Ibid
simplicité native de sa coiiscioiice aussi bien que la valeur géniale de son style et de ses idées.
Le récipiendaire lui fait promettre qu'il n'écrira plus do « contes », mais promettre est une chose, et tenir en est une autre. Par la suite, il fréquente assidûment les séances de l'Académie, mais il arrive toujours en retard; on l'y surprend même, parfois, bâillant, rêvant, sommeillant. Mais qu'importe? Tous ses doctes confrères le connaissent bien et l'excusent volontiers de sa façon de participer à leurs travaux.
Lorsqu'il s'agit de tranclier l'affaire de l'abbé Furetièré qui s'est arrogé le droit, malgré les privilèges de l'Acadéu)ie. d'écrire et de publier un Dictionnaite de la langue française, La Fontaine n'hésite pas à voter pour l'exclusion de ce membre en rupture de ban. Cet acte de saine impartialité lui valut la rancune de l'abbé, aussi bien que les reproches de son ami Boileaii, qui était en même temps dans les meilleurs termes avec Furetièré.
Il n'aime point à parler d'affaires, il lui répugne d'avoir à s'occuper des choses matérielles. Son entourage l'habille car il ne s'aperçoit jamais de l'usure de son rabat, de son paletot ou de ses chaussures. Il aime bien les bonnes choses, mais il n'aime pas à s'occuper des petits détails nécessaires à leur acquisition.
Une mauvaise langue l'avant signalé àson oncle Jaunart comme un joueur et un dépensier, il s'en défend aussitôt à celui-ci :
Ce qu'on vous a mandé de femprunt et du jeu est très faux. Si vous l'aviez cru, il me semble que vous ne pouviez moins que de m'en faire la réprimande *.