‹ La fontaineChapitre 103 sur 123 · T. IX, p. 447 et 448 : Lettre au duc de Ven/hîme · texte numérisé non relu

T. IX, p. 447 et 448 : Lettre au duc de Ven/hîme

2. T. IX, p. 449 : Il)id. — Voir aussi au sujet du bon vin et des bons repas les passages, déjà cités [Evolution physique) dans cet ouvrafîe.

SA MENTALITE 205

Après festin, rapt, puis guerre intestine ; Rude combat en champ clos, quoique à nu; Point d'assistants; blessure clandestine ; Fille damée; et le vainqueur vaincu *.

Quand sonne l'heure des infirmités, quand apparaissent les signes de la décadence et de la mort prochaine, il se met à changer et pour tout de bon. Il n'est plus lépicurien convaincu que nous savions, il n'est plus l'inassouvissable jouisseur que nous connaissions déjà. Sa voix est un peu tombée ; les « Ris et l'Amour » ne le visitent plus : c'est un vieillard maintenant.

Il a gardé cependant toute sa présence d'esprit, et, si ses sens sont un peu affaiblis, il n'en est point conscient dans ses paroles et dans ses actions. L'épicurien seul tremble sérieusement maintenant ; aussi, œuvres pieuses, prières, privations, sacrifices, cilices, sont autant de gestes touchants qui remplacent l'heureux 1)adinage et les escapades du libertin de jadis. Il est bien déchu de sa Aàgueur première. Le bruit court même qu'il est un peu fou ; mais nous ne devons ajouter qu'une créance relative à une pareille appréciation.

Ninon de Lenclos et Saint-Évremond parlent de lui sur le même ton.

Sa tête est bien affaiblie : c'est le destin des poètes"-.

Saint-Évremond ajoute dans une lettre qu'il écrit à M'"'^ de Mazarin.

Le mal, ce n'est pas d'être fou, c'est d'avoir si peu le temps de l'être^.

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