SCENE IV
ERASTE, SYLVIANE, HORTENSE.
Eraste.
Vous rougissez en me voyant, Madame; je
suis fâché d'avoir interrompu vostrQ entretien avec ce galant homme. (A Sylviane.) Madame, il ne Êiut plus demander pourquoy vostre fille cherche tous les jours des remises. Sans doute qu'elle a des inclinations secrettes, et qu'elle espère que vous choisirez à la fin un autre gendre que moy.
Sylviane.
Est-il vray, ma fille? parliez-vous à quelqu'un?
HORTENSE
Ouy, Madame,
Ouy!... Ahl juste Ciel! quelle effronterie!
HORTENSE
L'extravagant 1
Sylviane.
Et qui est celuy, ma fille, à qui vous parliez?
HoRTENSE.
C'est Lysandre, ma mère, qui est venu sçavoir si vous estiez au logis, parce qu'un homme doit venir vous parler des affaires de son père, et, comme je Tay apperceu de la salle, je suis descendue dans la cour pour luy dire que vous estiez à la maison, et que cet homme pouvoit venir quand il luy plairoit.
Eraste.
Bonne excuse, ma foyl bonne excuse! La menterie est bien trouvée.
Sylviane.
Ecoutez, Çraste...