‹ La folie lucideChapitre 50 sur 65 · IL · texte numérisé non relu

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immédiatement l'invasion d'une pensée morbide, il y a plus de différence dans le mode de réaction que dans la cause physique de l'acte ; la volonté, les volitions ne sont toujours troublées qu'en raison directe des perturbations éprouvées par les idées, les sentiments, et jes sensations. ".''"'' ' •„ \ ■'^*'"

Maine de Bn-an expliquait lalienation mentale, le sommeil, les actes des animaux, par l'absence de la volonté. Le professeur Royer-Collar(J redressa l'erreur philosophique par l'erreur clinique. Il distingua l'activité pure de l'activité libre, et prouva que si les fous étaient privés de l'une, ils ne l'étaient pas de l'autre; que les opérations intellectuelles des aliénés n'étaient pas passives quoique troublées , et qu'ils possédaient le conscius sut, s'ils n'avaient plus le compos sui. La fureur, le délire, la passion, Ip's manifestations les plus violentes de ractivïté n'étaient, pour le philosophe, que des phénoijienes de passivité. Les fous, les ap^ni^ux ne percevaient pas ;,|la, connaissance des ôbjej.s leur, était refusée , malgré l'évidence : c'était singulièrement abuser de l'hypothèse. Gomment, le furieu.x est un être privé d'activité? Dites que, c'est un automate, je l'accorde ; mais consl^itojis la fnrcc qui l'agite, nous discuterons après sa

DE LA FOLiE INSTINCTIVE. 91

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nature. Vous ne reconnaissez pas d'aclivité sans liberlé ? Mais la direction intelligente et morale des idées, des sentiments, des actes, ne change pas plus rien à la nature de leur force impulsive qu'une tendance contraire : il y a de l'activité paj"tout où il y a mouvement.

L'activité volontaire et libre , faculté fondàmentale pour de Biran , fut placée, si au-dessus des autres facultés, qu'on put la croire indépendante. Mais cette hypothèse, loin de servir la tnqorie de là monomanie iqstinctive et de, la monomanie en général, la rendait impossible; car si tous les fous sont atteints d'une lésion de la volonté, et si, l'altération de cette, faculté entraîne celle de toutes les autres, fln'y a'plus qu une sorte de folie, la manie.

La distinction faite par Royèr-Collard n'est pas plus favorable aux lésions spéciales dé la volonté, car ce n'est pas une activité distincte qu'il crée, mais l'existence des troubles intellectuels et moraux qu'il constate. On ne saurait donc élayer la folie instirictive ni de 'fùiie ni de l'autre théorie, puisque/ pour de Biran', tous les aliénés perdent jusqu'à la conscience de'leùrs impressions, et que l'aïlènation ne peut ni isoler',' ni détruire ractivilé, d'après Royer-Collard'.' '

'l^l le promoteur de raclivitè libre et les aliéna; ^ft'iqr. ^n'^'io)ij'i?;ili <i;n(i '^i'iyi' I idii 't'rio'l i;l

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nistës' ' (i'iiT 'Sôïït' iié'^àûri* "êcoîe philosophique avaient apprécie la communauté de nature et de lois des sensations, des perceptions, des sentiments, des idées, leur mouvement propre et leur association naturelle et artificielle par attraction et répiilsion, ils n'auraient pas violemment sépare l'idée dû domaine de là sensibilité, ét'lsitlivité nécessaire aussi bien que l'activité libFè',' leur eût apparue comme émanation directe delà! sensibilité physique, intellectuelle et morale. "" ' On a préféré imaginer une entité, une scfrte de pouvoir étranger aux autres facultés, qu'on nomme volonté, destiné à les gouverner, comme ^l'^lihë' forcé 'piùrë n'est "pas frappée de c'éciie,' partant,' incapable' d'aucune direction raisonnable. Comment, du reste, avec telles prérogatives, l'anarchie générale ne succèderait-elle pas à la chute de ce pouvoir exalté par de Biran^ C'est ce que né veulent pas admettre les partisans' des troubles de cette faculté exclusive. On oublie trop que la volonté ne peut être directrice que secondée par la raison et la conscience, que l'aictivité en soi est aveugle, et qu'en la disant libre, on la reconnaît intelligente et raisonnable': d'où il suit qu'on ne peut perdre la liberté sans perdre la raison.

Continuons notre démonstration cliniqu'é';*^Ndiis

empruntons aux Annales médico-psychologiq'ne,,^^^ s,ou8 le, titre d'observation de surexcitabilité ney; v^use, un fait très important pour notre thèsç,;^| , « Le prince de Talleyrapd s'était réfugié ,^i, l^ew-York avec son compatriote et ami Beaumetz, qui ne lui avait donné que des preuycjs d'attachemen1f.j U prince, ffit,„u^ jou,^-,,,i?plii,Cji,t(!| pa|;|$0n ami à venir voir une batterie. Riep,,!)}'^ pouyait trahir les intentions de Beaumetz;,il iPja.-i rut seuleoient à Talleyrand d'une grande exa^ltation et d'une çaité forcée. Arr'wé sur l'esplanade, il précipita le pas jusqu'à ce qu'ils fussent parvenus près du bord. Tout à coup il s'arrêta ail milieu de son discours incohérent. Je m'étais débarrassé, dit 1^ prince, Iq br^s dp, sou é^rfii^^te,^ <c Beaumetz, lui criai-je> voi^^ ayez le projet, |3(j me tuer; vous voulez me jeter de cette hauteur dans l,a mer! Niez-le, monstre ! si vous l'osez.» Après avoir jeté quelques regards vagues, il s(| précipita à mon cou et fondit en larmes. (< C'est vrM, rapn ami, cette pensée m'a hanté jour, et nuit comme une mmme d'enfer. C'était dans ce but que je vous ai conduit ici. Voyez, vou^ n'êtes qu'à un mètre du bord du parapet; dans un ii^Çj-

tant la, besogne eût été. faite. » ^. ,. ,,

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<iilf/^^Vnfiifi)vP^fi-H'}l?ii-'.iiniii'jii'jiion^.(ifiiuiU(ifirt

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Que Beaumelz eut précipité Talleyrand dans la mer, n'avions-nous pas Là un type de folie instinctive, homicide? Le délire a été rompu par Talleyrand, mais l'affection ne change pas pour cela de caractère. Or, trouvons-nous là ce calmée des sentiments, des idées, cette intégrité de la conscience et de la raison qui doivent contraster dans cette maladie avec le délire de la volonté? Est-ce une explosion de la volonté qui étonne, sans les troubler, les facultés intellectuelles et affectives? Chez Beaumetz, comme chez M. R..'/; de Bordeaux, l'intervalle entre la conception de l'idée et la réalisation eût pu être très court. En quoi la nature des motifs, le mécanisme de l'acte eussent-ils différé? L'idée de tuer plus ou moins pressante, voilà dans les deux cas le seul mobile. Quand l'homicide suit l'idée presque aussitôt qu'elle est conçue, le malade, n'ayant pas lutté, n'a conscience que d'Hn trouble passager de l'intelligence, dont on peut méconnaître l'existence; et g,i„. comme chez les deux sujets que nous comparons, l'aliénation n'est pas assez profonde pour que les idées et les sentiments honnêtes ne puissent reprendre le dessus en présence d'un avertissement donné à propos, on 4 la vue de l'acte accompli et de ses conséquencest; le délire disparaissant sitôt que l'idée homicide

DE U'FOtîE iNàTliVCtlVE. fi's

est refoulée ou satisfaite, on peut n'appréciel' la folie que par les actes, nier le délire des idées et (les . sentiments pendant l'attentat, et ne voir qu'une décharge imprévue de la volonté considérée comme une arme qui part au repos. Mais il n'en est rien , et le cas de Beaumetz éclaire celui de Mi R... et de tous ceux dont la folie n'a paru que dans le meurtre. Talleyrand a été frappé de l'incohérence des paroles de son ami, de-san agitation, de- sa gaî té forcée. Beaumetz avoue être resté en proie à l'idée homicide jour et nuit, c'était une flamme d'enfer. N'était-ce pas là une pensée délirante comme celle de Glénadel, qui n'a tué personne ; comme celle d'Augusta, qui a haché son amie ; comme celle de la domestique qui voulut éventrer un enfant, comme celle du paysan de Souabe, et celle de Blottin,. et celles des aliénés qui préméditent un meurtre? Je sais bien que, tant qu'il est combattu, le délire est contestable ; mais, de même que l'hallucination, d'abord prise pour un phénomène morbide par le- malade', finit, le plus souvent, par être considérée par lui comme une sensation réellement perçue, et devenir l'objet den.eoHCQpti'Ons cofiïplètemeirti délirsÉfites ,'^ môme une pensêerbètriiciliënoti motivée estvpai^ elle-même une affection morale, fut-elle maîtri-

9*' •i/iflïJr'itIrtrS dMvm^ '"

-.ujE'b scq Ino 0 açtlK' , ?]n9rni]n9e!^9D uo anoure tive, le Tiremier symptôme, est aonc ujie mec

metz, que le irouLle avait commence par les . ,, . ; 11) oi,.lKt-alrjo.LÇ ,9a{ji,9J.l8a9D raoriorn idées, et que, tout limite qml ml, i] avait com- 1.0(1 np-Jûa /Jbào J09 ii'ë,.9Bu]i|araoi(jo97J> promis îi Ta fois la raison et les sentiments, et, e* e/iJaniJtani qoigjjjacni 9nu i9upo7ni Jnarnsmi} par, suite, )a .volonTe. Mre

fil ÔYooiqè JicvB ngiog^BiJ 9l smlfiT 'fàJnoIoy b1

siri^êB ^'Uiûe pensée qu'il rfail?p„iPit(^i,^iM) •'%êfe)ÇSfeiPêtincl'f> '^i P'i»' ';' vous.çnt^qfjo^fjïî^'jfc %'fiîa^y|3'&J§ft^!ûlii, je l'accepte ; mmiUitç^q^, cessaircment Ift conséquence d'une idée ^.vifh'i^^nt ment prédominante, f^ii,p|^ift^^^ji^,Ja^p^Rfil§., àauGHfl|^,W9SJ4é^-^l/gft^q2 sldoo-il nn /; ■i9J-ioqqr,'i -n*9Ké"relicofitrdtiyAlè\ië^'M^ W %>^W^k, dans la société, des 'ï^ëHétflinéi' ffilktfniiaTjlMWf d'une grande moralité reconnue, qui. avouent^

prises par UBiac«è&d''ex'tmvaeranee'e1i mémeutd^A^i

DE h\imw^ TOTwri'iivE. 9)7-

IrocitQ',. V Chacun comprend, en effet, cçs teji-. daiipes singulières pour les avoir éprouvéeSiî^ divers degrés ; mais chacun peut aussiisiassurei" qu'elles sont consécutives à des idées, des sensations ou desi sentiments ; elles n'ont pas d'autre origine. , .,.,

Le D' Marc fut lui-même saisi de l'épouvantable ^désir, â\t M. de Castelnau, de jeter .^'.jîau un jeune maçon assis sur le. parapet d'un pont j^ l'horreur de cette idée, ajoute-t-il, le fit éloigner avec promptitude. S'il eût cédé, eût-on pu légitimement invoquer une impulsion instinctive de la volonté? Talma le tragédien avait éprouvé la même propension. Le littérateur D..., se trouvant devant un des tableaux de Gérard, fut saisi' du désir tellement vif de crever la toile d'un coup de pied, qu'il fut obligé de tourner le dos au chef-d'œuvre. Ne sont-ce pas toujours des idées,' des sentiments qui traversent l'esprit en pareille' occasion, et excitent des désirs presque aussitôt refoulés par la raison que formés : comment les' rapporter à un trouble spécial de la volonté ?'^^ *

,y,i^;Cordonnier de trente-cinq ans, d un tempérament sanguin , honnête , vivant en bonflei,

in'jiiovj'. i(j(i .!)ijiinooo't aJil£'iO(fi abn^'ig onu h

■rrr .,! ' M''-' -flf' 'j..'^ ^^»m ''■f,W"(' <''^ '''*'' MO'-'f'

I. Ùe lafolie' iiistantdnée, cônaiderée au poiht'd'è vue méaicoy«dtc)[atr«,.par! de Castelnau., (^rtn. lAéd. ps., 1851, pag. 307.) 'i

m i/iriisTCHRK flHiïiaAJH m

intelligen(*i 'Âvfec sa femttie, se précipiite but etfë, une heure après «oïl lever, la main armée d'oft trancheU Geîl€-(ïi"S'éèha;pt)e avec pëimmetl&QW ehfant /: on s'empare ide soli friâvl, le D' (îffilv'en- •Ihal'le saigne ; le 'soir la sftntê était! parfaite l^4fe itialade n'avait pas même le sotivenit^'ae'ée'^W s'était' pasSél^PlasleurB faits andlûgueis k^-cém^d sont cités par Mi tteCastelnau. 'ij oiiisiHyb iol Gé cordonniêT ressemble parfeitefnenrt'am'larltlenr 'que M. Boltex nous a doivi'né comme fô-uhomioide sans délire ;'mfiis nous awnisremia»^ué qijsftf te' diagnostic a manqué 4^6 pirëcisyteJ (tq, prompte et complète efficacité de la saignée tihex ié dernièt-ne laisse^Mcuni douie sur là' natiM^ des troubles intellectuels;;: .ijioi: iiu.' t.'jr/uoq yn ' Q^ioi qu'id en soit, àne juger que te'afete^, ces deux malades paraîtraient atteints de folie iBStinetive; la fureur est également instaîitpnêe ■et passagère ciiez iltoft'^^t l'autre; mais!ffiell(l«^ ïiôBce-l-eUe pas un délire général, d'autant plus iatonse q.ue les actions sont plus /déliiiantes!? LîagitatJon des personnes en état <3e rêve' ou de délire symptômatique est l'expression Tnême de leurs sensations morbides et de leurs hallucioa* tions^ de même dans la folie, instinctive il«^ v^r ladef eèdént àileur^ désii)g!)Hrésistitjle^k,;ftMg^^ fatalenieut que-le mouviejpiin;l|rè)Jexe-8jii(i(t kv Pî^Oh

m IkMMh INSTlNmiVE. «9

salioiinqui le précède. OTjiieupsdésire.sûnt leurs »#tiUoo(Si c'est-à-dire des idées, des seatimeirts /^iLd«s /Sensations frappés «ie peçversioniyujiiK.j

I Si l'on prend la volonté pour synonyme 4e désir, les faits dont nous parlons sont desitrou" |)les de oette, faculté ; mais ies idées et Jes-seintir IHoaîite sent pplfti aussi trôublé^j puisqu'ils softl les éléments des (àésir«v des volitiongi- Accorde^ tA-ofi à la volonté le sens de liberté, la solidarité «st/biieBplus intime encore, s'j'li e^t posait^le.!i»f>l

.[(jàiftsJs'espUqu^, l'état deçell^ persounérdont parle M. Parchappe, d'après Lorry. Une dame avait vu sa femme de chambre se jeter dans un poite,; elle en pcçut une impression ieU«(ju'elle n« pouvait voir seulement un fossé sans courir s'y précipiter, tout en criant qu'à toul. prix on la retint. Elle était d'ailleurs parfaitement saine d'esprit, maisrcet état lui inspirait, dit te aarca-f teiir, iine tristesse fort légitime. A part la difïérebce de l'idée, n'est-ce pas le cas de Glénadel, de «ett<j iServafflileiqui ne poovaiit déshabiller, sans ^e" tentée èe If éventrev, 'fenfant ^ui lui était tibftfiéfDeicias 'les ifôus instimctifs d«nt, noms wftOsi «draines occupés n'en e8t4l pas ainsi ?iOr, f^t pebtiMèipilàiMnaélhie -de la volonté*? L'imii pBfeion^'^ili-ientPaîfiéi-lfi pei's<^nne ■ dtol pairie ■Lbi*ry; 'nffest'-ellè piaB'ipliïlôl'ile'sou^'emr vivant

du vertige «qu'ellfii léprpp.yq.,^ ,yp,y^5^^. i9fi.,(?,9^^- ..tiqine. se Jete,r,dfiPS, i]R;ftVMf tl!^P^?.sflln,Ipfs,^B^i,|e spectacle. l,'JraBr^ê|joj).^^n^ft^yf}s^a|gg'j/l ^Ml-ive que. nous ipi^9(f,iÇ&î#ji)«i^,i}^Hf n^çj MfP'

, Avec lui. <Jufr;e swyepirpdjftRp ^r,oi;çjÇ^§f^tgj>r|^- .^ion persiste av^iç',^ ràf^p'^t àftï'êÇïiM'Kft'tt J»

même idée éveill^^j^^-g^r^^gP/gi^tj^ftjJ^ fli^e latitude, ou les niênq^,ip;i/^ny,eg)^ptfl^l„^j ,9 9^, aniriG'est ainsi que cette dain,e,, p.a,tji(qjfi|gi/ji^je/35(?^t jiaffectée, ten^, ^^]§r^^,fe,^^yff^f^\^p, ^i4p^f^- -tjtqufi H, en traînée qu'elle est.0^r,,^|Ç^^^^lp^Uj.,J(jpujouts présent de sa chute. Quand npfi^^Jo^gjs iji^yplontairemcnt et sans accidenj,,(J||^j:]|^ljp,jÇrç-

cipice, c'est la peur qui uous y pq^^^^^jCJ^ig|^st

,,,pas la volonté e^^altée, décliainée, d§|]^pg|e| qui

yiQOUSi donne le vertige, comme nojj^.l^yj^fjij^i^à

idit, mais lintelUgence ^TOubJ,ée,Ji^fiolfi Jj^j^r.

Le vertige esli!m>e4#aijij(aj]ce de raQtijîjtèjj||,Ç!Ç)n .,iune surexcitation; t^nlj,qiie la i:^S|(^:Çg^iyj^sou- ,;tient, nous montre q,ijp)e,^^ngçf,j^'^§tjp^^rigl, ,,nous sommes lerme^, ^tfcpfl^,^(f^tp^-r^||^ijjes ,>,à ébranler; n5i?i^Qqp,|^,4ofl|P(P^f;^^^^q,,,je^t jps

tombons., |l4)rj-,ytcw,yjq,qpqJ,^p^|-sof^f|Pi(ji]f,p|i^ps

'■yêormmm Wm^ ^ Met, 'tfè'sfafHt-n-^às

lée, et faut-n'qtië'WètiîcMëiàgîtfe^fcéttttï^HJi^r

déclarer qu'elle n'était pas' ^âWïaStgiSefeP'âiine

-W0Hii âff^^s(Vns'-qiue'ëk(g (k\ftfe 'â^«%it

■'iftJrtf'l^ëfeonne de son état, et qu'elle eMyuè-

^'iM^â^k première itiiiiii'lsion, n'est4ï'i)â|i¥ibi

^^SeHèflSÉIm'de folie-suicide instinctive n'eût pas

^^âiSiâîlié^^tFèiappïï(ïùô?i' '^yy '^i i^^^ <&Oiqio '"P Éâg^i!^{l3le's"l'rt4lMtnMiy£p.#gff<ogt#é s^Bis 'iâftiKMAkès encore, e<?$^fèrtlî4Méë)^iM«re •■TOM,^oftftiiie'ïéf'pïàvm9W^''ôJ:ffete{-^«W^

U a été pendîtht troiè ans âoMaf en Afriqilie'ittfH irente-six ans, il est marié depuis vingl-deui» ansi, n'a jamais fait d'eîicès. Dmi sept 'enfanta iqiwil loi sont nés, trois sont morts de c€»ïnruisiOns.l}h! acciderït épouvantable est verai'i il y ^^dix-hu'it mois, ébranler sa- raûony\ii\e petite tille d«i si k fcns, qu'il chérissait de préférence parmi' tdus'seti etifants, est tombée dans le feâ pendant l'abseftica de sa mère. Lorsque les parents sont rcnlréb,'!!^ ont trouvé sur le parquet le petit cadavre à detAl eoRsamé. Of> a^d'abord vouli> dèrobeniéelispeélj tacle ail père pour épargner sa senSiMIItéètitM" ï'elie';:'triafs rien n'a- pu t'empêdhei'''de tdiV'fea restes de son enfant, et rhdrreoriqti'Hlèfe'*ffc§Jl sentie l'a jeté dans le plus profond' flégoâî'd^ lu iie. Sans se livrer sur-le-champ a a\s\kmWMViMi extravagante, il a conçu le projet de se 'iteëéÉ mourir de faim. Deul fois il a terilé de le ïkéiïi^ à exécution, ^ànyavoii" le bobràgé de jieyséiiîi-éi^ jnèqii'au bont ; aéH'x fois il a tétité'de s^asphyiiëf par la vapeur du dWàfbïyrt, ét,'dJarts l'dti'e't)'l4'iS'H^

ctis, il ri'a >m^ fi^è^^ wm\.^{'4vm^i^^

^ërdu con'n^issaVVcè. "'J'i'''' 'io^fib noiteqiuoni I ' Malgré les privatiôHfe MmÛM ï^OTI^Iffl'pose depuis longtemps ;''l)lafi)ry'/e"iW^^/^/e"Hé mhprîf, 'ïï 'jbu i t habîtùfeirè'thèïi l' h'il il^wm santé physique : mais son caractère! "ftà^lifet^-

DE l)A|,S(j»WB l,W4f«i'!ilVE. i^

mmk/^mA ste» mai {mr ih. ao«t)9!aittôç ;• lii. «st

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j etefs ji fWrjre ; gen 1 1 dMpcftraj^ i;tnaiisi i li 1 s& ■ demande bieivli^th^ p&Uttjmni Bie pasi leii^aissea- àrsaplacef^ Daas iaeonversftiMmiiÈe'ipfflDaet-énide .leitûntrer diees^iblui jplmôâ «(iienen!«iei(krbite dc^battre^soB Iriterioçutetc fi raais il se suodèrei à lîinstant; eu r^fléfllmsant à l'abswcditéiClie .tafiteiqu'ile^l^guï l^ poim.dfi m^mmrm'l h .friclno nos ah soJ?,t( r!Çf^çfc(3JÇ[5itidÀ|iii;qM('»|ne(f§sJ,«,aQ.qoî^çe^^iQHg- <i^ifl.m^fi:.lui, M'ay^s,eot,il"esprH< .^^n^ ijw'ji sqU pos^i,t|le>à pergoRijiç (leiJçi,?/ûupçonner, de ft^'^ie,

§e,U,y^^ à. d^.i^ptp^ fiîiiff^vag£)f]ts.., JJiipamJf,^. PW^^n,t,qfiU| ft';Çfl,e?t Pj^i^çitlJPHf^.^ft^v G§F,fiU

l'inculpation d'avoir frappé 4;nn.^tMjip ùp ^abpt i^f]e d^me, iaplï^psive qju^,,^;^t,|re.uçoïjf!;',^^,,,gur ^fln ç^^ieii^jn. , Le, naalf^de,^,ç^'^Jiçju^

10'4i! iHlIBÏOlEiyCRlirnieLB.I ■ni

> Trairàfèléfà afeêtoëipxorome latteiQ't i id^liénBe I titawiinentàle, Rôuaselot est parfaitement' «ahiieu d«BWBvsoBji9ntréeilà^.l'llaspt<{e ;'tiè(%c-Hel linfrelàli aublînoaclier.de moUmi&i,l-maj[^& ie&vIentàtioiBSii dorit il'est assailli. Sàisawté'plïysiqiie estibhâfeOÉ**;» lante, soit àicause de èooioisivetéifoi-eèej gai^ifiq pèse beaucoop^'^oitl à' oauseï ées> lïnqa iétifdFî'Jïîeab légiWmes^qu'ih^coii^oit' aû^s'»iet'«to>^fete'ifetîlilttud Ses: discbUrs sorit reriiplis dâiboni'SçnayetSii^pïwv raît se rendre très bon compt)e?(iÉ!!.!S®af;^jBlQiaàl 9b

-i0n l'a mis au régira^iduitectsMfdètfënetahp A4iïrde»l(iuinc[!uJnapiil sebpteiiit qfaejbesjifaédàioafl meiitsilui'ialtèTent'la digesïiôïï»'œllIliii9'caa8etilrtJ ddSfinçiBxifl'EsaxDmaa OafeebÉ'J(»blîigiédde»Mini&ntï«rtj laïquèintïtiï èei 3e8!al!iii»eiirtsuiteoibinja®Kfi4*éJa8l diî maWde est; tPè?' satiisfaifeantijiJoiiteitdiiïMoiïUbiil continae 'SBîlâit iTBtfiarquerf^dâiîià Klntei)i8itljl«jl©fi Méest/îares/ il jiDairviéhtài|îoo8upBrq'â»8e diÉlraiP©? il èubïei ses bhajgfioà , #^!SuppoTteT$sèezî9M'ÈWlœ eoWradictioïij et<a^(^snmb Tplimiùmê'abmndMimni mses'én^ulsiomà Lâe!il8;lmali, ;l%)ijpii!lplc<iqieiit1(é Phospiicë pc^Ffai'lemént3gtrt!riilliGÎ Jno iol iup abio

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100 i/iiisïouaei CRifn^L/Ei m

nom diiéfent, et tout le monde aurait en partie* raison ; car la manie peut revêtir toutes les forw mes de la foliei^ sans i excepter la nionopfiaaie] instinctive. Elles ne sont toutes que ées BïûjieSt de ce type commua, ,qui ta pour caraiCtère eon^ni tant l'aliénation simultanée de la raison, de l^t (xinsoiiewice-ei (débite. -volonté,. Gfestràtrdir»i!dff;la liberté- :.| siJnn^iif, rit.i •'Hn^'/'i'tn f'V!'!';! ^«iniao'»

Le trait piincipal de la maladie, |d.e Roiiss^lqf, est une impressionoabiUté« anori]t>f|)e.,;;iiMi J|^t porteiàifrap-per, ,¥e8«ontr3dict,ears 6(,4oi?ia^.^,^ï^. idàefi une ^iyf^cité,U'ès,Si9iiu;en|,^\(oisiue,^ii 4plif|P,-.! Quand la, névrose :(ies organes, |de l£|, sw^ittUI/^; intellectuelle et. affective ; est arr^y^j à,jPf,,t^,i(i^j (lirritabilité, toutes les conciepUoiii^,S(Qj>t||pp^s^-r, blés, tous les actes .peuvent se réiaji^er. .Qfxç;.^^^^^ idée, tel- sentiment, telles i^ps3|ioi;i,,j)|Ç^yja)l^H^^ détermine irrésisliblec(ief»|t, .uiif,,a^ct^pn,,q;ï^e)c|û.p^ que,, . noms . .m . yoypos , jam,^is, ,là . i^tA'une, ,v,fkrji^t^ dans Tespèce ou nn-stc^^ie de lafoliegénérali?»! En effet, non seuleinient le même, sujet pei,i| s^Çt-^ cessivement présenier les foi;iïies ^le^iplvis pp^p^, s(^es( dciraliénation men|,ale, i^ais,. da,i,iS:,U)us, leSi^fis, l'barmonie de respqt est t|'o^JjJpç el, .la, libpft^f dpiruite,i4ii,p);çu;\ie,|èyijJ{ii?,t^j^ft .f^t^d^^^ les p&tes,niiên)^s,f(f,f^fn ^i r,qy^ ^f^^| ^j^^ «s-fj^n jnp

Rousselot nous montre que la première idée

DE Ltt.li>'iOEll!:i liV8IFliN«rflVt;. tm

qui traverse la tête, soit d'Un fou, suit d^étai jndj*-i vidu dont la folie est latente et inaniinente, peut; piKWoqttec une action correspondamle,' Iqué telle' est'l'origiàe de toutes les folles ihit)nlsiOns,i eti que la volonté ne prend part au trouble des ac^' tes qu'au même titre que les autres facultés, ffi»;) ilQiianil dB nfe regarde ipas' tes fectes déltrantS' comme l'effet nécessaire du désordre préalable' de l'esprit, 'en 'è'expose, si le malade a des mbtifs dëilissiWuler.'OU- Si l'examen est incomplet,' à ilBéconfifiàî'tré deyiésioihè d'aillenrs certaines id«) rintelligence; b'est ce qui arrive pour les detibi' aliénés dont parle M. Renaudin : 'i Ad commefl-ir' cèmént dé 1839, je ret-us an jour à Stepbanfeféldi uA viëillài^ qui avàit'fâit cbb Mplusî'éute(ëtt-i» tài'ite^ àfe sulèildè!, (|ui"se rattachaient à nh étâti riâllddiiErtèirèJ'Létoalâdehe faisait aucun eSoH pôlii-''d'?sfeiiiiui'er uné'si'tiliàfloh'aoot il n'aVâil ^ài' conscience; ntois naturellement peu expansifj'il' ne' répondait qu'aux questions qu'on lai adressait',- èï, sans éluder l'investigation, il étàitiloitv û^\m '^-fiëVli^f 'déë 'e^i^iM^WS.' ' Ateii Wmi-' féHktiôTi 'ordinaire ilb révêlait^^llë v'x^n 'ûeê abeî*^ i^tibias ^xitiï fclet îbÔiVWu' étdlt le' jôUeti'Ées appa^l reHcésH-oWj'pè'n!s^s"éh'fiii']!)bèèr'ent*^à! titi' aVo'caltU qui causa un jour avec le malade' étt'tî!àita'rttira'-^

■t'illl ■||'MII|Ml.| ri M(ip iltlMMI ^IIOH lol'i'^Mûfl

l'UI ,1/11 l/ll''/! II. lu I /-.i -lu

un i; laijijtiitriy iiimIi lifivuoq ellil aJiS'j 9b ailol sile. Un e^c^^,^^il}%}M^f^Mf^^^Ê^

séquestration, qu'il considérait comme arbitraire. mii) ôJjiij alimq.oD •lougLliu.rn fiBTiuoq .aO L autorité, judiciaire, procéda a, une enfluete. et

. Ml(irff!^^;rr ).'^ M-lifBb 9llflCb XUSO 9&;iI33013

1 interrogatoire avant montre aux juges la parfaite lucidité du vieillard, il tie^iut nécessairement tenu aucun compte ae mes observations sur des syinplumcs non apparefits dans le moment. Un ordre de sortie fut la conséquence

immédiate "àé^cé^te en^uèi^; mais peu apeurés ui<.'<i uhjinn.noH suit asufinoo isauB lneii>là Q^nd^ après, on trouvait noire naliucine, qui s était

pendu derrière la porte d'une auberge dans là-

-q\3glfè^l ét^ît msfelâtt.'trùs'™ îâffv^^tfrait

'à f appui de cette observation '^ôlfi^'tîfeâlbîilpêr

iWAibien il faut donner d'attefitî^%M%féëlP-

'gations niédico-lcgalé^l %m%î/^ftfe^\'eut*'Jâ§oêb

'laisser entraïnéï'^à'l%¥fêli^flJS^- ftln^êxrftflètfitrëb gupgrfjgig]0);o'/9b &l slojs'l jjo Insmora ua'npgui

'■^'vmfàmm^. .^^n^^j'âiA^ ûiëmMk ^^

l«tion mentale par le mëàê^Mm^lî^^ niler de l'examiner. Elle étaît'ïMdPfâ'fif 'en ^WÂfe ^'{th^tfMM fiailti&inafotVé'fkfô^ èkf^H^

tait dés qu'on touchait cette corde. L'eHfeeftÎDÎie de ses idées était bon, mais la chaîne était rouillée sur un point. Si l'examen n'était complet, la

1 jumn.i .iHior;^iii soi

folie de cette fille pouvait donc échapper à un

»n'6S^'àî)Mféf fe0fifnle^i!yl^ivl''^5^. ^'' ' ^''^ .aiteiJidiBSfnino'jliJi'iôUianM li un .noitoJasunâa On. pourrait muRiprier de .pareils faits erfes J9 ,9Jarfnn8 stwji firaoojtt.eiiEioinui .yJrinji/G J grossiras ceux dont le délire est dissimule. .,, -ifio . ;ifiom J(TB7fi QiiojfigongJni I

Ji ce vieiljai^cl^gu/^avait^mjRdispnn^^a f^n^.

^u nombre dyegjt çersonoeSj^^avait^|i|daré

pendant son agonie au il leur avait fait prendre

- ..;>.! 3Jn6iBqqJ non 89mojqmY8 33D iJJ8

de la mort-aux-rats, sa folie n'eût pas même été

an;) jjî fijT'anioa 9D 9iDto nir .In9m

soupçonnée. Sa nrobité. sa aaité. fSa.bienveil^

^ I «[finr :9T9oj5n9 mTv> hb 9}fitD9rami

lance étaient aussi connues que son amour pour -EÏ anfit) 953i9dufi Qnu'b 9îioq cl 9i9i'n9b ijbn9q

jusqu'au moment où l'acte la ûé\oi\e ^^j^^^^m^ ^l§lf§ff^afP(feJg«rsidée^je^,g^,^^r^^jQ^^çr

rfHï?(d^s l^f3i|ac«èfcrii9BiiB8 mm^tûm

9TcfiffWo'J .9bi09 9J199 lifiriouol flo'up 8àb tir,) -liiJoiJifiJà 9iifcrio rA alcm .nod îiclà zQèbi 898 9b <;l .l4lnrfio.) tifitô'n n9fnf;x9'l i'ê .jnioq n» iii8 eol

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