acte volontaire. Il distingue trois principes d'aot
; l'iffi 01 arj08 9inol07«l }9tfl9ffi9bn9tfi . ;
1. Éléments d'hicolorjie, pag. 73. — 2. Ibid., pag. 50. — 3. fhid., pag. 51. — 4. Ibid., pag. 55. - 5. Ibidii pag^ f^i
DE LAuimiE INOTINOTIVI'. ,ip
lix)n i' I" lesvprincipes mécaniques ;;,K° les prineipes animaux , tels sont ries appélits, les désirs, tes affections bienveillantes ou malveiU Ikntes, les passions, la disposition, l'opinion,; 3" les principes rationnels, savoir : l'intérêt bien entendu et le devoir.
5'3 M Tolontén'a rien de commiUfl a\iec les premiers ; elle caractérise les seconds, et la raison les troisièmeaàa èjloofil al Insmaigoiq ta Jn.sra Or, n'est-il pas évident que les affections par lesquelles se manifeste la volonté ne sauraieni être sans objet connu, ni la raisQïi, S'eMrcer sans
volonté. . ry ;i :. .
Dugald-Stewart n'admet pas de perception sans attention, c'est-à-dire sans volonté ; à /ortiori, tout acte volontaire suppose-fr'il une perception, c'est-à-dire un acte de l'intelligence. ; « Je veux, dit Laromiguière, signifie je désire, et'rien ne peut s'opposer à mon désir, tout doit y concourir... Nous réunirons, sous le mot volonté, le désir, la préférence et la liberté ; comme sous le mot entendement nous avons réuni|?attention, la comparaison, le raisonnement. Ihm nom maiiquena riieu; si noui réunissons encore l'entendement et la volonté sous le mot pensée ' . »
I '.''Laromiguière,' Leçons de yhilosophie sur les Principes du
Force lui est bien d'oj)éf^V celle ^yntliçpe,;, ca,ij conçoit-on rattenlion, ,,l^,,,comparaiso^„,,\e, rai^sonnement, ;rentendeni.ef)t|,pïiS| ||a,|Vo|pi^J^^, Et le désir, la préférence, la llJ>éf'té;elilai,ypl9fj^, sans entendement? Mais si toutes les fa^ulté^.s,e, résument dans la pensée, on ne .saurait donv-
H^^Mn:'' ff nî' :,'jlfot ^')r(fîhn'>q,''ifi Odii ■■■fu;\< tno-
,i'|.,,Il ne peut existe|r,4i^, s(^f^^Jf,l,^i^an^ liberté, (
ni, de liberté s^ns yolpnl(^5,ni \o\mi-e sans |d^^iif;.[
téç de I l'entendemepl ' ..^) , I-^'ànie, D^e ipçut ,4^?ii;^li sans avoir quelque idpe, .qjijLelqup.if-ppnaissfipçe,;! ignoti nullacupido\ «,,., t,j.;;>,3i;q n) .Min}!)/;
pptte progreçsipp f\o^f^j}^r^%(^^r^,,iw^^\^, l'évidence. Il en résulte que la;,53Qf|alJté,,,e?;,,P3r() suite, la responsabilité, dépendent de 1^. liber>,é,r qui n'est pas la volonté; et que celle-ci supppçf}, nécessairement quelque idée,iC|9^^fi||-(lire,|^iÇ^9ficours de l'inlelligence.!. ,.,,,. |, ,,.„„>j, ^^,»^^W)^, \^
Maine de Biran sexpliqu'e ainsi sur la volonté ; , <i Sans un terme qui i;ésisle, il p'y t» ppintd'içfni fort, et, sans efîort, point 4ÇiPQnpaisgaflfîé>;)PiCiii^, IffOfffohnotrfi'f pnr,h '^nritniti'rb vbin;'
i Intelligence , ou sur les Causes et l'Origine des Idées. Paris, Ha- /■helte, 1856, 7'' 6d\l., t. i, pas. 66.
I. Ibid , pag. i:58,— -2. Ihirl., pag. [j.t^.^-^p^..Jfbi(l.,j^SL^.2{(i,.,
de péfàejïlioi'i'a'aii'cuWe éspèèé' Ôr, tel est le caractère de celte impression d'effort, que l'individu'iiëpëlit l'éprotiver étîà distitiguer sans sentir cfii'il a le pbilvoi'r erl lai dé la reproduir'e ;' c'est dé la conscience ou du souvenir de ce pouvoir que naît la volonté '.i)"'-"i *^' -"^^^ ni-innu'.')'
Dans sa doctrine, rintelligêttce'et'Ta'volôhte sont dans une dépendance telles, qu'il n'admet' pas de perception sans effort, et réciproquement. En d'autres termes, toute idée est un acte volontaire, et tout acte dé la volonté est provoqué par une idée. Tel est le cercle. D'où la solidarité de la volonté et de l'intelligende.
Notons, en passant, que, pour de Biran, les sensations, les sentiments, les passions sont des phénomènes passifs, et qu'il n'y a d'activité que dans les perceptions et les actes qu'elles déterminent.
Damiron définit l'âme « une force une, simple et identique, douée d'intelligence, de sensibilité et de liberté. » Cette définition, qui est celle de tous les spiritualistes, est incompatible avec l'indépendance des facultés. • 1
Gerdy distingue dans l'entendement trois or-
— \M .'Mi.i — : '• iim'i"!'^ i- , ,-,,n t -,. M.- >!'.' . oiwp>Uil»\'^
I. Oliuvres philosophiques de Maine de Biran, publiées par Victor Cousin. Pari.^, 1841, t. I, pag. 27.
18 i^j^K^^i'pjmK, c^ii,Tiyi:ii| ,|,,
dres de phénomènes : les sensations, les peroepT lions et les émotions on sentiments raoraiisy p^r^mi les(i,uels il place la vqIooIjÇ. - itîatfgnMonji la volonté, les passions , sont des eSipÉiçflp,.(iJie mouvements de l'âme, dit-il, et non des idées, des notions, des perceptions des choses". » Mais les émotions ont une cause perçue sans laquelle elles ne seraient pas; elles ne sauraient, en outre, échapper à l'enlendement dès qu'elles éveillent la conscience (condition indispensable de leur existence), car le conscius sut suppose le percept ; on ne peut donc exclure les idéeïde la' volonté, ou, comme il dit, des mouvements; elles possèdent une force motrice aussi bien que les sentiments, dont elles ne^soii\\,^^^^};^s\^j^ jjue théoriquement distinctes. ,|,.-, , ,.| .!, jg|r|
Par cet aperçu historique, nous avons yu.^^, la, volonté est la plus complexe de flpsf^(:|ult^^^. C'est la pensée même tendue vers un ohjetj.jî'es)^ l'impulsion inhérente à tous les phénomènc^jd&^ l'esprit; c'est le mouvement réactionnaire qui suit toute idée tout sentiment, toute sensatiouo
c'est une force intelligente et sensible, irr^^^,^,,^ tible en ses éléments. Elle n'est pas indépen-j danie de l'jnlelligence dans l'état de ^,aiitç- elle
eol ,^^nonr!:Ji!Ori :>9J atif.l j9l sncb aup eJotn È9i
I. l'Iii/sifilogic pli,lùK(iijhi(iiir. Piiris, IS-ifi.p.ij;. riil.5.,if(()j;?p>fl(l
rttffèstpas davantage dans lâ'màîâïîîé, cèrnniik nous allons essayer de le démontrer, après quelques considérations physiologiques sur l'activité v^lontaitlè? <*9f> Jfi^J<^ ■ «noiaaiiq aol ,àlî!Olov jsI .tjyyiji ibb non Jg Ji-iib ^Ofiiè'! 9b «Jn'jfii'ï'nioctj •:iJiM i . ' riûaoïlj 3i)b 8iioiJqâoi9q 20b .«tioiton «ob
9il9Up£l i;II£2 91J^19q OtUfiO 90U JUO ônOlJOldO 89)
iio (laaiii'iijxie 9n 89(19 ;8fiq Jn9ij5"i98 on 89li9 agHoop 89b Jnsmabnoînol é -leqqcflaà ,9ihio '»ldc8n9q8ibni noiffiftAPITRËiHi >8noD cl Jn9lJi9/9 ol 98oqqu8 SM^ ^Mh^«o^ 9I mo ,(99n9J'8i/9 loal eb
Bit nlfysi.alo^ie , i<ii'est-ce que l'activité vplontaire? Qu'estvoq
que la volonté ?
--,9119 ,8lU9iïiaVU0al c^b ,J1,. ii 9UUJ10'J ,1J0 /jJilulOV
80I 9up n9id i88rj£ ^ohioiii Q^idï onu In'jbésaoq
'^"ft e^i^îfc^^fesilflrdê^ieil'VpPài^mte' blés de la volonté, si l'on ignore ce que c'est que cette faculté dans l'état normal; et, pour en avoir lifl'é iï6ti6n ëxato, il est indispensable de savoir d'aboril ce qu'on entend par activité. Celle-ci est-elle! de même nature que la sensibilité, ou sont-elles essentiellement différentes? Est-il vfai que les sentiments, les passions, les sensations ne sont que des phénomènes passifs?' L'activité et la passivité sont-elles incompatibles? Nous pensons que l'opposition est plus dans les mots que dans les faits. Les sentiments, les passions, les sensations sont passifs en ce sens
qu'ils p^iivèVif'è'xclnrp là liberté ;imis.il îte sont pas pour cela dépourvus d'activité : les actps qui les accompagnent le ^ prouvent fasse:i^.nït]e3firiU 'n'est pas plus actif dans la perceptiioni.0'Aine 1d%, 'éjûe danè beflleid'urt sentiment, d'une sen- SfdiQti'; quand on aôpposéce prlncipeà.la pash sMlfe',''*l'iâ'êté'confond«! a\'ec lalibfer^MiJ etno'jest â tô'i't''qiie de; Biran, par exemple, -a ipiiéiieudu qtie les fous étaient privés d'açtiA'ité), ijArae qu'ils n'étaient pas libres, nf -'U\'<i(\'\hv\> -■>! '"'^'Què î'acUvité soit ou ïje'isoHpaS.volDnlaiirp, que soïï'tesâenoe' soit ou non celle djlat Bfea^ibilité', elle est si étroitement liée à ceUerjçi , qu'elles ne sauraient se manifester indépewlaiflment l'une de l'autrej • 'usuuo.j jii'tiyai) au oJi/
Essayons de démontrer cepoinl important de notre thèse. Mais déclarons d'abord que, sous le nom de sensibilité, nous embrasgfOijiisle,^ idées, cortinfie ' l^s 'sentiments etileq^ensatioja5>,|e^,S/?ps cotnmun et le sens moral, i ôJoniJeib ig Jffog '""(L'activité préside aux mouvements du. cofps ''''éî'àux actes de l'esprit; elle est, uRei,,JL,espl>énomènes de nutrition, les mouvements synprgigues , sympathiques , réflexes , conscients ou non, ceux que déterminent l'instinct, l'appp^it, les penchants, les sentiments, les passionsijes sensations pures, les perceptions; les idééSi s'ils
DE LAtRQtilE INgTfNqîIVE. 2/
'neielèveiil pas d'un principe commun (l'aclivité, *f6ircerit"à''êh admettre une multitude, àrejVejiijr ♦SU!s''âdie^lfn{iUipiesdes. ancienooïiRflffjf)^;,,. p,^| ^"fMaig'pbur icomprendre l'unité de l'activité, il fôut connaître celle de la sensibilité; il faut saisir te rapport qu'ont entre eux ses divers modes ; 'savoir que l'idée, la sensation, le sentiment pos- 'tiMettt des forces impulsives, qui ne différent 'entue elles que comme les idées, les sensations, les sentiments eux-raênaea; que: toute action, est pfFêéÔdée d'une affection, que la motricité ,restei'ait' latente',' si elle n'était pas excitée par les nerfs de sensibilité ; qu'il n'y a pas de principe d'âètion horS' des organes sensibles; que Tactivité ne devient conatus, comme dit Leibnitz, que lorsque la sensation, le sentiment ou l'idée ont jailli, f Moffr
'totièfch'ons^ori la preuve daiisr. le mécanisme des kcteS 'de l'esprit. Les mouvements rétlexes sont si distincts des mouvements volontaires , qu'ils paraissent n'avoir ensemble aucun rapport; ai, cependant, les uns et les autres se composent de la succession d'un phénomène de sensibilité,
"•ef 'd'un phénomène de contractilité : au fond, ' Firrésistibilité de la réaction, voilà le trait., 'e
^-'^lais'diï'tincti'f des actes réflexes involontaires.
^'' ^ fcè*ul"attfibiiciV'poiui»' cette raison, un principe
parUeuUer d'activité , obligerait d'eiï ' miaginer autant qu'il y a de degrés dans nos sensations',' dans nos sentiments, de nuances dans nos Id^éesl' ce serait abuser de l'hypothèse: Sentif et TéagH",' telle est la véritable formule de l'activité ; elle s'applique aux actes mêmesde la pensée, comme nous Talions voir..ii )ii' i - 'i' !■ lii'l --.qKi;)! Un objet frappe friës^^yëùX, ët'J'èjirduVè', W même temps, une sensation, une perception et' un sentiment; toute impression sentie produit' un triple éttioi' dans' f économie, et dhkcdriy'ûë' ces émotions laisse après eïle un souvehïr, Fifléè' qui ne diffère de la perception actuelle que piâ'f' l'affaiblissement de la sensation et des sentiment^' concomitants. Il y a toujours un peu'd'halluCi-L' nation dans une idée. Si le souvenir de nossônsations et de nos sentiments était aussi Vif qW nos perceptions extérieures, nous ne distihg'iilBM rions pas nos idées de l&liréaUté, lépréseht^tr^ passé. La mémoire n'est que la survivance d'ilWé' partie de la perception objective; et le resté d'impression, qui tend à s'effacer, montre Tâfife-logie de nature de tous les phénomènes de se?nsibilité. '■ hnAup ; gJ/ismiJnee 89l) ,8fl0iJi;a
Les idées, les sentiments, les sensations sont soumis aux lois communes d'évanouisséthehl',' de prédominance et d'association, qui VMii'holiis'
DE liA(Ji'Olj|E liNSTlNfllllVE. «
rendre compte de leurs mouvomeiils (il faudrait) dire, pour parler exactement, de leur successioni)^ de leurs rapports ,,,«jt de la qualité idev actes qui» leii}CjC(¥resp^ç^a^nJ,^9,ljo(jy/i I .sf> isaudi; iurvn y-> 'Ah .t>ii/i!:> i V 'iK-rot •ili|j;ln'i7 »;' f^'> •^illt) M!ii4W,D'BVAN0uissEMENir'.nTi-^ Non -seulemeinti il& temps llétril nos souvenirs, maiSiOne idée /^rér^ G^sfi Qe,,p^y^ êtfe conlemplôe pluBîde.iq^uelqiies instaqts , > Sïins perdre ,sa .clarté , ei ; provoquen bieOil^ i l©! .vei;tige,.,-Il 6(0, ml de même de la peivrcgpliQn :d'pni. objet quelcomque! L'altentionïS'&n mousse vile, quand elle s'arrête fixement sur un. objet rigoureusement déterminé. La cause en est da^iS,, la. prompte ^sqre.de la sensibilité percep-i tiY<^,„i?pjqiS,l'exfilation4|Une «lôme causejfnoonoo -nCëïfSïiinn. phénomène, beaucoup plus rapide,! mais analogue; à celui que nous observons copalliolpgie, dans les cas de tolérance ou d'émousn ^jgrij^p^;^ l^a sensibilité des membranes nau*-! (jl^eujse^jnpar 1« contact prolongé des excitants.j Ainsi s'expliquent, la stupeur et la démence qui. âflCiçèdeAtià l'excitation maniaquej^ ^mkpmqmVh ,iGe qui est ^Taliiîlçs idées,' l'est aussii des sen-rt salions, des sentiments; quand la cause impres-* sionnanle ne persiste, pas, l'évanouissement suit Pf,<?§gue aussitôt :la perception ; et, lulter contre QjÇf, , ftfïi|tiibl i s;>em e^i, , g,h jfslQlogjque ^,M(\\ pfodn i t,
,1' u''iwmnm'\ 10
et si vite, réparé dç ,nqtr(3,.i»pasibULté perspe^Ujîei, ciest s'exposer fi toinbie,i:4a,i)s,rhypuûtisine, i-'halp
l,{Nous v}!^, cq^^li^is^ljps ,l:)lftf|.^vfi^Mn4afttjj qw cç qîie nousavons,s,^i3,ù jdistinctejnenl,;, nos id^ç d'ensemble sont uécessairetnen,t ,inc;o,iflpJ^tp$y QLiand.nous jetons les yeu?,sitv unrp^^y^§g§,^iUS n'en urenpns qu'âne çong^iftsjinjce g#niéra)ijqtiiijih parfaite; il faut prûuiQnçr ,les regarde SjUjT ^^
'rf ' Tn7 ftiji^rfï OMl,^H'"ti^^> élémei^^, ,miprpsfo-
lableau et pour tout objet composé,,,^ j., ,^3onj;r Mais, celle lenleur TOinulieu,g|^ j(^^ ij^ç^P^?! iWfdh inen est pi;j^ci^ç,i^e,nt, pompensé0,jg^à'lik^ftr9Pf^i ^'':"'?m;^S<"?!HBl#fiy^^' '^ vitefi?p,„r^irje-,jpfiiis ainsi parler, de n.os percepUons; el ce qui semn blairun ^défaut, tourne ainsi à notre avi^^Hîigaii La rapidité du jeu de uqs.organeg, ei,,):© squ-i venu- des idées acquises, nous permetteatdeJAirt. ger d'un coup d'œil ; mais il ne faut pag oubU^fii
lue nous n'évitons rerreur, eu pareille piççpjÇ^i lance^ qu^^ l;aide,-d'iip rigoureux contrôle., i,?/ ^; I^afor^^e nôtre allention, ou plutôt rinlén ^'ui^3?h ^^^\r^^^^ per^ej3tiye,,nese maiulieqli
'i'l?!|^M K'^r^^'^'PP '^'ftf''^^^ mèmni^. ,Rend>vP)t.
repose' !e»réplif« ' Hhflui'^tiyrvë'ux qh^èlie a"deikri^é; "De' 'cette àUei'nàtfve' d'épuisement et' (le reconstitution résulte ?e indriVéntiéht àutomaiique ■ém it1éie^>; ' ïrtou vetitëlit *(iiié'' 'l'ïiitis'pouvon s diriger*,-ttlai^i'lfitfH^'rie dépend pas ' (îe'nouy de sOftpHtrier',' ca^'l^tt'clé' idée ne disparaît" pas (le nWf^ ■ n&ù^mhW yii*iitid 'autre' rie se'présenie'; dCpliisj leur évolution spontanée est* soumise aux lois dé prédominance et d'associalion'i ' -'^P-àï'WpCèttièré, c'est l'idée 'la >lus vive,''la t*fds"îttlt)ress1èririantè': '#''tencl'|a' rénaîïre '[j^ pii*éfél'en:ce;"Ort' l'éproiiVè' ' 'àiin'â' ' miile ''circonstances, et surtorit dans le rêve. Quand la pre- (iominërieé est trèë''triâtqtié'e , elle deviéni'iine câ!ù8ë«(S'iWéfeïslibifilé*é^ aciés'WèMe.' '''^ "^'" - '■ iPàr la seconde, les idées s'encliaînent dans un ordre ivâriable comme leurs rapports ;'(i'(iù del»endent égaléttifeht là Vaisbn et raiiénatiori mehl^W:- Ca^f', ^îë^lti^fi'' est' irai des lilèes,''! est aussi dea seritlrt-é'iîi!§,"dés' sensations et des actes euxmêmes, qui isonf l'expression fidèle, le signe exléiH^étfi^'dé^'ph'érioTneriè's cte l'esprit.' ' ,' ' ' '"'' Mais,*Coi1irtlérit se forme la chaîne des idées? qUiM^^ lest la force qui les attire ou les éloigne? O'ést le plaisir ou la peiné',' l^àppèùf ou le dégoût sieKdrçaHt dèi'iVri&k Pà'dtt-I)', 'dl^iîdc'cics rapports " qtielcôtttiue.s'iiUi existent eritre elles. Pour passer
2G i/HISTOJKEi OHlH'lQLiCl Kl
d'une idée à une autre, il en faul une intermédiaire, sorte de trait d'union ou de pont qui; les relie. L'idée rapport est commune à,deu,i(i idées^ dont elle fait partie, elle les soude siibiçjOm que toutes nos idées se tiennent et sont .ainsi i solidaires. Et comme le nombre des rapports eiïTi tre deux idées est, considérable , nous pjreftijjffl&i tantôt un cliemin, tantôt un autre dans leicpursi (le nos pensées; mais nous choisissons de prèfèii rence le côté qui nous intéresse je plqs,i,^i)ir,tg(Ut quand nous nous dirigeons; par le^ ra)isQnnft!(iqnjt, vers un but déterrainé. La^ logiqiiedp'^arupa^, d^autre objet que d'unir les idées par leurs t^]^^^ ports les plus étendus et les iplus exaç),^i.,j.fiffiPj d'en former un tout, une chaîne ciohérentei[et solide. Quand les idées sont livrées à leurs m^^, vement automatique , comme dans le rêve^.^<^ftj rêverie, la manie, elles se juxtaposent.au l^iis^aiï^l des relations les plus légères, leS; plus lind^j-ççl^^j^ ou de la «impie prédominance. Daip^s l9ti,vçjl|f:i, et la santé, au contraire, de même que nfliis,-, prenons nos mets au goût denotre appétit, ;f^^n^^i nos idées sonlchoisies par notre attention,, qi^/., est l'appétit de l'esprit. Dans tous les cas, Iç^, regards de notre esprit ne sont attirég.qup ;^}fli]) cei I qui' ' 1 (i'n toiiesBei ; et! m k\\i\ inqufi ml j(i^idifi;fé|'ç^ji,l, | {»a«Bieiinaperf,u.i(rj!j;^f%c, .lup liii'Jn'cj nu iiii'iev
l'M est' le"mécanisrner (le nos pensées. Emportées par la loi d'évanouissement et de succeesibn, dans un' mouvement aveogle cl fatal ,.i nôW'â' en fbmions dés groupes logiques par lai loi d'association, en vertu de l'impression agréai' ble on non qu'elles font à leur passage. Leurs rapports sont les anneaux qui les unissent et qui' nous les présentent associées, .mais sucoessive-r! ment, et Tune après l'autre. i(;rn ;*9è^n"rf ^oti of' '^îi'à fugacité, la persistance, la prédominancei e^'Pâlfflditê, tels sont les principes de mouvemeûlii dé 'nos idées, de nofe sentiment^; de nos sensa-' lions; ce sont les lois mêmes de la sensibilité peîteptive. C'est toute l'activité de l'esprit. .■H'ii Il n'est" donc pas nécessaire d'imagimèrfu«nl' moteur spécial pour donner le branle à nos idées, une activité propre pour les combiner, pas plus 'qu'Une force pattieuliére pour retenir nos» souvenirs. Les idées tendent à s'effacer en raisori' du temps, mais elles n'atteignent le repos, c'està-dire, elles n'arrivent à n'être plus senties, qu'après avoir oëcillé plus ou moins longteraps^j eii 'vertu de leur mouvement spontané, entre la. \1ë' et la niort: Ceux qui croient l'esprit actif, dans la succession naturelle des idées, sentie; jo'iiet ''è''b'ilé' illusion ' 'pareille à tellC' qu'éprouverait un général i|ui. assistant à un 'déliléii
'i! li
ift A/Wa/AM'/A 11.10 1 Al l'I
28 HISTOIRE CRlTIttlJE
croirait passer une revue. La marche dès troupes représente celle de nos idées, dont nous sommes seulement , dans celte ci rconstatide, t^s'apéciateur^. les Iniroirs sentante? ^"^"ï oupnooioup
Cette évolution est réglée par les lois d'attraction et de répulsion, d'afïinité et de répugnance, auxquelles nous' devons lés àssodiàtiôns de' iiiis sensations, de nos perceptions, de nos sentiments, de nos idées et de nos actes, associations naturelles et artificielles qui entretiennent la vie où là comprometlent, forment le tâl'ônt 'él'la vertu ou leurs contraires, et par lesquelles lioûs sonimes en relation avec le monde, nos semblables et notre propre pensée'.'" ^'"^'''' ;'^t' <^'^^^
telle est la double manifestaliôn du pl^nc'ifie, a la fois aveugle et intelligent, fatal et volontaire, de notre activité physique, intellectuelle et morale, émanation directe de la faculté générale de sentir; d'''o(i Te'xclusioh d^urié'miwé distincte,^ qui serait une superfétation. f elle 'est Torigine de la force impulsive dès volitiofis, ceSt-a-dire, des sensations, dés perceptions et des^déês:"" "^ .uujqoxu:.. ., ,.a.;l.
^*''' .-^ M'jiii/;, iioiJt;iQ.ri^6-igfVi ci tîog 'ilii<%-f
A ceux qui refusent de reconnaître \és> idées
pour des, phénomènes de la sensibilise, 'nous aemanderons si le cogtto de Dcscarles n amrrne pas lexislcnco ne la pensée par le senlimenf; Si le
DE LA FOLIK INSIINCIIVE. 5!)
I loi IKIl l)l|iU'-i|i ^v
senlinient d'effort n.'a pas pour de Biran la inêi]i^ si^niflcation, puisqu'il recoupait impossible ^ÇqtlRF^'^ili^Ç^^^nBfl^ifacon^icnce^^s^^ quelconque peut exister pour l'esprit, sans être
,,j^ii,j^Pj|i^er n'est pas sentir^ d'une certaine rnanièça, c'e^stun mot vide de sens; les sensations, 1-es sentiments, les .perceptions, les idées, sont des, modes divers de la sensibilité, qui est une
phénomènes dérivent de la perception, sanslaquçljle ils ne sauraient exister; leur solidarité telle, que toute sensat|on e^t perçue^ puis^,aussi^m^ ^,ijjv|f; d'unq jdée et (i'^u^n ^ent|iment. que le sentiment, suppose nécessairement l'idée,, et, que celle-ci e^t fatalement associée à un sentiment.
, Qu'fist-ce. npaintenant, que la volonté? C'est Ipi faculté, ou mieux, la capacité d'avoir des vo-
, litiops, c'est- àrdire, de sentir les impulsions des idées, dessentimens, des sensations. Nous avons comba1|l,u l'hypothèse d'une activité indépendante ; nous n'acceptons pas davantage, que la
- ''A'- -'ri
volonté soit la représentation exclusive de nos sentiments, comme on l'a prétendu ; elle est, à nos yeux, l'efîort émanant à la fois, des facultés intellectuelles et morales.
■M l/IHJST(!)JRE CMTIUIJE •''
Les idées oui les mêmes droits à l'action tiue les senlimenls ; renfermer la volonté dans les uffeetlons, c'est lui donner un cadre trop: étroit:
Pour nous, les sentiments ont leur qualité déterminatrice, dont les degrés varient à l'inftnij elles idées une pareille propriété : l'impulsion, voilà ce qu'ils ont de commun; la prédonvi-^ nance, voilà ce qui est variable commeilgs idées elles sentiments eux-mêmes. éJnolov r[ ouf ; Un acte passionné et uaacte'ïsèSéchi âotit! également volontaifes; toutefois, 'lia 'uaiéon! est' le symbole de la volonté libre, tandis que la'pasr sion poussée jusqu'à l'aveuglement, peut devenir, au GORtraicfe, junagôRtMlautà fait autotr. matique. . ...•.,,,,, ;î,ii,,.i. >•>, mip. r.u\?.un\
Comme le dit ^pwosa, nous ne connaissons' que nos volitions, qui sont des idées; la volonté entité, nous échappe. Noh« pensons, avec Leib-*' nitz, qu'elle est 'le cowafMs des divers éléments-' de la pensée, et qu'il ne faut pas prendre nos' facultés pour des individualilés distinctes. '>
La nomenclature métaphysique consacre' lei' nom des hypothèses psychologiques ; mai» celles-ci ne sauraient être une base solide pourla pathologie mentale^'j -alla;) 10 ^oaanoq fil 09'/fi
Nos idées et nos afîections, tels sont lés nafo^" biles de nos actes. L'homme intelligent et moraJv ;
DE tAuFOlljlE MSilîlMiriVE. m
voilà l'homme volontaireçiKîar: vouloir e'esl penser ;-jddnc4i>les troubles de la volonté entraînent ceux dei la pensée, et ils sont identiquesu lÉtii'diea-lp sentiment le plus calme, ou le plus tif, vous lui trouverez un mobile, objet ou idéel Nous sommes ainsi faits; nous ne désirons, rêvons , ! Youlons.quexe jçueiinous. cqnnaissôasf ou imaginonsy > ■ild*;i"jf,v t.?o Iîjp '>3 slio^r aon/în Que la volonté soit un moteur spécial, oU' la; force inliérente à des sentiments, dans l'une et lîautrehypothèse l'activité volontaii'e et l'actitité' morale, isolées de l'intelligence, ne seraient que des agents automatiques, la négation de la volonté et de la morale. Car il ne faut passe faire illusion sur la lumière propre aux sentiments;'' ce ne son'!, abstraction faite des' idées qui les accompagnent toujours, que de pures émotions ' dépourvues de connaissance, et dont la réaction serait- aveugle sans le dictamen de l'intelligence^ « Aussi les troubles de cette faculté se propagentils inévitablement à nos affections, et réciproquement, car, sous ce rapport, les sentiments sont aux idées ce que les idées sont aux!sentt'-i^ ments. La volonté et l'entendement ne font qu'un avec la pensée, et celle-ci se traduit par des idéesi, .dbsngentiments et par des actes. Nous'»fie pouvons,!dO'fait!,i pénser^saneiêtre affecté^ é^rôti-*'^
ver un seii||ipieiit sans peiiser, et vouloir saus pçflsè^, i^i f^ffeçUon ; aussi repoussons-nous ila lhéQi;}9j,}ie^ lç§jptp^,ex&lusive&4e l'intelUgenoe, d|?s,^lffjfl^nl,^, oi|,,(;le.lfi,VQlpnt^,icai';il nousiréhi ptlgne.égiilement d'admettre une folie intellectuelle, sans désordre des affections, comme une foJi,e i,iiorâ,le sans écho dans l'intelligence, une folie instinctive, c'est-à-dire, un trouble pur et sjnjple de l'activité volontaire, un délire des actes s^ns, altération des agents de mouvement, sayjojPifiJ^ss idées,, les sentiments, les sensationsjio's
Résumons-nous. Il n'y a pas de principe dW tion indépendant de la sensibilité : c'est le foyer de toute activité. La volonté ne représente ni un pouvoir distinct, ni spécialement les sentiments; elle e;st le conatus excité par la sensibilité cons* ciente. Elle enveloppe l'homme intelligent et nior;al, comme la raison l'homme libre, et l!ins+i tincl l'animal : volonlé est synonyme d'impulsion intellectuelle, sensorielle et sentimentale, en physiologie et en pathologie mentale.
Nous avons essayé de démontrer que tous les actes de l'esprit se réduisaient à la pensée;' si nous n'avions hâte d'arriver à la clinique, nous espérerions faire voir que toutes les facultés dérivent par filiation de la perception. En elîel, percpvoir. c'osi connaître les faits qui se passent
' DE iW'PàtK' MiMhy'E. 3:$
ewiiîous ou hors de nous. Oi-, sàrisconnaissande',
itln^sr'aurail ni conscience, ni perception, nt seii-'
sâtion^^'lit' mémoire,' ni- î'rinaginàtibn; ni' ' tohceti-' '
tioTivHîï ' attention, ni réflextoft, nï intélligenée! '
ni jugement, ni raison, ni conscience morale,
cari, par la perception seule, nous acquérons des
idées, odes^nbtions, et' sans' idée' nul aicfë de l'éS-*
prit'n^st'jrtâisslbl'é'. 'nib-É-Jaa'o ,97ilonil3fji oilol
«oLa faculté perceptive esf déWc' la' inère dés
autres facultés,' et les phénomènes de l'esprit
sont des formes diverses de pensée,' dèfe^^riétës'
de l'acte perceptif:^ '■ ' 'i-'i'-'.fi-Mii).io,ii
'D'où il suit. qu«ilâ volonté 'et 'ïêfe'Voflltîbtiè!'
1 intelligence et les idées, la conscience et léS
sentiments se confondent dans là' pfefrcfeptrorii
prise dans sa double acception de pouvoir 'y^'
d'acte. C'est la confirmation du fait incontestable
de l'unité, de l'identité du moi ; c'est une preuve
k l'appui de la solidarité, démontrée par l'ana-'
tomie et la physiologie, de toutes lès ï^arties-âè
l'individualité humaine. oi^.ofoi87dq n»
' tVeyonsfsi la pathologie est favoraMèGoaJ'èiîn-
Iraire àcette doctrineQ?irjbà'( 98 tiiqaa'i ob 89Jop.
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