LE MOINE
Seulement il parle d'un ton plus doux.
Mes amis, dit le solitaire, Les choses d'ici-bas ne me regardent plus.
En quoi peut un pauvre reclus
Vous assister? Que peut-il fair Que de prier le Ciel qu'il vous aide en ceci? J'espère qu'il aura de vons quelque souci.
«: Dieu vous bénisse », formule admirable:
Pour affubler sa renarHie Du manteau de papelardie.
Le rat paye en prières, et, cet impôt acquitté, met ^ les gens à la porte.
La Fontaine a voulu peindre tout au long ce portrait dejl'hypocrite , et les grands moralistes du temps, Molière et La Bruyère, se rencontrent làdessus avec lui. Ils mettaient un siècle religieux en/ garde contre la religion fausse ; on ne fabrique la mauvaise monnaie qu'à l'imitation de la bonne , et toute vertu a sa contrefaçon. La chapelle du roi se remplissait de courtisans quand il allait à la messe ; un jour qu'il y vint sans être attendu , il fut étonné de la trouver vide. La Fontaine raillait un vice naturel et officiel. Pour cela il a choisi le chat, à cause de sa mine papelarde et discrète, entre tous un chat vivant comme un dévot ermite , « un chat faisant la chattemite , un saint homme de chat , bien fourré, gros et gras. » Ce dernier point ne manque guère
dans Je personnage. Tartufe aussi se nourrissait bien , « buvant à son déjeuner quatre grands coups de vin, et mangeant fort dévotement deux perdrix avec une moitié de gigot en hacliis ; » il avait le teint fleuri et l'oreille rouge ; tous deux avaient profité du métier , et, quand on voit Gnppeminaud jeter si prestement la patte sur les plaideurs et « les mettre d'accord en croquant l'un et l'autre, » on juge qu'il est digne de son confrère. Mais il agit ici d'une façon trop expéditive pour montrer son caractère tout entier. Le voici maintenant plein et achevé , « archipatelin , vrai Tartufe, » tout confit de mielleuses et pieuses paroles. C'est qu'il est pris au piège et demande secours au rat. Le rat est maintenant « son cher ami. » Il Ta seul « choyé » entre tous ceux de son espèce, et « à bon droit ; » il Ta chéri « d'une amour singulière , » il l'a aimé « comme ses propres yeux. »
Je n'en ai pas regret, et j'en rends grâce aux dieux. ,
J'allais leur faire ma prière, |
Gomme tout dévot chat en use le matin '. a
N'est-ce pas le mot de l'autre , lorsqu'il rompt une conversation désagréable en remarquant qu'il est (f trois heures et demie , » et que « certain devoir i pieux le rappelle là-haut? » L'habitude est si forte,
1 La FouUiine VIII, xxn.
qu'une fois délivré , son langage reste dévot comme auparavant .
Penses-tu que j'aie oublié Qu'après Dieu je te dois la vie?
Ainsi, dans Shéridan, l'hypocrite anglais, Joseph Surface, se surprend à faire de grandes phrases devant son ami Snake. A force de prêcher , on finit par ne plus pouvoir parler qu'en sermons.
Derrière le clergé et la noblesse , loin , bien loin, le chapeau à la main , dans une attitude respectueuse, marche le tiers état, « frère cadet des deux premiers ordres » si on l'en croit , « simple valet » selon la déclaration des gentilshommes. Les bonnes villes, bourgeoisies et corps de métiers, ont envoyé leur députation de ridicules , et La Fontaine, qui semble un bourgeois quand il raille les nobles, semble un noble quand il raille les bourgeois. Et ce n'est pas ici la matière qui manque. Parlons-en tout à notre aise ; nous sommes de cette bande, et nous avons le droil de la montrer telle qu'elle est.
Le bourgeois est un être de formation récente, inconnu à l'antiquité , produit des grandes monar-
chies bien administrées, et, parmi toutes les espèces d'hommes que la société façonne , la moins capable d'exciter quelque intérêt. Car il est exclu de toutes les idées et de toutes les passions qui sont grandes, en France du moins où il a fleuri mieux qu'ailleurs. Le gouvernement l'a déchargé des affaires poh tiques, et le clergé des affaires religieuses, La ville capitale a pris pour elle la pensée , et les gens de cour l'élégance. L'administration , par sa régularité, lui épargne les aiguillons du danger et du besoin. Il vivx)te ainsi , rapetissé et tranquille. A côté de lui un cordonnier d'Athènes qui Jugeait, votait, allait à la guerre , et pour tous meubles avait un lit et deux cruches déterre, était un noble. Ses pareils d'Allemagne trouvent aujourd'hui une issue dans la religion, la science ou la musique. Un petit rentier de la Calabre, en habit râpé, va danser, et sent les beaux-arts. Les opulentes bourgeoisies deFrandre avaient la poésie du bien-être et de l'abondance. Pour lui, aujourd'hui surtout , vide de curiosités et de désirs , incapable d'invention et d'entreprise , confiné dans un petit gain ou dans un étroit revenu , il économisé, s'amuse platement , ramasse des idées de rebut et des meubles de pacotille , et pour toute ambition songe à passer de l'acajou au palissandre. Sa maison est l'image de son esprit et de sa vie, par ses disparates, sa mesquinerie et sa prétention.
Il n'est point un Cincinnatus. C'est l'orgueil, d'or-
dinaire , qui fait le désintéressement. Un campagnard suisse ou romain qui à l'occasion devenait chef d'armée, arbitre de la vallée ou de la cité, pouvait avoir des sentiments grands, laisser le gain à d'autres, vivre de pain et d'ognons , et se contenter du plaisir de commander : sa condition le faisait noble. Comment voulez-vous que cette manière de penser naisse parmi nos habitudes bourgeoises? Le bourgeois probe s'abstient du bien d'autrui; rien de plus. Il serait niais 'le se dévouer pour sa bicoque. Les dignités municipales exercées sous la main de l'intendant ne valent pas la peine qu'on se sacrifie à elles; échevin, maire, élu, il n'est qu'un fonctionnaire, fonctionnaire exploité et tenté d'exploiter les autres. Le noble orgueil et la générosité ont pour terres natales le commandement ou l'indépendance; partout ailleurs poussent comme des chardons l'égoïsme et le petit esprit. On ne se pique pas de donner, mais de prendre. On tâche de n'être point dupe; on se répète tout bas avec un rire sournois, qu'il faut tirer son épingle du jeu.
Échevin, prévôt des marchands,
Tout fait sa main; le plus habile Donne aux autres l'exemple, et c'est un passe-temps De les voir nettoyer un monceau de pistoles. Si quelque scrupuleux, par des raisons frivoles, Veut défendre l'argent, et dit le moindre mot,
On lui fait voir qu'il n'est qu'un sot.
II n'a pas de peine à se rendre.
C'est bientôt le premier à prendre *.
Nos bourgeois s'assemblent. Mais les mœurs et les délibérations varient suivant les communes. D'abord, vous voyez la grosse cité, les gras bourgeois mangeurs et bruyants (en ce temps- là il y en avait encore), qui partent pour la bataille, le visage frais et fleuri, avec force vivres dans leur bissac. Il faut admirer le bourgmestre.
C'était un maître rat,
Dont la rateuse seigneurie S'était logée en bonne hôtellerie,
Et qui cent fois s'était vantée
De ne craindre ni chat ni chatte,
Ni coups de dents, ni coups de patte.
Dame souris, lui dit ce fanfaron,
Ma foil quoi que je fasse, Seul je ne puis chasser le chat qui vous menace. Mais assemblons tous les rats d'alentour : Je lui pourrai jouer d'un mauvais tour.
Voilà bien l'homme content de lui-même, qui préside le conseil et porte sur ses larges épaules toute la chose publique. Son dernier mot veut être malicieux, et il essaye à la fois de faire l'importan et l'homme d'esprit. Il court à l'assemblée des rats gastronomes, et arrive « les sens troublés, et tous
' La Fontaine, V, vii.
les poumons essoufflés. » Le gros petit homme est d'un tempérament sanguin et asthmatique. Walter Scoll Tu retrouvé dans son Quentin Durward. Il propose TafTaire. « La guerre est votée d'acclamation'. » On court aux armes. « Quelques rates, dit-on (entendez des échevines), répandirent des larmes. » N'importe, les maris sont trop contents de se croire gens de guerre. Ils se sont monté la tète avec leur projet héroïque. Ils y tiennent et l'achèveront. En attendant, ils s'équipent, sans oublier ce qu'ils connaissent le mieux, ce qui est essentiel, j'entends la victuaille. « Chacun met dans son sac un morceau de fromage. » La Fontaine garde jusqu'aux plaisanteries fanfaronnes et au ton trivial de ces recrues improvisées qui, 4 l'esprit content, le cœur joyeux, » vont à la guerre « comme à la fête » et promettent « de risquer le paquet. » Mais, quand le chat s'avance en grondant, les galants chevahers du beau sexe reprennent subitement leur circonspection commerciale, et font c une retraite fortunée, » laissant leur bonne amie entre les pattes du matou. Nous savons maintenant à quoi nous en tenir sur l'esprit militaire de la bourgeoisie : à la vue du prince elle rentre dans son trou.
* Chacun dit : U est vrni, sus, sus, courons aux armes. Quelques rates, dit-on, répandirent des larmesj; N'importe, rien n'arrêle un si noble projet. Chacun met dans son sac un morceau de fromage.
(La Fontaine, XII, xxvi.}
Qu'elle y reste, car elle n'est guère plus habile en diplomatie. Le seigneur du pays l'a longtemps taillée et foulée à merci. « C'est sur eux qu'il fondait sa cuisine. » « Viviers et réservoirs lui payaient pension. » Mais le voilà vieux, et la pension se fait attendre; en conséquence, il prend tout d'un coup le ton familier, et se fait populaire. Il tire à part l'écrevisse «sa commère, »etl'envoie charitablement avertir les poissons que dans huit jours le maître de l'étang péchera. Voyez le trouble de ce pauvre peuple, cet empressement, ce désordre d'esprit, ces questions accumulées , cette confiance précipitée. Ces pauvres bonnes gens ne sont guère politiques ; ils sont faits pour être mangés et le prouvent surabondamment par leurs actions.
Grande est l'émeute.
On court, on s'assemble, on dépnte
A l'oiseau : Seigneur Cormoran, D'où vous vient cet avis? Quel est votre garant?
Etes-vous sur de cette affaire?
N'y savez-vous remède? et qu'est-il bon de faire »?
Ils se jetteraient volontiers dans son bec , et s'y jeitent en effet. La bourgeoisie fera bien de laisser l'administration comme la guerre aux seigneurs.
Quand ils ne sont pas à plaindre, ils sont ridicules.
La Fontaine, X, iv.
Tracassiers, importuns, bavards, ils s'agitent pour une vétille.
Le soleil, à leur dire, allait tout consumer. Il fallait promptement s'armer, Et lever des troupes puissantes.
Aussitôt qu'il faisait un pas, Ambassades coassantes Allaient dans tous les États.
A les ouïr, tout le monde, Toute la machine ronde Roulait sur les intérêts De quatre méchants marais*.
Ils sont inconstants, mécontents par état, frondeurs, faiseurs de remontrances, fatigants, obstinés, insupportables, et par-dessus tout impertinents et poltrons. Ils se lassent de « l'état démocratique; » èî7 quand Jupin, fatigué de leurs clameurs, leur lonne pour roi « un bon sire, tout pacifique, » la gent « sotte et peureuse » va se cacher dans tous les "TOUS, jusqu'à ce qu'elle redevienne familière et iniolente. Pourquoi sont-ils si déplaisants? Quand le 'oi des dieux leur envoie une grue « qui les tue, qui es croque, qui les gobe à son plaisir, » on est presque du parti de la grue et de Jupiter.
Ces ridicules, propriété publique de la bourgeoisie assemblée , sont encore la propriété privée lu bourgeois rentré dans sa maison. Les condi-
1 La Fontaine, XII, xxiv.
lions font les caractères, car le caractère n'est que l'ensemble des sentiments habituels, lesquels naissent de notre état journalier. Nos occupations et nos habitudes sont comme une température morale qui fortifie et redresse notre âme, ou l'affaiblit et la fait ramper. La fougère dans les climats chauds est un grand arbre, et chez nous une pauvre plante avortée. Le seigneur, entouré de respects, méprise les autres et se respecte lui-même. Il prend de soi et des autres l'opinion que les autres ont d'euxmêmes et de lui. L'artisan, dans son étroite échoppe, attaché à son métier machinal, occupé tout le jour par sa pensée d'un écu, perd le sens du beau, l'aisance d'esprit, la hardiesse des désirs, et son âme se rapetisse avec ses pensées. Nous naissons tous et i nous croissons d'un mouvement spontané, libres, ij élancés, comme des plantes saines et vigoureuses. On nous transplante, on nous redresse , on nous émonde , on nous courbe. L'homme disparaît , la machine reste; chacun prend les défauts de son état, et de ces travers combinés naît la société humaine.
Le bourgeois sait qu'il est bourgeois et s'en chagrine. Sa seule ressource est de mépriser les nobles ou de les imiter. Il se met au-dessus d'eux ou parmi eux « et se croit un personnage. » Cet orgueil est raisonneur et esprit fort. Par exemple le rat s'étonne de voir tout le monde tourner la tête au passage
LA BOURGEOISIE i$\
de l'éiéphant. Il réclame contre cet abus en théoricien spiritualiste : la grosseur et l'étalage ne font - le mérite; l'animal raisonnable ne vaut point « par la place qu'il occupe, » mais par l'esprit qu'il a. Il est clair que ce philosophe de grenier est un disciple anticipé de Jean-Jacques, et médite un traité sur les droits du rat et l'égahté animale.
Mais qu'a Imirez-vous tant en lui, vous autres hommes? Serait-ce ce grand corps qui fait peur aux enfants? Nous ne nous prisons pas, tout petits que nous sommes, D'un grain moins que les éléphants.
Voilà bien le ton aigre d'un plébéien révolté, et la suffisance pédante d'un penseur qui s'est dégagé des préjugés vulgaires. « Gela veut raisonner de tout, disait le duc de Gastrie, et cela n'a pas mille écus de rente. »
Raisonner! puissance et droit étrange, dont cha- 3un commence à user, jusqu'à l'âne, qui se demande « à quoi bon porter les herbes au marché, 3t s'il faut pour cela interrompre son somme. » Il ferait mieux « de songer à attraper les morceaux ie chou qui ne lui coûtent rien. » Quant aujrat, il îst réfuté à l'instant par un argument personnel.
Car le chat, sortant de sa cage, Lui fit voir en moins d'un instant Qu'un rat n'est pas un éléphant».
* La PoDlaiue, VIII, xv.
Le bourgeois frondeur, satirique, égalitaire, est rarea dix-septième siècle. Pour échapper à la roture, il nés fait pas philosophe, mais noble. Nous n'avons guèr alors de Jean- Jacques , mais plus d'un M. Jourdaii
Le mulet d'un prélat se piquait de noblesse.
Et ne parlait incessamment
Que de sa mère la jument,
Dont il contait mainte prouesse :
Elle avait fait ceci, puis avait été là.
Son fils prétendait pour cela
Qu'on le dût mettre dans l'histoire *.
Cet âne, du moins, est encore un peu gentilhomme i< et nous lui avouons que le ventre anoblit. Pour 1( smge, il s'invente au premier coup toute une pa rente; le Pirée d'abord, « son meilleur ami, » puis il « son cousin le juge maire. » Mais il n'est qu'ur écervelé, et babille à tort et à travers. Voici la vanité sentencieuse, réfléchie, compassée, qui s'étale en discours étudiés. L'âne fait encore ici les frais de l'histoire.
J'ouïs que l'un des deux disait à son confrère : Seigneur, trouvez-vous pas bien injuste et bien sot L'homme, cet animal si parfait? Il profane
Notre auguste nom, traitant d'âne Quiconque est ignorant, d'esprit lourd, idiot ; Il abuse encore d'un mot,
* La Fontaine, VI, vu.
Et traite notre rire et nos discours de braire. Les humains sont plaisants de prétendre exceller Par-dessus nous! Non, non, c'est à vous de parler,
A leurs orateurs de se taire.
Voilà les vrais braillards. Mais laissons là ces gens. Vous m'entendez, je vous entends, II suffit. Et quant aux merveilles Dont votre divin chant vient frapper les oreilles,
Philomèle est au prix novice dans cet art. Vous surpassez Lambert. — L'autre baudet repart : Seigneur, j'admire en vous des qualités pareilles *.
es ânes se décernent à eux-mêmes un brevet. Que î peut-on avec le nom de gentilhomme en prendre îlégance ! Mais sous un habit de cour un lourdaud ;t plus lourd encore. Celui-ci veut imiter le petit lien qui jappe , donne la patte ; il prétend être lise à son tour 2, porte son sabot tout usé sur le enton de son maître, l'en caresse amoureusement, non sans accompagner de son chant gracieux itte action hardie. » Décidément, son éducation ;t à refaire, et il faut y employer le grand maître, artin Bâton.
' La Fontaine, xiv. ^ff s'
* Dans cette admirable pensée,
Voyant son maître en joie, il s'en vient lourdement,
Lève une corne tout usée, La lui porte au menton fort amoureusement, Non sans accompagner, pour plus grand ornement, De son chant gracieux cette action hardie.
(La Fontaine, IV, v.)
Il n'est pas jusqu'aux travers du noble qui ne soient nobles, « Il n'y a rien de si délié, dit La Bruyère, de si simple, de si imperceptible, où il n'entre des manières qui nous décèlent. Un sot ni n'entre, ni ne sort, ni ne s'assied, ni ne se lève, ni ne se tait, ni n'est sur ses jambes, comme un homme d'esprit. » Ainsi le simple gourmand n'a pas la délicatesse aristocratique. Il mange bien, mais pour manger bien, et non pour honorer son estomac. Le rat, « qui ne connaît l'Avent ni le Carême, » est un joli petit gourmet, réjoui, tout rondelet, guilleret, et ne ressemble guère au héron dédaigneux et mélancohque. Il est simplement « messire, » c'est-à-dire bon bourgeois, bien considéré et bien rente, médiocrement digne; à peine invité par un inconnu i, et d'une façon sommaire, il accepte. L'oiseau de qualité n'eût pas promis si vite ; il eût craint de se compromettre, et eût vérifié le rang de son hôte. Il eût trouvé l'invitation laconique, et l'eût voulue plus respectueuse : son dîner est une affaire d'étiquette. Messire rat n'y fait pas tant de façons.
On imiterait encore plus aisément la gourmandise du seigneur que son impertinence : car il n'est gourmand que par accident, tandis qu'il est imper-
Une grenouille approche et lui dit en sa langue Venez me voir chez moi, je vous ferai festin. Messire rat promit soudain.