Aubanel. Ann., méd. ps., I8.5G, pag
r.fi ,gRq .Ityi ,.?■<( .5v>t» , it»k ?-llioT 9b ,11
• i mil lîi > :i,ii(ii'-iM 'jei
caractère particulier de flxité et d'en^i-aînemq^^
imcompalible avec l'état normal '. » "
ose- ^ •'. . .'ip^MiM
Les hystériques et leur progéniture, sont pr^s-j que dans le même cas. Tels sont encore les demiidiots , les imbéciles „ Içs hommes héréditairement nervejrs , OU élevés à l'école, du vice et pousses par cette fatalité que Mirabeau a définie d'un mot : « Nul ne réfléchit l'habitude. » Ceux dont l'ignorance est égale à la perversité ; les sujets dont les passions ne sont que l'expression et presque le symptôme d'un tempérament voisin'dc la maladie ; telles sont beaucoup de personnes impressionnables et irritables à l'excès, incapables de se maîtriser ; les malades dont l'état, mal défini d'ailleurs, détermine des appétits et des penchants morbides ; les malheureux qui n'ont cédé qu'à la misère ; les natures, enfin, qui n'ont qu'accidentellement faibli. „
Voilà autant de coupables dont les fautes inspirent, au moins, autant de pitié que de mépris, et qui rie doivent pas être confondus avec les Crïmiriéis ordinaires. — Ceux dont la culpabiiîiè est plus grande, parce que leurs parents ne leur ont transmis ni penchants yiÊieuXj nijxLau-
W -iisq ,M'^I .-«q S»»™ ""1^ '
t. Morcaii, de Tours. Am., mal. ;».s., 1844, pag. 95.
vais' exemples', dont l'instruction a dévi3lo|[)po' l'intelligence et la raison, qui n'ont pas connu le besoin ; dont les crimes ou délits ne sont que les excès du vice, et le vice l'abus des faVeurs de la fortune, ceiiK- là mêmes, dis-je, né pèi'ivent guérir du mal moral ^ù'à I^àMé du 'ttàUë-' ment Intelligent et idhâWtalîlé ' '(^ûi Vrihvieiit'';V tous les coupables. Aussi dèmandoiis-nôué, a^fec Cabanis.' que les prisons soient les hôpitaux dii' moral. On veut corriger, et les moyens dont"('»h' dispose pervertissent ; nous exigeons de l'homme déchu qu'il devienne meilleur, et il est livré a fa' contagion ; au sortir de nos mainS', Ce h'ést pllis qu'un paria, et nous réclamons de lui les VèrtÙs sociales. Ne sommes-nous pas dans une fauSsé voie? La société serait-elle en péril, le jour ou les prisonniers seraient considérés comme des malades et traités en cônséciuence ? Ne craignons pas de favoriser le crime par la pitié. Je ne sache pas que le respect que nous avons pour les fous en ait augmenté le nombre. Montroris-HHuâ'^secoXirables et même sympathiques au mâ\"le plus hideux, il ne saurait en résulter de pires consé-^ quences que de nos habitudes de répulsioi*! ": l'homme tombé ne se relève que par la charité et l'espoir de l'estime. Nous avons raison de nous grandir à nos prnprcs yeux, de' proclamer
DE LA l'pLlE INSTINCTIVE. 199
iiolre fprçie morale, ^ai^ non de rester insensi- ^!à^"^4*l?fps§ps, ^e n^s,seftib]a^le^'^"^;^^^^j.J .^jEn^^^énéral, nous apprécions mal la respop-, saj^jijiité, N'est-ii pas vrai que le type de la liberté est dans rhqmme vertueux, et dans le fou le type cqntraire? Auquel des deux l'assassin ressemblet-il le plus? Nous savons que la perversité n'est souvent que le prélude de \a perversion, c'est-àdire 4,e la folie. Pourquoi donc, le traitement des crimijiels est-il si différent de celui des aliénés?
Il >l '■ ' -ir./Ulil --'.i " i-i;jll!ir ',,";>■/ !'/ ;■.'. .'1
Depuis Pinel, on ne fait plus , couler le sang des fous ; espérons que le temps n'est pas éloigné où il répugnera d'user des dernières rigueurs envers les assassins, et qu'on appréciera mieux le neu d,^ liberté qui reste à des êtres si dégénéréS|. -p « ypirei dçypjr était bien, tracé, dU,M. Blpileau de Caste)nau; vous deviez éle-r yer rame du coupable, vous la corrompez dans vos prisons, ou la lui ôtez'. » , . , ,
Ne rendons pas le mal pour le mal ; efforçonsnous plutôt d'améliorer et de, "uérir: oublions les temps de cruauté jjuridique, dont la l,oi qui prend tête pour têtp rappelle le souvenir. « Il|est
utile de jeter parfois, les regards en arrière, écrit
. iiOitiiLiqoi. UjS /,OJju)iu*.[i c.Oii 'jL ju]! c'j.JiijiJï»
tljifid-i f>l ijsq otjp 8vèl9-i 98 9n àdmoJ omraori'l ob fiogiiri <(fn7R ?aioVI .smilas'I f^b -lioqas'l Jo
300 l'HiMOifti? cMmoL'i"? '^'i
à ce sujet M. Clément, de l'Académie des' sfeleiï-' ces morales et politiques, de voir à l'œuvré le^ lois qui, considérées comme indispensables par' des hommes judicieux et bons, sont devenneb^ ensuite un objet de dégoût et de terreur, dont l'idée seule attriste l'imagination ; on apprend a se méfier ■ ttn-^eii' <ie soi et uw tpieu BfKviBS-de' l'avenir. )>*■• ^Tf;! =; "ni ''tn^j é efmom eibfil
Voici ce que dit encore Montesquieu'':';l(9A!y Japon, on punit de mort tous les crimes; dos âmes partout effarouchées, et rendues plus atroces; n'ont pu être conduites que par une atrocité' plus grande... Il ne faut pas mener les honîmés par les voies extrêmes; on doit ménager les moyens que la nature nous donne pour les conduire. Qu'on examine la cause de' toUs iles'fëlâ^I chements, et l'otfï veirra' qu'elle vient dé'l'im|y<r-''^ nité des crimes, et non pas de la modération M^*' peines. Suivons la nature qui a donné aux hori)-' mes ta honte comme fléau, et que la plus graniJe/' partie de la peine soit linfamie de la souffritW.'f- Ilyadeux genres de corruption : l'un, lorsqiM*^ le peuple n'observe point les lois ; rautve; lb?&^ ' qu'il est' corrompu par les lois", 'm'ai aiitvcWrablb, parce qu'il est dans le remède même. »
Piolitons de ces sages enseignements, et là clions t]o lie pas mériter qu'on nous applique
DE l4Ai,,HQiijE, INJ^iTJMiEi'rJVE. SAf
cç§.,, dernières paroles. Efforçons-nous deirectis Q^l" ]ç8ii(JéeSi IjQs sentiments, les penchants des qft^patii^-iîdjs fétabliUîrjiarmonie de leurs intérl ïête;^vec!ceux de la société .par des mobiles honfnêtes ; de gagner d'abord leur affection ; de ne p,a^,Oul^Uer,;en un mot^comme dit si bien M. de! Çftstelnaui, r^q^'un prisonnier représente une marladie morale à guérir et une éducation à veîamiiH Que la durée de la peine ne soit pas rigoureuseipenl.limitée^que liberté devienne synonynfiei de iSîknté morale. Quand les détenus sauropt-quo. V^eat n'est accordé qu'après guérison, les hôpitaux du moral ne seront pas moins redoutés que les prisons. Celte seule mesure diminueraiti singulièrement le nombre des récidivistegui/of*t pinion de M. de Castelnau, ($uie;inous(.iio(js plaïKt) SQnsà citer, parce qu'il connaît bien cette quesKi tiop, est formelle à cet éga»4 10 •'.'fc'iau leur id'pÈK acte criminel ne doit être rendu à la sooiéte( qu'après que sa guérison sera constatée, et qu'ifc' aurai acquis un moyen professionnel pour lui i assurei" son entretien; et son utilité, parmi sesi" coQçitoyenst[;(»:?iio[ ««*! tnioq M'/'iesdo n olqoaq 9l .li.es institutions plus encore qiiOiies lois^ fornp "-.smém Mbetnei '*i '>inGb )?.3 ii'np ooisq fit »9 ,Himmm-'A,,')im 30î^c« roi 'tb annlitoi'l •«tiyiil^qfi «fKKT iin'iip v:)\mai ^r,q m ' ;■ '
208 I /HISTOIRE '(".lUn^jHE h,
ment les mœurs ; c'est à elles qu'il appartient de tarir le crime à sa source, en combattant le vice,, la. miser* et leuPSi principales causes : l'ignorance , la prostitution et l'ivrognerie ; encpre^ faut-il que les institutions soient secondées de l'esprit de la famille et des lumières de la science, et des sentiments de charité ; une bonne hygiène domestique et publique, intellectuelle et morale,,, fermement soutenue par l'opinion, et défendue , par des lois et une magistrature non mpin^J.?-, louses de prévenir, que de réprimer, rendrait la thérapeutique légale moins nécessaire et plus efficace. « Il y a une hygiène morale, dit le sa-, vant D"^ Villermé, membre de l'Institut, comnie il y a une hygiène physiqije, comme H y a upe hygiène intellectuelle, Lia içonnaissance de nos, penchants, soit vicieux, soit, vertueu?„,(d,Ç| Ipiji,!;'?, . effclsi leti id«? circonstances qui déterminent 1^§| uns plutôt que les autres, forme la premièrej,,^^ Prétendre corriger les infractions aux lois avec, les seuls châtiments ou supplices, c'est ignoi|'p,r| le cœur humain ; c'est ne pas saypir que la mf^rj, raie des peuples est toute dans le^s circonstances;, que, s'il y a des individus coupables, il yj^.f^q^^jj des préjugés, des usages, des positions, des institutions qui font naître les crimes, et que ce sont, avant tout,, ces pofii^ion!^,„,ç,ç^,i,ps,l,i,l,i,|ljnns.
DE LÀ iFOLIt; INSTINCTIVE. 20»
ces préjugés qu'il faut attaquer ou changer pour arrêter la démoralisation publique. » '>i.'
Exprimons enfin l'espoir qu'un jour se réali-**! sefa ce beau rêve de Condorcet : « Que les lois achèvent l'ouvrage de l'instruction, que partout elles respirent la justice, l'humanité, le respect pour le malheur ; que la crainte scrupuleuse d'y porter atteinte s'y fasse sentir à toutes les lignes ; qaè'toiîté cruauté dans les supplices, que les exécutions qivi accoutument le peuple à la vue du Sang en soient bannies ; que dans des lois sévères on voie partout le désir d'épargner aux coupables ou des douleurs, ou des sentiments trop pénibles... Que les institutions publiques s'unissent à l'instruction, aux lois, pour former un système fortement lié, dont l'effet nécessaire' so'it d'imprimer à l'homme un respect scrupUH lèux^' inaltérable pour la vie et les douleurs dé', ses semblables ; un profond amour de la justice^' une vive horreur de toute oppression, de toute' bdi'barië,' et un mouvement habituel et prompt qui le ]!)oi'te à désirer, à vouloir le soulagement, le bonheur d'aulrui, de même que son propre
bonlletii'('.'').'89W^^Qf-"
;înr 89h .annijisoq ^^h ,39§C8u ?9b ,8d§fj[.âiq 39b lO Ofjp )o .eofiiii il iffp p.iioitritit
Nous finissons par ce tableau idéal de la société jouissant du fruit de ses institutions et de ses lois arrivées à la perfection, non pas tant parce qu'il est touchant, écrit de la main d'une victime de Tinjustice et de la cruauté des hommes, que parce qu'il peint bien l'esprit dont nous souhaitons que le législateur soit toujours animé.
Telles sont les conclusions générales de cette étude sur la responsabilité humaine. Il ne nous appartient pas de les préciser davantage, trop heureux si elles sont logiquement déduites de notre thèse, et conformes, comme nous le dési-' rons, à la médecine, au droit et à la morale ; éil' un mot, à la vérité. '^^'^^'^ anàrnonàrlq no'b mib gjjjoT .97ij39[c[u8 uo 9viJj9ido noiJqaoïaq 9b . ^Q^d&^Bqé^ai gJaaraàlà zuab înaiJnoa aàanaq ,9àbi'f )n9fn9lqfni8 oo floiÎJBanae-Jnemitnaa-gàbi'l uo èulq ,9vi7 aniora wo 8ulq aoialoqmi sau Ja -rinv ifcioBa 9n flo'wp iiu^ li ùo'b : 9Jn9J£l aniom laanaq anfiaJniraaiifilaoloY ligB in 'liol
,în9i08 89ll9'up 39ll90p ,890101 8db 9TU}Bn JSJ
luoq aibfl9iq aiîq oacb iu&\ su li ; aqqfirioà âooci -àriJoqYri son JngivooD wp araon 89l &aiH»9t 89b àJiviJoB Jom al aup .9lqm9X9 isq ,9iioT0 Ja ,89a hXûa^ gnu atn98aiq9i ,98orio anu é aupilqqfi'a
arini?vffa iin firnRrn .■'(\ni:\vtaai\'(i r.iin^/ orinnoi
ajQlTlflD afllOT«lH tue
-08 bI 9b l&shi ujBSldfit ao ijsq anoaginfl auoW sfa 19 gaoiJoliîani aaa 9b îiinî ub JasearDoi èJàia Jn£j 8Bq floa .noiJasheq jîI é asévins 8ioI 8(j8 sno'b nijem jbI s' , m&tbuoi J89 fi'op soisq -rnofl 89b àJ/jjBuil^J^ ftWg^fejauifln 9b gmiJoi/ Jnob ihqsg'l asid îaisq liup 90iBq 9Jjp ,89(n aiuoj.uo) Jioa loaîfilsisàl si aop 8noJi£riuo<i 8uon
^ .àrnins
yW90 9b 89lB19n98 8nO!8Ufoa03 89l Jn08 89lf9T
auon 90 II .sniBfnijil èïiM&aaoqasi fil w& sbuis
qoiJ ,82fi}a£VBb Tsaioèiq 89l 9b sjsq înaiJiBqqs jLavoïonlé est la faculté détendre fermement
et intentionnellement vers un but, en vertu d'une i^ée, d'un sentiment ou d'une sensation, c'est-àdire d'un phénomène actuellement prédominant de perception objective ou subjective. Toute pensée contient deux éléments inséparables^: l'idée-sentiment-sensation ou simplement l'idée, et une impulsion plus ou moins vive, plus ou moins latente : d'où il suit qu'on ne saurait vouloir ni agir volontairement sans penser.
La nature des forces, quelles qu'elles soient, nous échappe ; il ne faut donc pas prendre pour des réalités les noms qui couvrent nos hypothèses, et croire, par exemple, que le mot activité s'applique à une chose, représente une entité connue. Nous n'apprécions, même en physique.
iW, HISTOIRE CRniyUElii
que des effets, des propriétés, des pliénomèii«s ; de plus grandes prétentions en physiologie mentale seraient déplacées. Ne cherchons donc pas, contre Timpossible, à pénétrer Vessence de l'activité, mais observons exactement ses manifestations et leurs conditions. Or, rien n'est plus avéré, moins incontestable, iplus évideot* M^ue l'intime relation du mouvement et de la sensiMlité prise dans sa plus large acception. Limpul- ' sion qui détermine un acte quelconque est nécessairement précédée d'une sensation, d'un sentiment ou d'une idée, et fort souvent ces irois •phénomènes sont associés. '<'.i -■s'T':>^r-rfo.ri • Il ne faut donc pas disputer sur des mots, el ^«e retrancher dans des camps opposés; te dral'peau de l'activité et de la sensibilité est le même : on ne peut en faire deux, sans porter l'anarchie dans ces facultés, qu'en rompant leur harmonie et leur solidarité naturelles. — Voyez le mouvef ment qui suit l'impulsion sentie, soit par l'ani- ' mal le plus inférieur, soit par le nouveau-né; ^•comparez-le à celui qui se produit chez i'enfant ctet chez l'homme surpris par la douleur, c'est tout r-un. On ne peut nier que le souvenir, Tidée ne ' puissent provoquer une réaction égaJemeût réflexe, semblable à celle qui suit la perception extérieure. C'est, donc, dans les deux cas, môme
Hiécanisnid,! même odginedei iiM)uvomeiit.i|[j),ii coaçoit aisénienti qm^ l'instaDtanéJ% d^i i l'acte .-déteKaiitaè parla penaée ne imodifle' pas .essen- -tSellëment les rapports des phénoraènea qui mous oecupenfc : l'action s uppoae. donc ; toujours june émotion préalable. gnolJifinoo ?-iHef le anoi] 'ujj iQdarid ' on- vôiit Inactivité ' de l'esprit, c'est-^à- -dîreilecboiX!, Tordre, l'association des idées s'effectuer en 'vertu des lois qui gouvernent les sensations, les perceptions, les sentiments et les Wïeuvements ; les besoins,' les penchants, les instincts, d'où émanent les excitations aux actes conservateurs de l'individu et de l'espèce, 'se trahir par les manifestations les plus vives de la sensibilité ; les impulsions se montrer solidaires de la pensée au point de réfléchir exactement et fatalement toutes ses situations, on ne peut plus douter que le mouvement ait sa cause prochaine dans le sentiment. On reste convaincu que les fonctions d'inervation dépendent des centres de sensibilité, comme les fondions musculaires tsûht' • SaunliséB ■ i à iceites; •• • d'inervation . -^ Les 'TnuSeles ont 'lelir contractilité propre, mais ils n'entrent physiologiquement en jeu que sous Finftuence des nerfs moteurs ; de même ceux-ci seraient inertes sans les émanations qui leur viennent des nerfs delà sensibilité. Dans la pa-
\i08 HISTOmE CRITIQUE
ralysie générale, les eouehesiprimitivemënU*! parliculièrement lésées sont celtes qui présidefit à la pensée; il isuffit de les détruiiiejsui^'UWiâiwîmal pour le plonger aussitôt dans l'InerWé. N'est-ce pas la preuve qu'elles sont à la foië-Vôt^ gape, de rintelligence et de la volonté ? fioili; ,.i,,ypiqi, .inos ^conclusions physiologiquesrnîifflhife ne connaissons l'esprit que par ses phénomèneH; il en,,r,ésulte ,queiii0usine pouvons juger «lealla .jli^^EljÇiii.iC'es^-àrdire ,de.la.i!aiiisoiiiét de la"consv cience morale, que par lesvoliitiens. Orvles wlitions n'étant que l'impulsion plus ou moins éclairée des, sensations, idées, sentimentsi,ii en découle,, que ili^s léisions-de la facullé-de'MCwaliflBT intéressent la faculté de penser, en un mot, que les maladies dei la.raisoû, de la conscience morale et du libre arbitre sont identiques.) «ol filâv
Bien plus, toute sensation entralnaM!it*»faflklement après elle une idée et un sentiment coTTéspondant, qui sojit naturellement et toujours 'aè*sociés, il nous paraît aussi démontré quëilefe affections isolées de l'intelligence et de la sendi^ bilité morale ne répugnent pas moins aux'tdis de l'organisme que les lésions propres et exclitt^ sives de la volonté, i mi'^i
La monomanie d'Esquirol, folie partielle ide Tune ou Tautre des facultés de penser, de sentir
DE iLAtIFOlJE fNST HSCTIVE. "*^9
.eti.de vouloir ne saurait donc exister. NoiiS ne jiïeconnaissons qu'une espèce de vésanie à pro- ,-prenfltent parler , la manie. Nous acceptons la ffionomanie comme une forme remarquable d'aliénation mentale; nous savons qu'il y a des aliénés qui raisonnent et agissent sagement et ^librement hors d'un certain cercle de conceptions, mais nous pensons que quelque limité que soit le délire, dès qu'il existe, tout l'entendement est -compromis ; le uouble est partiel en ce sens qu'il ne s'étend pas à toutes les idées, mais il blesse nécessairement la raison et la conscience morale, .puisqu'il détruit la liberté. La monomanie n'est K^tf'Qne variété de manie, -je dirais volontiers, une miniature; ne tend -elle pas, en effet Va agrandir progressivement soiï domaine et à re*vêtir les caractères de la folie générale? J^ 31^'' ' Que le délire soit passager et instantâftë^ ou chronique, dans sa marche comme dans sa durée, il n'est et ne saurait être borné à telle ou telle iacultq, quoiqu'il !e soit manifestement à telle 4ftéeQ^cotiception ou hallucination; car la trilogie idôe-sentiment-volition précède nécessairement tout acte,- et le désordre des actes remonte for-^ cément à celui des facultés d'où il émane. En dn ihot, l'homme intellectuel, moral et libre est troublé tout entier quelle que soit la cause du
ilO IIISTOIRK r.RfTIQUE
délire, ne duràt-il qu'un instant, fut-il borné à une seule pensée.
Nous avons rapproché de la folie des voulions les formes de manie qui lui ressemblent le plus, afin de mieux faire sentir qu'elles ne sont que des variétés , des modalités d'un mèhfte' type. .lat;-]-^'!
Le suicide des personnes dites raisonnables; nous a paru intermédiaire à la folie instinctive et à l'état passionné et pervers. Nous admettons ■ ime progression sans lacune de la raison à l'âliênation mentale, comme il en existe pour l'hommll' physique de la santé à la maladie. Nous croyons ' aux indispositions de l'esprit comme à celles 'dW'i corps, et d'autant plus volontiers qu'elles jduent souvent entre elles, réciproquement, le rôle dé cause à effet. Entre l'incohérence la plus tlo'ft'i-" plète et le trouble le plus léger des idéé^,''ë^iéifé?'f une échelle dont les degrés sont plus oii mcilH^'' difficiles à franchir, mais si rapprochés qiï''6n"' les distingue souvent avec peine. La passion nëitë'' donne en petit le tableau d'un accès de mïiHi'é'/' surtout quand la raison est vaincue. L'irrëéi's-*' tibilité devant laquelle vient se briser lalibè'Hé' dans un acte passionné, nous explique le mêt!af-'^ nisme du délire-suicide, ce dernier, la ful''è(fr*' instinctive, qui nous donne la clef de la foli'é '
raisojinante, et par celle-là nous comprenons la manie générale.
Quoiqu'il soil difficile do faire rigoureusement la; part de l'entraînement dans la passion, nous n'admettons pas qu'elle décharge de la responsat)ii(ité, mais elle l'atténue évidemment. Nous regardons, au contraire, comme toujours délirant l'acte qui se termine par le suicide : c'est le premief; terme d'une série, dont le dernier est la démence. ,q «y ;^anùlB^Lt]
^ms avons exprimé l'opinion que les personnes une fois atteintes de folie bien caractérisée pouvaient recouvrer la santé, sans jouir P9^r cela d'une entière responsabilité, à cause d^ijl.i^tir prédisposition particulière; un délire qi^elconque non vésanique, mais complet et bien autl|ientique, nous a paru aussi aliéner , mais pa,^^agérement , le libre arbitre, et décharger temporairement de toute culpabilité. Quant aux malheureux dont la liberté est plus ou moins lé^ié^,,mais non détruite, et pour lesquels nous réclamons des hôpitaux du moral et non des prisoqs, dans l'impossibilité d'en faire un classefiient méthodique, exact, nous nous sommes hq\^a^^ à signaler la dégradation et la dégénérescence de leurs facultés el à appeler sur eux rifllJulgence de la justice.