EPISTRE
VOUS Voffrir que pour mettre adroitement mon coup d'essay sous vostre protection ?
Je ne m' opposer qy point à ce soupçon qui ne me sçauroit estre qu'avantageux, et rhon' neur d'estre protégé d'une personne comme vous est asses[ considérable pour ne me de/fendre pas d'avoir eu dessein de me lepro^ curer. Peut^-estre aussi craignez-vous que je ne me veuille servir de la même occasion pour vous donner des louanges; mais. Madame, je sqay trop qu'aux charmes inévitables de la beauté et qu'aux lumières et à la de-licatesse de V esprit vous joigne:^ une modestie qui ne souffrir oit qu^ avec peine tout ce qu'on seroit obligé de vous dire. Qu'un autre que moy fasse tant qu'il luy plaira vostre éloge. Qu'il publie que vous donne^ lieu à la/ortune de se plaindre de vous, de ce que la fidélité inviolable que vous voule\ garder aux cendres d'un illustre époux Fempesche d'éle^ ver vostre vertu aux grandeurs qu'elle mérite; c'est une vérité qui n'a pas besoin de mon témoignage pour estre connue de toute la terre j et je me contente de demeurer aux