‹ La folie lucideChapitre 63 sur 65 · I. Voisin. I · texte numérisé non relu

I. Voisin. I

responsabilité aépendâit'<de là liberUèO'^flièSèl' de la raison et de la conscience, eV'éélté^tlèf-y niéfe (die la sensibilité Intel lectdêlfë''M-**^^? qui ne peuvent elles-mêmes être appréclëié'Q&y^ par les idées, les sentiments, les sensation'^'èP les actes qui les représentent. La médecine rioUs' enseigne, d'autre part, qu'un désordre quelconque de ces phénomènes retentit dans l'éclielle entière de nos facultés, et modifie nécessairement la responsabilité qui est au somméi!. ' '^'"^'' Pourquoi la loi ne rend-elle l'homme rè^' ponsable qu'à un âge déterminé? C'est que, « dans les premiers temps de la vie, nous nous déterminons d'après l'impulsion du moment, et' nous n'acquérons que plus tard i& pouvoir d'y résister, de suspendre notre action, d'empêcher le désir de devenir une volonté agissante''. "^^ Ce* n'est pas parce que la liberté éclot précFsfâSiétfÉ* aune heure donnée ; c'est l'aveu, an cdiMJt'^,^ qu'il n'est pas trop des quinze premières' âfei* nées de la vie pour acquérir cette connaissance du devoir, que donnent l'éducation et l'instruction. Mais, si la culture a manqué, si les idées; les sentiments et les actes ont formé de vicieuses -ûUi iju £ 7 il .oaifiioiqmoa i&d oJisdii £1 anlq is nD'fjpInoa an nol si J9 lanimiia al ùo taam

DE L^,.R(t^Afl TOTJMI'JVE. W(

î^^SQflia);ioo&, qu spontané^^tjjpariliijénéiJitéKet^it gî|r.firn^ç^Uoa; si l'haiitude a secondé dçis peiôf cJ^ftPi^?fipef.yes?}§gjiieiiv,jte lo^^çm^m^ »%*ftu

S-^f.fëefeÇ^'^èiMHPS'stiqve, mais, il n'est pas libre; l^fj),ç^gyij§oce de certains appétits, de c^|^iij^yjy^|iaj}J§^jjJe certains, sentiments, de cç^|ain,|^-^é^ir/|pijB|e ^^. ses., syllogismes des (^}j}^(g^ç^es, immorales mais forcées. Le jeune Ç#2^rn^ ft!^aids dont pap^;;]\|.g,Ç,^iiiaudin, étaient-ils libres? Qu'est, 4ey§nviçti, la ^ib^rl^i qtj^i^jlftoWyersité des sentiments a étouffé le c}^ de la çopscience, et que la raison n'a plus à ^(^^yiG(^r<m€5'4^Si'60î!bismes ? Quelle - respon-, sa^jyjéjpeut être celle de ces misérables qui wni d'f^ta^t.p^Vis, proches de l'aliénation mentale que Ifmf^^açjtç^ flénfipçpnt une pins profonde dégran daJ^ft^iilievaa'^npHçp pas un paradoxe quand je d^que, plus le crime est monstrueux, plus lai Cûo^eflice estblessée, moin&la raison estTorte,i et plus la liberté est compromise. Il y a un moment où le criminel et le fou ne sont qu'un. — « On ne peut nier qu'il n'y e(it, dans certaines

192 HISTOIRE CUITIUL;!!:

vies (Je désordres, de délits et de crimes, dans l'accomplissenienl de tel ou tel acte coudamuable, la révéla^i(j>Pjd'L\ii éiat lîMsDital qui,, sans être raliénalion,'' ivès^ po'urlant'pas un êta't de raison auquel puisse être attribué le degré même le plus ordinaire de libre arbitre et de culpabilité ; aussi arrive-t-il plus d'une fois qu'un tel état, après avoir conduit au crime, finisse par devenir de la folie '. » Invoquer la volonté libre chez ces' êtres dégéiie.rés' c'est dernaucler la logique aux maniaques. Mais, de ce que la responsabilité est en raison inverse de l'énormilé des forfaits, c'est-à-dire de la gravité du mal moral, rimpunilé n'est pas acquise aux criminels ; ieuin état réclame, au contraire, un traitement plus long, plus opiniâtre. En pareilje matière , ie-ti curabilité équivaut presque à irresponsabilitôl^ Les fous seuls sont irrespousables, mais,' apiièsi eux, viennent les hommes les plus pervers, les plus dangereux et les plus incurables ; les uns et les autres sont malades et en ont les droits. H^' appartient à la société dies'en préserver et de lesr guérir; mais quelle différence entre le régim:ef deândélenus et celui desalièDés? Quelles m^d^l sons de santé que les prieo'i^.etiilie&ba^nes'^ ali'up .y.rioi:^.nlonn:i aen ub yJibilBV bJ ^.eq tfiofaeînoD an

rf(i/;b ,8'juiir) ab Ja aJiJàb 6b .rffiib'iuribb 'jb r-/tiy -jjiirricbnoa 9l0£ Idi uo bl 9b JiiamâagilqmovjB'l

fioaiiri 9b h;h nu duq jxiiîiiuoq Jcj ii .noiJufxailfi I 9l 9ni9fn àig9b al àudnJJB 9iJô 8ô8iuq IgopuK ; àJilidijqJuo 9b J9 ailid'ijs oidil ab aiicuibio gulq .j£i9 JaJ iirj'up aroî aao'b ^ulq li-î-97h'ii; igaur. -979b ifiq 988inii ,a(nno jjb îiubnoo liovB aàiqc \9(h Midii yhiolov f;| (ouiiu/iil '• .'ailoî cl ab "lirr

Quels yoeiix pourrait-on adresser . A ce suteft

aupigol jif-ioD/j^jaisTi J^o:' ,^'^ri9aa8aij aaire"^!» -idBgnoqsai cl aup au ab ,è'mM .gaupjsincm zur. -ici ^'ib àJim-ioiià'l 9b 9?>'!9/ni nopitri na Jsa àtil

menit âhmmêi^ôW refUèer toute' tèà'pbnSablîflfe' auîi'i monoiïlarïïa(ïi4'es'."'Pt]fiii¥(ifuôï' létlH iiï^'nféAt^ n'est-elle ï>a8 partagée par too's'lës màgistrtft^' chargés de rendrelâ 'jtrstiCé?'^ Nous somiheè' sôMpsonniésy dtt^lolt,>:iée iptïnàrilMfoplè! ' 'éx^èéréë, ' et d'encourager ' les éoupableâ' eil ' lès èlcdsantf —TiCe reproche n'est pas fondé.' ~ La convictiorif du laiôdeiDin.etcelleda jugenesont pas puiséesaasi Hiêtoesisoiirces • : voilià ûe ' qui lès fait diffé-Prentes;*! Toutefois p >ls>ieoràpétence spéciale ' ûëi l'exipeirfe tèfet! ■ reconnue pari les ^ tribunaux,! ïi«i«^' qu'ils y<oninTéGOiïir&.'Le"plus souvent même, fisne contestent pas la validité de ses conclusions. N'^shi[,iP^§,„f;i?gret,tft^lS\flWi:ilin'en soit pas tou-

'■«4 . •i'i'Krs''Mm'Eif;}<lti(ji)E"i

■ jours' aiTi^i ? La justice 'n'a-l-elle pas Wut irrtéfêt, daVis une question dlniquè, à s'en rappoitef-'ëriiféremcnî à la médecine^ '^8t'"F'i{' ^t» ''Oif> ''l '^"'Noùs disons donc qiié'tbii^'lés alié^è'â'feë'iit irresponsables : ni rinstantanéitê, ni la briévèfô, ni la remitlence, ni l'intermittence des accès, ni la durée des intervalles lucides, ne sauraièi^t fournir d'Objections valables, et quand la folie est confirmée, l'irresponsabilité est à jamais àlcquise. Bien plus, tout délire caractérisé,' queïl'e qu'en soit la ckii'sè et la nature, entraîne là perte de la liberté et rend irresponsable pendant Sa durée. Mais les fous seuls ont le triste avantage de ne pouvoir recouvrer leur responsabilité perdue. Non qu'ils doivent à jamais désespérer de jouir de la raison, mais elle est désormais si ' précaire , si facilement compromise , qu'il iie peuvent plus être comptés pour des homnies libres. A ceux qui redouteraient les dangbrs d'un telle exonération, nous répondrons : que les asiles offrent à la société autant de garanties contTe rèvasiori qiie'lés hiaisôWs' d'é détëtitîôii , que les fous lucidéS' iiè'''sbnt pas' pliis tèYitès d'habiter les uns que les autres', et qd*il né SâQr'ait êfi'e ' 'êqUitàM ' dé' 'les "fléftHr' ' feri"les mélâht "aux pf i'son n ier's coiri m é'dk' c^'u'pal'ilé'f* ôt-cli nïlîrèb . En gagnant rimpiinitô, le fou est frnppé'en

mm^, t^mpi^, /d'incapacité etflJJDterdiçtiQn.. Jl nous paraît aussi ju^tp «iuesage de lui.re^u^ipr le droit de disposer d« sa fortune :eQ,, agir, a,Ur

jtrement serait reconnaître radicale sa guérison qui est toujours si incertaine ; sacrifier le^ intérêts de, sa famille à ses caprices, (jt,|iyi;çj^,s^ fâ}blesse aux piégeai de la cupiditêï. ;,r,[, r,/,^„f) ,,[

-,ii IJouspeijsons que l'examen médical de J'aecusé serait utile dans beaucoup de cas voisins de J'aliénatioH, où la difficulté,de;<i<?tej'miDj^|-|i,â part de lia maladie;„,oùJa dégénérp^pe^ce,,^ai?se

,, la conscience des juges dans la perplexité.

,, Di nous semble juste, quand la folie est dou-

,Jfivj&e,idB, suspendre le jugement jusqu'au jour où, l'état mental peut être exactemçjjt apprécié- C'est le seul moyen d'éviter d'involontaires mais déplorables erreurs. On sauvegarderait ainsi les

. dpoiis de la société, sans méconnaître cbux4çs aliénés criminels, que Pinel était, à juste tjfe'e, s^ fier d'avoir élevé à la dignité des malade^.

.'';tiAprè S'lBs fousproprement dits, jîiennent diw^s l'échelle de, l'ii;Tesponsabilité, les individus, atteints, de délire symplôraatique passager, non

,essentiellement vésanique ; puis les êtres dégénérés ,. quj, ne possèdent qu'une imparfaite liberté d'esprit et d'action, tels sont les épileplique^j,:,,c ,^'épi.l,epsie,^)^if„f5^^iir^}j,„^i|.li|if lOt

OU tard à la folie, soit dans l'enfance, soit dans un âge plus avance. » , ,.

,. iil't^n tr'"'' '^'^'"' '^'nflP^m'jOfai

't Presque en aucun cas, suivant M. Moreau, rbnne saurait considérer les épileptiques comme jouissant du plein exercice de leur liberté morale'. )' ' Les liaisons de l'épilepsie avec la folie sont si intimes, que la suspicion de l'affection mentale est admissible toute les fois que chez un épileptique il n'existe aucun motif plausible pour expliquer l'acte incriminé, surtout si la maladie est ancienne,' si les attaques sont fréquentes et intenses, et si les dernières ont précédé de peu de temps la perpétration de l'action criminelle. Cette présomption approche de la certitude, quand le crime est commis immédiatement auprès laltaque'. » , . , , , r . ,•,•

Tels sont les enfants des aliénés : « Si la pré-

;.V; ' '!! ■ )I !(jp ;f[J31

disposition à la folie n'établit pas invinciblement l'irrésistibilité des actes et partant l'irresponsabilité absolue, du moins atténue -t- elle

bien évidemment la responsabilité en entravant

..,,; . ,. 1,1,.: ,, . ,., ;; Oi'! lup B

pliis ou moins la liberté morale de l'individu^

en imprimant à ses idées, à ses sentiments, un u'.r. ;, unHniîit Jno iu9l

Page 1