‹ La Fondation Perpétuelle Dans L'AntiquitéChapitre 14 sur 21 · CULUS · texte numérisé non relu

CULUS

$S IL. fondations alimentaires impériales.

Si les Fondations particulières étaient réglementées, il en va de même, à plus forte raison, des Fondations alimentaires impériales. Pour assurer le développement de l'institution qu'il établit, des fonctionnaires spéciaux furent institués par l’empereur ; ce sont les questores où

les curalores sacræ pecuniæ (4). Ces fonctionnaires,

(4) Le titre varie quelque peu suivant les localités (quæstor pecuniæ publicæ, G. I. L., IX, 1168; quœæstor sacræ pecuniæ alimentari®,

compétents «pour tout ce qui tenait au placement des capitaux et au paiement des intérêts (1) », dépendent de l'Etat, et non de la ville. :

C’est à tort que Mispoulet fait sur ce point une différence entre les curalores qui auraient été institués par l'Etat, et les questores arcæ publicæ el pecuniæ alimentariæ, qu'il identifie avec les questeurs municipaux (2). Le fait que le capital de Fondations est appelé pecunia sacra, et surtout la place qu’occupe le titre de quæstor alimentorum dans le cursus honorum d’un même personnage (3), montre bien qu'il s’agit, dans toutes les hypothèses, d’une fonction d'Etat.

Il importe de remarquer que de tels employés existent seulement dans les cités où il y a des Fondations impériales ; dans les autres villes, lorsque les libéralités des

particuliers avaient une importance suffisante, on créait

IX, 2354; quœstor alimentorum Cœsaris, XI, 3193 ; curator pecuniæ publicæ, XI, 3261, etc.) Mais la fonction est toujours identique. HENZEN donne une liste de ces employés, Ann. dell instit. 1844, p. 3, suiv. Sous Hadrien, il apparaît que le titre le plus usité fut celui de prœfectus alimentorum (Cf., CG. I. L., IT, 4514, début du testament de Minucius Natalis, restiltué par Borghesi).

(1) Manuel des antiquités romainés, {. X, p. 184. Noter cependant les attributions de voirie données au curator alimentorum (Cf. Hrs- CHFELD, Untersuchungen anf Gebiele der romisch. Veriwaltungsgeschaichte (L. 1, p. 416).

(2) Institutions politiques des Romains, I, p. 244.

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