LES GRANDS ONT BESOIN DES PETITS
Bat Tair, qui n'en peut mais (1) ; et sa fureur extrême Le fatigue, l'abat : le Toilà sur les dents.
L'insecte du combat se retire avec gloire :
Comme il sonna la charge, il sonne la victoire, Va partout l'annoncer et rencontre en chemin
L'embuscade d'une araignée ;
n j rencontre aussi sa fin.
Quelle chose par là nous peut être enseignée? J'en vois deux, dont l'une est qu'entre nos ennemis Les plus à craindre sont souvent les plus petits ; L'autre, qu'aux grands périls tel a pu se soustraire, Qui périt pour la moindre afifaire.
Voici encore le lion : il est pris au filet et n'est sauvé que par un pauvre rat qui ronge le filet maille par maille : « On a souvent besoin d'un plus petit que soi. » /