qui passe, mendiant et couvert déguenillés, lui suggère les réflexions soivante^i: « Cet homme, malgré ses haillons et sa misère, est heureux ; il jouit de toutes ses facultés, il est intelligent; tandis que moi, j'ai des facultés dont je ne puis plus me servir... » Il se plaint, comme la plus part des mélancoliques , derr]e plus, se sentir au fond du pœur 4'afîectiQn.//, la sensibilité est d'ailleurs exaltée , quant aux propres souffrances du malade... la motilité est normale... La faculté qui nous a paru le plus notablement altérée, nous ne craignons pas de le djre, c'est la volonté... Quand nous lui ppo^ posons de sortir, de se promener , d'aller :^u spectacle, il nous dit qu'il ne désire pas, mais que, le désirât-il, il ne pourrait le vouloir... On lui propose un voyage en Italie : « Je ne pourrais jamais, dit-il, cependant je m'ennuie... pu est le tiacre, que je me dépêche d'y monter...! » M. P... écrit une procuration pour autoriser sa femme à vendre une maisoa.iil dâ, rédige luimême; mais, après avoir écrit son nom, il lui est impossible de parapher; il s'agissait, il est Virai;, id'un paraphe compliqué. Cent fois, en trois quarts d'heure, il essaye avant d'y par-
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venir, encore qu'imparfaitement: et, cependant, il imprime à sa main, au-dessus de la feuille de papier, les mouvements nécessaires i à eelteoxécutlon ; cent fois sa vdofQté rétive ne^ peut ordonner à ses doigts l'application de la plume sur -ileM papier. L'agent paraît sain, ainsiique l'instrument, imais le premier ne peutsfapipli-hi quer sur le second....... Il était impossible
de constater plus manifestement une impuissance de vouloir, malgré le désir. M. P.^; se plaignait de ne pouvoir vouloir, malgré l'enDvJei qu'il en avait... le malade avait-il le désir d'aller au Spectacle, il ne pouvait vouloir y aller. lUest vrai que souvent cette impuissance n'existait qu'en appréhension ; le malade craignait de. né' pas pouvoir, et cependant il y parvenait. Au moment de s'embarquer à Marseille pour Naplesj it'exprima formellement un refus etledési^idei retourner à Paris, s'effrayant d'avance ài'îéîe' de se trouver ainsi, avec sa volonté malade, dans= un pays étranger... Il fallut faire paraître qaatre' mariniers pour le faire céder. » La mâUë-pèfete de Lyon, dans laquelle il se trouvait, rcfitersa une femme, notre malade fut le premier a/uilrèsi dMlp.'* D'où M. Billod conclut, que les inouviîJ ments instinctif suie la' volonté pi'opretndnt'il'i'ie'j n'élaiont ipais"0wlrhvés^.ii«tiiiVoi]S'i'Toyonsiiii^i (irt
DE LAlfaLIEINSTINeilIVE. U.
Iiomiae, dit-U, chez qui la généfation des acles à vonloir, leur délibération et leur détermination s'accomplissent d'une manière narmakvjp^isrii qu'il savait ce qu'il devait faire et qu'iilei'dé*-! sirait même, chez qui les fonctions telles,: pari exemple, que la musculation, l'attention n'é-^ talent pa& nion plus altérées, etiquicependanti në'ipouvait vouloir. N'est-ce pas le supplice de i Tantale?» ai fiiyniyljjolmunj aulq isinirnoo ol» -Pouf nous, 'M:P. . .'estsîmplemefit un lypémareiaiioô ;> ses isemtimentS' sont évidemiment ipert^l vertis; sa sensibilité exaltée quant à' ses propres souffrances; M. Billod reconnaît que l'intelli-r geoee est troublée, quoique no© ^ affaiblie' ; fie» défaillamces>jd«s latnifolonté S0.n*:iairhplpïBent'Jq;i conséquence d« l'altération des facultés: in teH lectuelles et morales. Le dégoût dans lequel est tombé M. P.,. explique les conlmdjctions i(|e'tS3t( nolonté, sans 'qu'il- soit nécessaire d'invoqueri une impuissance radicale et passagère de cettf,
faculté- l'flîmeq oiint Jrfffr.î [I . . -logn/îiJô a^nq ni: ')il/lti-BI|l;0d «e co;nelut*,ili,ipaBiiJiai|lewfriiijeBi vayaBit son malade se précipiter;^Quhsecow$ d^i Uiiifemme renversée par la malle de Lyony que kîSimouvements instinctifs de la volonté pro-M pioimoi^tudite, n'élaieiJt pas entravés; on d^'auri lie.s ilfirmeîiiv, qnoil'aclivilé' volonlaii-e nélaiii pan
affaiblie. M, P... agit sans réticence dans celle occasion, parce qu'il a cédé à une vive émotion, Mndis que habituellement, comme il le dit* il ne tlésire pas: il n'y a d'instinctif dans son aelîioia que l'instantanéité; évidemment l'impulsion a jailli des sentiments et des idées que l'accident a tait subitement éclore. > . . ' -i n lin n
j : L'embarras qu'il éprouve à faire son pafafpbei, provient de son hésitation et de la complicatioû du pai'aphe même. Ne sait-on pas qu'en par^lle matière itou t est mécanique, et que le douleytla sienteur même de l'exécution en augmentent lia difficulté. Les mouvements dessinés au-dessus du papier prouvent, pour M. Biilod, que l'agent et l'instrument sont sains. Je l'accorde; mais je constate que l'agent est la volonté propr^menf dite : elle n'est donc pas malade. L'auteur pct jnarque M-txième ,q\ie l'impuissance n'existait sauvent qu'eti appréhension, que le malade cm}r gnait de ne pas pouvoir aller au spectacle, et cependant qu't/ y parvenait. Il ne faut donc pas ' prendre à la lettre ses paroles, quand il se^ plaint de ne pouvoir vouloir. Je ne puis vouloirisirt gnifle, dans sa bouche, je suis indifférent, qai est tout l'opposé de : je ne puis faire m qjue j« veiiRiitice que jei d8sii)eu he dégoût .de tpatce choses et' teidoule*" de luinmème,i.telsu,qafen
bE lLA"FOlilE IJiHTfXf.iriVE. .jS
présentent surtout les lypémaniaques , voilà la cause des réticences de sa volonté.
Du reste, peut^on refuser cette faculté à uti Jïomme chez qui la génération des actes à vouloir, les délibérations et les déterminations s'accomplissent d'une manière normale, chez qui Tat^ tention et la musculation ne sont cas altérées. >&i uif^'îpareil malade ne peut vouloir, c'est qu'il n'est pas suffisamment sollicité par ses désirs. L'accident de la route de Lyon et son refus de s'embarquer à Marseille prouvent, jusqu'à l'évidence^ que sa volonté se manifeste dès qu'il est éœa ou contrarié; elle réfléchit chez lui, comme chez tout le monde, l'état des idées, des sensations et dess sentiments, iv.- UlO?. HlbilliilSiiilïi 1' : L'observation suivante, eflsprun'tée à Est(ùirol, est celle d'un magistrat qui résume son affection dans ce mot : « Il est certain, que je n'ai de volonté que pour ne pas vouloir. » Or^ M. Billod a écrit, page 32 : « La volonté est tantôt puissance et tantôt résistance. >< Le magistrat avoue qu'il a la vôloaté de ne pas vouloir; il n'a donc pas de paralysie de la volonté; car il est évident qu'on nesaurait vouloir en même temps une chose, et ne la vouloir pas. Quelle que soit la détermination, d«s qu'elle existe, elle trahit un acte volontainej ' l'Qtrant au troisième fait; M. Billod éCritypage
U < HISTOiRE CRlTlUl'b;
J87 : « Cette observation est évidemment celle d'une mélancolique dont l'état est fort complexe... Dans le compte que rend la malade de tout ce qu'elle éprouve , il faut faire la part des troubles de l'intelligence. » L'auteur reconnaît que ce n'est pas un cas d'affection simple de la volonté. Il ne saurait donc avoir que peu d'importance en faveur de sa thèse.
" La quatrième observation que je vais produire, dit M. Billod, n'est pas aussi concluante que les précédentes, parce que la lésion de' 'la volonté n'est pas aussi isolée des autres lésions, et que l'état du malade est beaucoup plus complexe. » Nous ne la discuterons donc pas.
Le sujet de la cinquième observation est dfi M. D... Saisi de frayeur lors de l'attaque de Paris par les alliés, il en a conservé une impressionnabilité telle, que la plus légère émotion l'agite d'un tremblement convulsif, le suffoque, lui fait pousser des gémissements et verser des pleurs. Il ne peut rester seul dans sa maison. Si! sort , ce qu'il ose rarement entreprendre seul, il ne tarde pas à s'arrêter immobile; si l'on cherche à vaincre sa résistance, les symptômes nerveux signalés s'aggravent, et il tombe en ayn^cope. S'approche t-il'dnihëffetrètrcJjifd'n^ escàrier. d'un pnni. un hruil subit frappe-t~il
son oreille? Aussitôt éclatent les phénomènes nerveux ordinaires. Il peut s'occuper de ses affaires, mais il faut qu'il» soit entouré âé'->bi femme, ses parents; ses'&misi ses domestiques'. -iH« En lisant cette observation, on peut avec raison se demander, dit l'auteur, si c'est la volonté proprement dite qui est malade, ou si ce n'est que la sensibilité. J'ai cru qu'elles relaient toutes les deux...>mh'vv^f>'\t) nmsnimn h,^ '■
;;Ndus ne pouvions trouver de meilleur exemple à l'appui de notre opinion, que les lésionsde l'activité volontaire pure ne peuvent être isolées de celles de la sensibilité, :.ti;ii.:!i i^ i*:jj i ■>}[> r. Les attaques de M. D.l.fe prennent qtfàtifl il est sous le coup de la^ peur. Est-ce que l'activité proprement dite perçoit et sent? En tant qu'agent, elle ne connaît et n'éprouve rien ; elle ne serait donc ici, comme elle n'est jamaisu, que secondairement troublée. — La volonté est toujours en harmonie avec les actes de l'esprit ; elle ne saurait, partant, être spécialement lésée ; et puis, est-elle essentiellement dans le mouve'menl? Elle présiderait à tous les actes : à ceux de la vie organique comme à ceux de laivie anixm}js, si l'activité était son caractère propre.iLa volonté est intelligente et sensible autant qu'aiC- Itivejibrisecoe' faisceau, ic'esti la détruire; H est
inexact de dire quelle peut ètve reprèsenlée par un de ses élén^ents ; Us lui sant tous égaLement
esseiXliels. :! m!» v> q-irrs-ofîlvtftr' ^f. -.MOi?-*! s")! I 1\Î,,I>... est resté très impressionnable à la suite d'une vive émotion, comme les hystériques nous en offrent souvent l'exemple. L'énergie de son caractère n'est affaiblie que parce que sa sensibilité est maladive. Ce cas prouve précisément contre l'auteur que la volonté peut être représentée par un sentiment unique, s'il subjugue complètement la raison. ,ii, Voici maintenant les conséquences dernières de la tbéorie des lésions de la volonté proprement dite.,. ; .,,i,,,ï :„!,i...|yii .tu >. ,.ll>;i
<( La question, suivant M. Billod, se réduit à savoir s'il se développe ou non, chez quelques sujets, une impulsion aveugle, irrésistible, irrèr tléfiliiÈ; un entraînement, qui, ne puisse être expliqué par l'instincti, -te «passion, le trouble des sens, l'aberration de la sensibilité et de Vm<r telligence. Eh bien, je crois que ce cas peut se présenter, et pour la monomanie homicide, et pour le suicide, et pour une foule d'autres actes auxquels on peut se sentir invinciblement entraîné. Cet entraînement peut très bien Mm' considéré comme une sorte de vertige moralm comme un exercice forcé de la volonté. Les Je--
UE LA FOI.lli; INSTINCTIVE. il'-
sions de la volonté ne doivent pas être moint^ communes et ne sont pas moins importantes que les lésions de l'intelligence et de la sensibintèr et le délire des volitions doit prendre place à côté du délire d'idées et du délire de sensations.»
Voilà où a conduit l'hypothèse d'une activité volontaire indépendante. "ii-^p-r^-i mx-
Ce n'est pas assez que les maniaques soient'lë jouet de leur sensibilité malade ; le désordre de leurs mouvements s'expliquait trop bien par celui de leurs idées, de leiirs sentiments et Hé leurs sensations. On a imaginé le délire des actes sans le délire de la pensée ; et, pour satisfaire cette hypothèse, on a taillé tout simplemeht l'homme en deux. On a admis dans la même personne, au même instant, la fureur la plus aveugle et la sérénité de la raison et de la conscience. Subitement, et sans autre affection de l'esprit, le ressort de la volonté se dérange, et l'intelligence contemple, dans le même individu, l'agitation délirante de tous les leviers. — Comriïfent accepter une pareille théorie, lorsqu'on sait que, dans l'état normal, tout acte a sa raison d'être ; que tout mouvement suppose une impression actuelle ou passée? Un tel renversement de l'ordre physiologique est au-dessus des caprices de la maladie. ' " '
if^p^italLë 'VëW^éqil'trtf' é^^Mi^ë'M'ëôAitt^'élf'àiëè ^^àmë m\iVéhh^è§t Met mwv^rVëê%M\^
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^ifrfèft«mi^*Wi'^éftiJ(ï^ *^«»të ^lM8^ttë^léWl^çôftQ■ ^0nt'l£É*'MôlbflOê. éUM'iÀma &l ob sèiàaBxa 8iui <ïPi8^MOpïftnég'ftteadieiîoft'>fta8(iH*èPâ^li*fefpàlr^
tîdtèfdiî'délire des idées?"» Et, deiratltbe'tii*"ïft délire des volitioris',' il'ésf^cë'pas, àpfèfe'1difl)i?'tift iîéli{'é-d'idéeà''gpéeiMBd'?'>!'<3lidil'd l'autèttf ét3it : U L'esquisse ide psyciiotogie p'a'tttDldg*i'què''l(ïfi(ê *Hili%'>'<àltonfê présenter peut être résumée def là nîàéîèrSB'suivante : If trouble de l;i voléWlé'êa tHié^'cbJfseflu'eTice d'trff délire' d idées, iJiiiïi'^d(y<ii!fe
DE |-i\,|li:<j»»tli: !l;lîi$T,l«Ç,TIVE. -jy
(le sentiments. OU d'un délire de sensations? » Nous partageons son opinion, mais elle est radica,lem;ent incompatible av«c sa théorie de la folie instinctive. Jl ajoute ; « Il est d'autres éléments que les intellectuels qui influent sur la génération des volitions, ce sont les penchants, les instincts,,, les passions, les habitudes, le somme! Ls i]Snf,l ,4outs qu'^^R : modification dans pts éléments n'amène des troubles particuliers de la volonté. >• Que deviennent alors les lésions propres de cette faculté? Il continue : « N'oublions pas, dailleurs, qu'il existe entre les trois grandes facultés, sensibilité, intelligence et volonté, une solidarité telle, que, si l'une d'elles vient à prédominer, elle imprime aussitôt un cachet aux autres ; que, par conséquent, on verra une culture exagérée de la sensibilité conduire à une altération de la volonté... » Il est évident qu'une lésion de l'intelligence doit entraîner une lésion concomitante de la volonté. Nous ne saurions mieux dire pour prouver qu'il n'y a pas de lésions particulières de la volonté. ;, aiifàh nEn effet, il est évident que cette faculté est mêlée,, aux exercices de toutes les autres;, il n'y a pas un acte , un mouvement provoqué par une sensation, un sentiment, une idée, qui ne puisse être qualifié de volontaire, si l'exci-
qu'on désire; c'est une excitation qui n'a pas ,k cécité des actes réflexes, qui est éclairép pa^ l'.ift,-] te|if nc^,^.,mai^ui ^ n'a,^ p^ n^cessaiffififtÇRj^ j|^
"On a cru, çliez des aliénés çleyeni}^,^tupide^,,
au milieu du désordre général. On s'est, j^p^i^om mépris, comme nous allons le voir,, dafi^^pç^til,^ o^^rvat^n, em|;)rynt^p à J.^^agope^" ,;„/^„^.gl
^MW\^ vin§t;;ct^q,,a^ ;, ù]p\^^,m ^^^^(fti^ studieux, bienveillant, rangé; deux ai^s.avan^, son entrée à Marevi:Ue,,il deviei^V^',VI,tte fl|éY(]|lii9n excessive ; il prétend que la reljg-ioQ , est, ,^tt^-^ quée, mal comprise par le curé de la qommui)jÇ|L il veut défendre une cçoyancp qui jÇ'ébran|e-.,^^,V) Bientôt apparaît, Jt;jra^teui;,^w^,|es*9?f ^xfiy, fonde de la mlonié. 8... ne pem .plu§.rép,Dndr;ê| qu'avec lenteur aux questions qu'on lai adres^ • il n'a plus aucune espèce d'initiative : ie 5Ç0,ti7r
?90/e -leq saaylBif.q ,9a8auoraà Jioa 92 olBiàriàg
IJE LA FOLIE INSTJNCTIVE.
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njenl (Je la pfersonnAlite lui etehappe, et U coçnprieïjd .teU^jneflt cet apéaJitissei»ent mt^rstl et in^ téliectuel 4ÏUI lenvaM, qye dé temps eqteibns, Jl iTôpète^ lorsq» on diercjjiie a le^ faire sortir ,^e éet lé'èigo«pdisse,tïîent profond'",:' « vouJB, v.ovjei ïijk4 àiiè je n'ai plus de volonté, je suis à .y<)|r.e dirspBs'rtfoi'i'.'.'.'» ïl a fallu, un mois après soîf iéntrèé',"lé compter àiiijo-mbxe des plus gâteux dé l'iétaidissement. M reste plus de huit mois d9,,ns uj9[ 'ètàt .d'insensit)ilité aii^ , impressions exté^ rÎHiim'â;' yimnio'bifite. X'i cirQifiàupo i^^ jmparfaite, les oreilles sont le siège de tumeurs sanguines très développées. On entend à peine le murmui^e respiratoire ; les hains sudqriparps furèih't siiîyis des résultats les p tus satisfaisants. li'Jautew explique la stupeur par un .difanj; d'in-
jjg„^„^JQjjlK XUab .uyliJil ,a;;jilîi9VuSia .ZUaîÊlJJ?.
"i^tr'é là sttiïiidiité'soit l'effet d'wi œdéjne Ar cêii'W&Û'; 0^ M^« congestion sauguApe chronj|qué ; qii 'elle soit uj»e forme de mélancolie, et qtje l'immobilité, le inul,isme et l'insensibilité spienit la conséquence de l'absorption , de tontes lés' facultés par une idée, un sentipjent trjstp ; quelé nioral soit comme dans un état de réve^ et non momentanément anéanti ; que l'activité générale se soit émoussée, paralysée par excès de dépense, et que telle soit la cause de èette
'82 ^"TiieWi^fe ms'\m I"
démence ordinairement passagère , il n'est pas moins constant que tout l'être est tombé à la fois. La sensibilité générale , déprimée ou usée chez M. B..., entraîne la paralysie correspondante. Voilà pour'qu{ii'il''frlàftque d'initiative et répond avec une extrême lenteur aux questions qu'on -lui adresse. -- Quandjl .ditr. * i^u'M PAS de volonté, » il entetid évidemment qu'il n'a ni désirs, ni force pour les satisfaire; il accuse la conscience de son insensibilité et de son inertie. ^L'affection est si bien géneraie,"qûy'l'és''iiïî)f)l:essions physiques fliiissènt pàr''ri*etfe"'^l'tfs'^'lf>w- '^t'ù'esi' et (itie,'' simultanément, la motricité s'af- 'ÏÏMi'k He 'point que B... devient gâté\ii-."'«0'l ■■'"^fc ^'exk'men des faits précédètïts','%^u§"attfis ■Syt/nâ"en droit de conclure /'ÏÏ'J/fi^'tâatiVë^e 'générale, qu'il n'existe pas de tnaladiè dë'la'Vë- *'ionté proprement dite, comme lentend"M.''Bll- ~io(i|s'iV"eii"M' im ;Wf6\^tmi'\êé^^ti^Mks "'Hë'céïté 'Mliltè 'n^"miiràieïiWf^My M^m- ^ats'ae-c^iix:'à^nntelHfeètice.''i'eV'ésfVè'p6Mt, '^n'cïàemmèAl^^dïs'cfeè ; ^^0>ri6^è>^mmxmikv ''maintenant:' '^»P'"«1 '9'B''0in èJUidianaa d SI! ;i 'I l9DJ09lJ9Jni sité'l 3b Jnsmàfqmon -mol ,..?8iJaB8fl^ î9 9i,ti97i3q ajsq 9ll8-tiBi88 ^9b B 98imoo8 8fiq 9\b-]Um>ii on àlnofov rA ioop -Kfn gàJilidàb 89b & .anolifidiiihoq, «eb à ,s9ldrjo'it
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in £'n Ii7jp Jn9mmé'W#'|.!?§îûy li ■< ,ékiolo7 qI> fil 98033B fi ; 9-iii;l8ilBa gyf looq 9oioî in .aiigèf) .9iîi9ni fl08 9f) J9 9li{idi2a98ni no8 9^ gongiosago
-kg iii^i^Çi» ^Jt"'l) une espèce de monomapie
homic}(^^)j(^afl^ laquelle on ne peut obse;;ver
zmmu§^orM;ii)^tf}^ectifp} oa moral; le n^eur-
a^i^pfj^t fff\:^r|^îné Pf^r |ine puissance irrésistible,
par un entraînement qu'il ne peut vaincre, par
g^f^]l^Çhije„f s^fl,î^,ijit,ér,êt, sans motif, sans égare- ^fnent, à un acte aussi atroce et aussi contraire j^^lpis de la nature... Si l'intelligence peut 7f^|^}P^fly,Qftie,|9,u, .abolie ; s'il en est de même de la sensibilité morale, pourquoi la volonté, ce complément de l'être intellectuel et moral, ne serait-elle pas pervertie et anéantie?... Pourquoi la volonté ne serait-elle pas soumise à des troubles, à des perturbations, à des débilités ma-
ladiyes, quelque incompr^f}f|iH|it».\Ç, (j|:|P|,ç^t, éjtat soilpour nous'? » , , ,, ,„ii,io >,(jon ^.o\
jjÇ^|l|e,(Jf|c^rinq a eu de,nf}^flbr^^^3J>^/^^rf^.J,„ .,,^,,, fie I ^^^tqlueau décr,i|, ajfl^,î^,,i35^9p.^flift inslinctiviç .;(,!c,(f^a folie instantanée^, tran^itpjfgf, temporaire, passagère, est uii désor|iife iiftfl^Ulj qui se mauifesfe $çudainerfif^iit, ,^Yl'in?*¥i/?,ftr)'% sidération , dans les majadjes somatiq^ep,;, k sujet est emporté, par l'effet de sa volont^i^ou^ dainement Malades, k des actes autotr^^^^^ugs qO'auCUft acte atitérieur n'a fait pr|é>'Q^r%,w,jj,j^,.
Nous avons vu plus haut la définition d^.jjgij folie homicide par M. Billod.,^ ggjginèil^ 39J
J'admets, avec ces émitients aliéijistés, lïé^ls;^ lence d'une folie subite, enlevant à celui ,qili,i|fj| est atteint son libre arbitre; je ne contestes ,tii| l'instahtanéité, ni la fugacité de l'accès, pi l'^^bséiice des Hi,o.tif5 intéressés;, mais qu'vin. ll|Ç{tç^^-) cide soit l'ax^te d'un fou, d'ailleHr^liSain d;'idé€j?i et de sentiments, atteint d'un pur dérangeméuf, de la force volontaire , noua ne saurions l'^|^^,
^^MPfi lôjjp <iitiè en ô(, 8b eàn/iJnoqa 9Ja&J'Jb t'A jup..axs'S\b> ^tqmo'iq înomo'iuom aJ — .unnooiii
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2. De la Folie iitstanlande, conskUrcc au point dv vue nnlicoludiciairo^ ]W M. m'/C\&îh;fikk[]. ■{'Ah'iii 'Mcii:'ifi^i\i'iiih{'i ;]ii^h