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CHAPITRE IX

FABULTSTES ETRANGERS.

193. Les meilleurs fabulistes étrangers avant La Fontaine sont italiens.

- — 194. Le Roseau et l'Olivier, dans Verdizotti. — 195. Moralité et plan de la fable du Chêne et du Roseau, dans La Fontaine. — 196. Analyse détaillée de cette fable. — 197. Des autres fabulistes italiens. Casti. — 198. L'Olivier et le Roseau en espagnol; Yriarte. — 199. Fabulistes allemands. — 200. Fabulistes anglais, hollandais, polonais et russes.

193. Nous glisserons rapidement surles fabulistes étrangers d'autant plus que la plupart ayant été inconnus à La Fontaine ou étant venus après lui, n'ont exercé sur lui aucune influence. Ceux qu'il lisait le plus et qu'il a même imités étaient les poètes italiens du xvi^ siècle, et en particulier Verdizotti, chez qui l'on trouve la source de plusieurs traits de notre auteur. Le plus ancien fabuliste italien est Jean-Baptiste Alberti, qui vivait au milieu du xv- siècle et dont les fables, chose surprenante, sont assez peu naturelles. A la fin de ce siècle, Accio Zucho mit en sonnets les distiques latins de Galfred, et Tuppo traduisit en prose les fables de Romulus. Au XYie siècle, Landi mit aussi en prose le recueil des

fables d'Esope, déjà traduit en français par Julien Machaut, et que l'on retrouve chez tous les peuples de l'Europe. En même temps, parurent les nouvelles de Gualterazzi et les contes de Guichardin, anecdotes assez courtes et assez bien choisies, mais sans couleur poétique. A la fin du xvi^ siècle, on vit en Italie trois fabulistes en vers : Cesare Pavesi, auteur de cent cinquante fables très bien versifiées en octaves ; Capaccio dont on a quatre-vingt quatorze apologues plus faibles et moins soignés, enfin Verdizotti appelé le prince des fabulistes italiens, qui a laissé cent fables très bien faites, lesquelles n'ont pas été inutiles à La Fontaine. Voici une fable de Verdizotti.

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