I. Lélut, de la ScnsaUpri el de son Organe, (Ann. méil. w
DE LAKJi'OniEaJlilSïlUJieilVE. 7.V
-II* J'ai trouvé, tiitM. Calisaeilles, Glénadel assi& sUr son lit, ayant une corde autour du cou, fixée' par l'àutue èout au chevet de son lit ; il avait les' bras liés au poignet avec une autre' corde.'''^^! Demande. Est-ce de force qae vous êtes ainsi attaché? -^iîépowse. C'est de mon consentement;' et je l'ai demandé.-— Z). Et pourquoi ceia?iJ^fî';' Pour m'empêcher de commettre un crime dont j'ai horreur, et que je me sens malgré moi porté àrcommetlre; -^ D. Quel est donc ce crime? — R. J'ai uwe idée ijni m'àbsèdêy et dont je w^ suis plus maître; il faut que je 'tue tfia belle-^ smiT, et je le ferai si je n'en suis empêché'. -^^J^I' Depuis quand avez-voos celte idée? -^ /fenïl95»<a.l environ six ou sept ans. — D. Mais aVez-vous à' vous plaindre de votre belle-sœur? — E. Du tout, Monsieur; c'est une idée malheureuse que j'ai là^ et j'e sens qu'il' faut' que je la mette à exécution J -^■B. N'avez-vous jamais eu idée de tuer d'autre personne que votre belle-sœur? -^ &:J^eus d'à-: bord la' pensée âe tuier mia'mèi'e, èk'ceciime prit' à l'âge de wingi>-6ix'à vingt-sept ans, lorsque je'' corhm«nçai à être homme, en 4822, je m'en' souviens bien. Depilis, je n'ai pas eu une heure de bonheur, et j'ai été le plus malheureux dies' hommes... Il part pour l'armée afin de chasser celle idée funeste. » Mais, dit-il,.n^on m^e fix^^^
-'?fe^P''.P^r'o«t; plus d'une foisje fus^tenj
de déserter pour aller tuer ma mère ; je passai
((uatre ans avec elle après n)on retour, avant
toujours un penchant irrésistible à vouloir la
-,luer; je remplaçai de nouveau, mon idée me
suivit encore; et, enfin, i 'étais .comme décidé à
déserter pour aller la tuer... Ayanl de partir, je
., f'irn ijW '311131 9(1(1 ItrrT li .mT ' •' me dis : AUer tuer; la rnèré qui a eu tant de soins
î<le ton enfance, qui t'aime tant, malgré la fu-
"■ • . j , . ^ Mfi(viq
neste idée que tu nourris contre elle; rion,
je ne le ferai pas. , Mais il faut pourtant bien que tu tues quelqu'un. Et c'est alors que Vidée me
• I IJI1.:> j !;,I| ;' I ri ), iT fjj : i , ^
Mntdg. tuer ma belle-sœur. — Z). Quel est l'ins-
jU'ument que vous préféreriez pour donner la
port à votre belle-soçur? — B., L'instrument le
jjlus doux... L'on me tuerait, l'on se débarras-
jÇerait d'un monstre tel que moi ; je cesserais de
jVivre : je ne puis espérer d'autre bonheur...
Rites à ces messieurs que je les prie de me mel-
,.tre dans un lieu d'où je ne puisse m'évader ; car
je ferai des tentatives, et, si je puis m'cchappei;,
,pour le coup ina Lelle-sœur est morte. Je lui ai -, ,, -, , ; ymoy
demande, dit le narrateur, s'il ne se sentait pas
' lijîCTfïl
la force de se délier ; il a fait un essai et ma répondu : » Je crains que si. ^^-^iJans^ te^as, aîdtïla''MT'Caîmeillesy jie ^irterâT le brigadjei* de la gendarmerie de me prêter ce'dolît' lîsésM't
pour lier les mains des prisonniers, et je vous
ï^enveVfai!L;Vks'tiife f^M ttiHi^iV^H. ^^m^'- '^o^^^<j[,û^; aittm j^m i^uj -lona woq iQhs&db ah
Ou je më fais itlusîbn, on lliision'e M êSWiX-
;beureux est tout 'à'^irfl^.îte'àmi^M^è'. Comment, il vous dit^ et se'nPll^fy^M'; 'pplî quïl est seul à le sentir : « Pîfi uiie laBBiixe qè'i m'obsède, il faut que le tué ma meref «m vous voyez là un désordre de la volonté? L impulsion propre à une idée fixe est ddnè'là'VÀ'fôÀ'tè. Quand n est sur le point de déserter pouraller tuer sa mère, il vous donne les considéfànons qui le retiennent ; il vous montre la lutte qui est entre son idée fixe et ses sentiments dé'fils ; il vôùs^'âit que, dès'le joiiV ou cette pensée funeste lui est venue, il en a" été poursuivi et obsédé jusqu'à fe qu'elle eût été remplacée par l'idée de tuer sa nelle-sœur ; qu il a ete maintes fois sur le point de céder, et qu'il ne répond pas de lui s'il n'éét garrotté. Et vous méconnaissez la force impulsive propre à son idée prédominante? Vous voyez
''S^)S}'^ ïï el ^^p^m^ W^^'^
fi m Jo ifi289 nu ii^t c li ;Toilàb aa 8b oo'iol £1 ,8fi3 90 8fiflO — .18 9op anïfiio 9l » : ubuoqài 9b h'iQf*^l^mfo¥H\tK<Sif9rf '}\r Ç*.WWfffPl!OPW:*'r;Rfil^ryvsr'l'XK liTiPili b> ■i')l9iq om 9b 9i'iom-ir.bn9ji ci
i?8 l/lflflsTOmE CfttTI<!Pl! J"
mison de la folie, et vous dites sainea l'es Tacftllès' Inteltectuelles et affectives? Oft peut à*i!i*ssi <lire quei''agonisant n'est pas mort, mars (ôtt'rl'o'^ semit nm q&'\Y soit malade'; on'Vâ p4\is''l(iitt''! on prétend que l'intelligence est saine quaiKÎ'lâ volonté, qui la suppose, est morte'. On diï'fâ raison égarée parila passion, or, quelle passion! égale la sienne? En un mot, Gléna^tel noos mon"tre uneidBetyranniqueàce point' que la raiâônf et la conscience peuvent être d'un moment^i^ l'autre impuissantes à empocher ttn liomici^-f voilà ce qu'on appelle lésion de la volonté. N'estce pas reconnaître que le délire des volitions et celui des idées sont identiques, et que la volontés partan-t, ne peut être indépendante de l'itv-' telligence, de la folie instinctive.'Sq ^«03 9" ^^^^ JioiSTous les hommes cfui ont' des îdiées de siJP cide, dit encore M'. Baillarger, ne se tuent "^ia^;' et il est bien certain aussi que beaucoup de rfià)-" lades, quoique tourmentés par des idées û^ësy se maintiennent, quant aux actes, dans les limites'de la plus saine raison. 11 n'en est pas 'tf^^
même des maniaques, des déments, des h^W=^' crnés'.WH «aiiuOBÎ 8aJ .eàacsjtjq ailoî Jàa ab 89t0£
-iNouSn'acceptons'pâs'ce câtàcfèVé 'd'ïft'^MM^V^ parce que l'hallucination n'est pas plus incom-"
patible avec la raison que l'idée fixe, tantqu'ellé '
'i.ii wu :rii(')fj al
DE i)/*i.if(i>WB iNgi'r'iiVflïivi':. ?9
e^l, .pyise, pOiW ce Qu'elle «st pai?,!celui|.qut.«n spj^ffre, etqijL'il en est ainsi d'un coramencement (J'^ncQhéiiP,Rpe ip^aiçifi;qjae'.;rRa!i?ee>: «peiifouti I fléii^^ dQpilt,|leiinaaladeî,n'a pas «onseiencesi fût-il borné apx,jidé95,.Si9.Ei*èlât-il aux, actes, peut aussi bien ç^qir^uiçeià laj,m^,nie qu'ànja monomanie. Tous \^,a^}épé?i ïaisoûnenit et déplorent leur état pen-^ d^Kt ,le& préludes. ide la maladie ou dans lesi iQé tervallesi de lucidité ; mais tous, pendant le déh' Urfui sont privés delà raison,] saas ej^cepterileS) foius; instinctifs. Quand te délife;§létead des idées! aux actes, la folie est confirmée» et la barrière qui sépacaitces deux formes de manie est ren- Ygr/s^ ; ,glle§. ne. ddcgèreol: dOiae qweidu plusiauj nqtfjipsj, ^|oV'WB>W<W!caï!'lia<'Pi"édispositioni morrri bide ne sont pas la maladie, c'est un mouvement q^^•s'y dirige. Dans tous les casy quelle que soit la propension bomiçidp, suiçfde, etc., tout,le> m,ûral estmenaeé.: p, direj^we. ia volpaié esfr seule atteinte parce que le malade raisonne ©ih; cijç^il^qpp^îtf^et.^éploJ'fi.aa'.PiQsiljôu, eest conr-; ciip,r|^.(^u'jLj,3n'^, {^^ î pej^tLu, la. ,mi§on , , ii)af çfr ^qu'H , raçj^flJj^ etjFeg^'ettey.dans un, moment lucide, le^, actes de sa folie passée. Les facultés intelle»^ tu|e}j|^f ,çi^iii9lQrti,le^, iii^- ^ofli^p^s^fiaicMiGalwent. sseine^jf^Y^nJ,,^^ APfès.tep ,^pè§iAft(fpM^ homicid^i ouii^uifii^p,,; cop^,e<Plt Jei^çm^Pt-^Wes i^endant-, le délire même?
Mm Raillarger ne ruine-t-il pas la doclrine tkslésions propres de la volonté, quand il dû an -', |^'i(jée fixe «st, en effet, comme le délire raas-fi iiiai^e„!icomme les hallucinations, lerésultatfdtfn res^roic6iinvolonlaire des facultés prédominant > l'exercice volontaire , pa,r suite d'un éta^ mar+til bldei,du cerveau. Uattention n'est pas lésf&,^H.iS'. si,, elle, ne s'exerce plus comme dans l'état norv-.» mal„,q"est que l'instrument n'est plus dans les^ mêmes conditions. Le monomaniaque n'est pas ' fQr^flf^e,>conçentrep,ison,attention sur ses idéeei' fixf!$i,)ij(lui .siijfttidei s'y abandonner, et (T'est wé h qu'il;fait-u A notrei avis, le monomaniaque res-^:» SQ(ïikfe|etljiie(B!plus fréquemment, surtout danÊfilaq pésiM'^i aiguë, à l'homme qui rêm, qu'à'celtti'' quj; médite profondément. La lésion de l'attention (n'est-ce pas dire de la volonté) n'est donc pas plus la lésion ptincipale dans la monomaniùyi q\ie,i^md^ mante-^ila^*démence et les hallnrfL nations-.iTO tiiqaa'i sb v\bio-ièb ai ,9bioimori nu
U cite, d'après Marc, lé fait sui-^anl^'^^TËtwjdhftf" forit.jeune et n'ayant jamais donné aucun «ligMBiJ de mélancolie . Augusta Strohm avait assfetétJàa') Dresde, à l'exécution d'une nommée Schœfe ,cotoi)« daiflPiéeiàiraoiîthpouil assassinat. Le soin avëcn lequel on prépara cette femme à mourir, sa mdiw; l cbe,,à,,Véchafaud , avaient produit su4i>Ai]gflsta"<i
DE LAiiJMJFÈ'i?<si'pi'ir,i*ivii:. sr
S-tfôliniiaiTie impreséion telle qiiè.'-dèy 'Ce' nVomelifi êlleueg^ila comme ie!|)l us 'grand boh-^l henu! oeMI) dfe poawir^ <)é*m'rnet^'Bai'Ail€^'')(ie 4a" mômemanièrie, c'est-à-rtifft déi)onvoWê1ré"ffpê^' paré© à la mort, et de faire une fin aussi édi-' fiante . que la condamnée. Cette pensée %e' îà ' quitta ' plus, mais sesprinàpe» des inêmle'''htlb^^ rent longtemps contre œlle^ct,: lorsque, ënvirorl^ slxisemainesavantiide: tuer, sans motif appré-' ciabjei, à coa(ps. de; hachette une de ses amies'' qH''elll« avait invitée à venir efiez elle, l'eKéCotiOh'' d'un assassin nommé Kalfaten eut lieu à bresde.'^ Cette seconde excitation suffit pour exalter l'idée première qu'elle nourrissait, et pour pousser cette fille au meurtre. Il y avait au moins quinze i ans que cette idée fixe persistait sans avoir^'èn;-!' traîné aucun désordre, malgré les luttes inté-rieures que soutenait la malade. '»*^^' ^^^ '^'^v '•"'i Pour avoir tardé quinze ans avant d'at(6*^tir^aP un homicide, le désordre de l'esprit existai(>4'lii moins? Toutes les facultés, les idées et les seiiliments n'étaient-ils' pas malades, ' àgitês' pàr'^ cette lotte intérieure? La personne qui est pour- '' suivie par une telle pensée et qui finit par lui'' cédeti.neiidéiire-l-elle pas? La folie éclate dans ' l'aotej et'Celui+ci met en évidence le délire de la ' pensée, dont il n'est que le symbole extérieur.
«L'affection d Augusta Slrohni résulle de l'impressioii profonde faite en elle parle spectacle d'une exécution. Est-ce là une lésion de la Vètonté?.Apart ce qu'a de fortuit l'explosion de sa maladie, elle ne diffère pas de celle de Glénadel. Chez l'un et l'autre l'impulsion homicide était irrésistible, chez tous deux elle représentait l'I- Me de tuer,; la longue résistance des bons sentiments n'établit pas une différence réelle entre eeth? i^onomanie et la folie instinctive. Elle n'a pas atteint' le même degré chez celle-ci que ichez celui-là, mais si Augusta n'eût pas assisté à une seconde exécution, qui sait combien de temps eût duré la période d'incubation. Si Glénadel avait tué sa mère dès que cette affreuse pensée lui viilt, et Augusta son amie quand elle en eut l'idée pour la première fois, le meurtre n'en eût pas moins été, danë les deux t3th\ la iTéalisation d'une idée. Si donc Glénadel esi fou homicide, Augusta est atteinte de la même affeo- ,tion>",-, . Il , ;;:■ ,''■■•
.-■ Que ftpvient alors cette instantanéité de 'Fâi;-^ taque, cette immunité de la pensée, des facultés intellectuelles et affectives ? La folie instinctive n'est donc plus une lésion de' ilavoloatéV^'les troubles de celle-ti ne sont donc pas in'délpIeOi^ daots de ceux de rintelHgence? 11 fau*ibiett'lfc
DE ,14,|li'0;HE ilNSTINCTIVE. '-»3
reconnaître, puisque les faits cliniques ajoutent ,le,virs preuves à colles des données philosophir Jï^ije^iet physiologiques. ;)3-jai3 .iioi:'ua'J/9 oau'b , Il serait aussi arbitraire que stiperfldV t>^t/r expliquer l'instantanéité des actes de la folie tran- .sitoire, de faire intervenir un trouble passager (^e la volonté, car, je ne sache pas que les actes de cette faculté soient plus prompts que les mouvements involontaires, réflexes ou autres, goUicités par une brusque impression. Et puis, l'aveuglement qu'on prête à la folie instinctive n'est pas tel que celui qui A^eut tuer, incendie, et réciproquement; Tirrésistibilité et la promptitude de l'impulsion, voilà le principal caractère des actes de la folie instantanée ; encore l'irrésistibilité appartient-elle à tous les fous, et la rapidité de l'invasion de l'accès est-elle variable. , ; Dç l'idée fixe dont on a conscience, et à la- .quelle on résiste, à l'irrésistibité il n'y a qu'un pas; de l'irrésistibilité d'une idée fixe à une conception délirante, encore qu'un degré,- et dj'jape, ; seule ;CQnception délirante à plusieurs, une simple extension ; dans tous ces états l'es»prjt est troublé, la conscience et la raison sont compromises ou. iperdues, en même temps que la liberté, et, sous des noms divers, il n'y a toujpurs que Ja.foUe, à.d,ivera degrés, c'est-à-dire
,8M mM'^t^ikk ç|5):i,'i|Uit;
l'aliénalion plus ou moins complète de toutes les facultés. j,i i
ii,yvOicj;C0mment s'exprime M. Bottex à ce s,yjet,; 'ii:,0p^,ftfN'iil,4it Cazauvielle, des hommes atteints de monomanie homicide, sans délire, les facultés iolellectuelles ne manifestant aucun indice d'a- Jiénation. Chez eux la volonté seule était. lésée par une 2)10 fonde perversion des sentiments; une idée, un penchant, un désir impérieux, irrésisr tible commandaient le meurtre. Il cite, cet lexem^ple,; Un tailleur sobre, appliqué,. étant rentré le ipatin,, s'assied dans un coin de la chambre, ;fefuse de déjeuner, puis, tout à coup, renverse Jes objets qui étaient autour de lui et se jjÇ^tje jgur sa femme. Les voisins accourus euren|/)}i plus grande peine à se saisir de ce furieuXtr^ie lendemain il ne lui restait aucun souvenir d,Ç|,(?p
qui s'était passé i>,floo £8 gncb ,9înoo£i otcM
La volonté est lésée par une perversion des (Sentiments, et vous niez le délire, vous affirmez »que la volonté est seule lésée ? elle est donc ideplique aux sentiments? Si une idée, un penchanit, un désir impérieux, irrésistible commandent. te meurtre, il n'est donc pas accompli on,, ye-çtu d'une lésion de la voloatéi là «joins iqiuelBjS ii4ép5
t. tlonomanic. homicide, I)'' Bottex. {Ami. mé.d. ps., I8^i5, T. 6; pag. 434.) Il
eftette' laculté 'soi6rtMlhé"mêttië *è^ë! 'i[^fe l'observation citée soit un cas de folieiti^VîHtJtïVè 0(1 Wîi accès de délire syrïïplômàtiC(<iè'i''tittè*^^'66ngestion cérébrale, ce que nous iricliiierîbns^f utôt à croire, comment l'intelligence âerait-elle intacte quand la mémoire des actes n'est pAB conservée. Le trouble général éclate surtout danfe la folie des actes; qui peut songer etl -présence d'un furieux à une simple lésion de la volonté', sans désordre des idées et des sentiments? -'S^^*i ' Si l'on n'est pas préalablement convaidcu^te l'impulsion prompte, quelquefois réflexeV^^t elle est irréfléchie et irrésistible, propre à 'feè'te phénomènes, quand on étudie la folié instiô^L tive, son mécanisme apparaît si obscUr que TOift accepte, faute de mieux, l'incompréhensible, pour mè servir de l'expression d'EsqiiirollBbnal Marc raconte, dans sa consultation médicoi égalé pour Henriette Cornier, u qtfune domestique, douée des meilleures qualités, demanda un jour à sa maîtresse la grâce de quitter sa rtïaison, parce que, chaque fois qu'elle déshabillait l'enfant de cette dame, elle était frappée de la blancheur de' ses chairs et éprouvait le '^êèi'r'^pi'esqiueiiprésistiblê de r'é(veritceii<î'Ji)>eno'b
"^' "( ''■ ! ■ iififf '(1 ,5hhi(noi( a'tttnmoitoW .1 I . Munoniaiiie hnmicidr , par Pcreira , ISiS, t. 5» pag, 4,"}. y
86 lUSTOJRE CJil,TI9l,R, , ,
On trouve dans Touvrage de Gall , sur les l'onclions du cerveau, « l'histoire d'un paysan dp I^ Souabe, épileptique dans son enfance,, j^| attaqué, vers l'âge de vingt-cinq ans, d'un peiqchant irrésistible pour le meurtre, dont le déye^ ioppement a remplacé les accès d'épileps^, « Lo;rsque cela me prend, dit-il, il faut, que,, ^,^ tue, que j'étrangle , ne fàt-ce qu'un enfant.» Son père et sa mère, que, du reste, il chérit tendrement, seraient, dans ses accès, les premièr^^ victimes de sa dernière maladie, s'il n'avait soin ^^lors de, se faire garrotter ■ . » ,., • j,^^ j^ g^,,^^
Nous ne voyons, dans ces deux observations, qy'une variante des cas d'Augusta Strohm et de Qlépadel. L'idée homicide est venue chez celle-ç,i à la suite d'une exécution qui l'a vivement im? pressionnée ; la domestique dont nous venqps de pajrler n'avait le désir de tuer l'enfaijt confié,^ ses soins que lorsqu'elle le déshabillait. Chez le paysan comme chez Glénadel, l'idée homicide n'avait pas besoin de la présence d'un objet d'excitation; elle était spontanément assez exaltée pour nécessiter le prompt usage de moyens coercitifs. Il n'y a de différence entre eux ,qu'eii ce que limpulsion était permanente çhQz i!un,
■lîjjïïîïmïïïïfMïofîT 3l )ijp ot'ioqqm niaiol .M 'i !■ '" 1? li'HJm niJtoia obioimofi
et intermittente chez le paysan' d'e 'é'oua'ié. ' Cliez tous ces malades, la même perversion des sentiments affectifs, la même idée homicide existe, et met en pérîl la raison et là liï)iéne. Leur état ne diffère que par le degré ainlehsiié. Chei tous, la volonté n'est lésée (^ue cohSécmlvemeht^ Nous assistons à la lutte de la raison, nous la voyons chancelante comme la conscience, et, quand elles sont opprimées, anéanties par 1 idée et le sentiment pervertis, que le meurtre s est accompli, nous les déclarerions fortes et entières, nous dirions la volonté seule atteinte'' • - ■' 'i.l' ai f
tions homicides et par des voûtions honnêtes, la volonté était représentée par des actes contraires ; cortime il arrive toujdui("s,'fâ*yolition''ta'^pHut 'forte , c^est-'à- ai re ï^idée et ïè ieiitimérit ' predominahts, 6m entraîné la'dèfei'îïlînâlicjn : bu'v àt-il là, à part la perversion et l'ifresislibiiitè-, 'd'absolument différent de l'état âe pàskio'h'f'Le principe d action n est-rl pas le même?
Il ne faut pas s'en laisser imposer par latliaiectique des aliénés au point de croire à l'iniégrite de leur intelligence. * ^
M. Pereira rapporte que le monomaniaque homicide Blotlin mûrit son proj&t, et qu'il ne
§8. , ,H,l§TV>U£,CHl|'nyUE I
choisit pas pour victimes ceux auxquels il attribue ses malheurs, mais sa fille bien-aimée, cellç. pPi^v.kquelle il l'^U^Oute la pauvretéy celle, qu'il: ne, v,fut pas laisser, m langueur d&f~rièmil'm\\ Cette conception, quoique raison née, n'estrftEe pç^^ ,ji^}jf;^tp.?,i,La., (Préméditation semble iMi^dijTi i^Qjç^ ui^e par.f^jte Jiberté d'esprit ;;elle,R,'iQ^l(iefth| pendant, chez les fous, que la conséquerjjq^iJlJHi gique de folles prémisses. , . . . ,•, ,,,,i| .,1111 '< En 1825, dit Geprget,,,unMaliên<4iriQf>iîW|n'«i dans la maisoDj de ^^îintéde M. Bardot,, tua,4flW!i coujp,,tle.couteiiu I3, flllp, , d,Ç pe dernier, âgéie dfti <]ix:septi|,f]s> pt çejl,aay|^ç,|^n,.fr,9Ji4,<j^lQ|il. Hi^vaU] caf,tié|,f|oigneusement dans sQiii lit rinsU'umentii de son projet homicide, en attendant de le metni tre ii exécution. M. Leurel raconte qu'une femjne
der^j.^r^ MRP,, RPf^e,, (;af^^,^ps,,soi>. jwpou.iflr*!') sabot qu'elle tenait à||la,(n^ipp|,^aisil.l^,in[\(pdiçc,i|i?iii aU|,passage, et rcût violen[|iiji,^i^ti<|rftppé.^lljro*ii ne se fût emparé d'elle, 11 y avait ,l/v,fi^joatP c^U\\ auteur, volonté et préméditation; en aurai InO/Jm
— /4fl.i-xji;dHio;> sgnol ob ^.oiqr. ^oupinfrinyl 'ib?. vfwbj,)] oyrffl'')! Inomo/uom nu iip uo .«iiioii
DE L!\IWlHt'lMi*<I»if,'l'lVE. 0
siôH dci déliré des idées et des seritlmiefiti', 'dM^' q#'Carnpromet'lâ raison sans détruire lé raisdHl'iement; riniiiohêi'etlce,' M pi'éclpitati'on"ëxirèWVé' des'actés^déMa pôttSéte* empêchent le nfialàdë d*é^ s'a)ilsii*lB rapport logique des idée^ ;"Wâity',"^ii^{lll* lai Ijf)érv^t<8i0tt éèt ' limitée' à'' u ri' petit' WôHdfete W lïMnfemèhéS'de 'IWprit, 'Te ' Viis'ôriiib'iHéiil'/ Mf défectuieiix qaMl est à certa!(ris égards, c(i![ièe:^Ârë' une partie de ses qualités. Ce n'est pas un mHtir de'iDkyt^ëtUre"ài''rintêgritè 'dés facultés' intbifleclù'éllb':'ékr'e<Ié§'^or/i li^sédâ aussi bien par'i'e'd'^-' lifla d'Une idêe'qiié' 'paf'uri^lUs grand nômlDyè'^' UA''fôllè èët''feèni'pH3té''dàrié' l'iih bt vBW^èa^}'
tiL^é'/qarliBbrfè' 'MêHte 'éï la' Wi)'A^i(iW rllirte?' ' Wôus n'acceptons pas comme radicaïé ïâdivi-' sidtf admise par Mare, Àubariei; Bàiichet et d'à^à'-'' tréâ' àUêMslésdepUiï Ès(5ri!iî/-br,' 'de ^k'^i/fearile' ' en i^aiSonriànte et instinctive. Eriti^y urife''corlë^t)li<tt*(îélirante et une îdèô 'fixd|''éiîlirel'i'ért'é-ct'É"
uftié» idée mmikMm'^^MhïimM^ iPW%\^'''
qii'é' dës'"hudhcte;" qli^în'é"côhcéi)'f(yri yftf^lê" noyaiii de folles combinaisons et d'aC!tè'é'6oi'fë^-"' porida!fitS';''et"qne le malade rtiééôWnâisséyori" étar;'qft''il ^o'biSâë'l^ioi,' rô«^èyèVin'lVlii^'(^ pbllsée lyrannique, après de longs combats intérieurs , ou qn un mouvement rétlcxc traduise
I /l I \n\r'\ Il j.
90 HISTOIRE CRITIQIE