ACTE III, SCENE VI
Alcipe, à Eraste, C'est que c'estoit un ecervelé?
^ Eraste.
Et toy un autre.
Lysandre , à Hortense.
Mais, Madame, la garde de Pirrhus estoitelle si petite qu'elle ne pust suffire à le garder et un autre aussi?
Elle estoit bien chetive pour un prince envers qui le plus grand roy de Grèce venoit en ambassade 1
Eraste.
Hé bien, bien. Messieurs! je vous accorde qu'il y peut avoir des choses contre les règles, dans cette pièce; mais se doit-on soucier des règles? Au moins m'avoîierez-vous qu'il n'y en eut jamais de si bien escrites.
Hortense.
De si bien escrites !
La Vicomtesse.
Oh I c'est par là principalement qu'on Fa admirée; l'on ne vit jamais un langage plus netny plus juste.
Lysandre.
Et moy, Madame, je soustiens le contraire.
Hortense.
Et moy aussi.
Eraste, à Alcipe • Et toy aussi?
Alcipe.
Et moy aussi.
Eraste , foiiillant dans sa poche.
Ah! par sembleu! Messieurs, vous m'en convaincrez lout à l'heure. Voicy \' Andromaque dans ma poche, et.... Toutefois je pensois l'avoir, et je ne l'ay pas.
Lysandke, en la tirant de la sienne.
Je l'ay, moy, Monsieur, et je m'en vay vous en monstrer les fautes à livre ouvert.
Ah! cela est téméraire.
Eraste, à Ly sandre.
A livre ouvert donc, à livre ouvert.
Lysahdre.
Ouy, ouy.
Eraste.
Nous allons voir comment il s'y prendra, à livre ouvert.
Lys ANDRE.
Hermione dit à Oreste qu'il se dégage des
soins dont il est chargé. Oresie luy répond que
les refus de Pirrkus l'ont assez dégagé, ei qu'on
le renvoyé sans le fils d'Hector.
Eraste.
Voyons, voyons les vers. Tudieu! ce que vous dites-là est de la prose.
Lysandre.
C'est pour vous fôire prendre le sens de ce qui doit suivre. 11 répond donc cela et ajoute :