‹ La folle querelle: ou, La critique d'AndromaqueChapitre 48 sur 73 · acte ii, scene xiii. 7i · texte numérisé non relu

acte ii, scene xiii. 7i

Alcipe.

Comment?

Eraste.

Je te le diray; mais Hortense est perduS pour moy si je ne Tenleve.

AlCipe, souriant.

Tu n'as que des desseins héroïques! Le moyen de l'enlever, si elle n'y consent pas ? Je ne trouve point la chose fort aisée.

Eraste.

Et moy, je te dis que j'auray fait cela en un tour de main.

Alcipe, souriant encore.

Mais...

Erastk. Je n'ay pas le temps de raisonner. Il faut que je l'enlevé, et quand? dés cette nuit.

Alcipe.

[A part.) Le fou! (Haut.) Tu aurois besoin d'un homme pour cela.

Eraste.

Et de qui?

Alcipe.

De l'autheur d'Andromaque.

Eraste.

Hél laisse en paix VAndromaque, maudit parent I As- tu envie de me faire enrager?

Alcipe.

Tout de bon. Cest qu'il trouveroit moyen de te rendre cela le plus aisé du monde, et, quand Hortense seroit aussi bien suivie qiïHermione

et sa maison aussi bien gardée qu'estoit le palais de Pirrhus^ tiens, ce ne seroit qu'une bagatelle : il t'apprendroii, comme à Pylade, tous les détours obscurs de son appartement; il te feroit porter Hortense sur le poing, sans que la belle en dît un seul mot, sans que ses gardes en vissent rien :

Et Mtte nuit, taoi peine, une lurete yaje Juïques daaanoi Taiaseaui conduirait aoatre pro^e.

Eraste, en colère.

Tu parles comme un peroquet, et tu trouves l'enlèvement d'Hortense impossible, faute de sçavoir les moyens que j'en ay. Me veux-tu servir? je ne te demande que cela.

Alcipe.

Ouy dea, et de tout mon pouvoir.

Eraste.

Entrons chez moy, je te dîray toutes choses.

Fin du Second Acte.

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