‹ La fontaineChapitre 28 sur 123 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

Ici tout est hilarant :les personnages, la scène, le niou- ...venient, raction et les caractères.

Non loin de là, nous rencontrons un autre renard, gascon ou normand, qui meurt d'envie de dévorer les raisins d'une treille ; comme il ne peut les' atteindre, il faut qu'il se résigne. Mais, de même que notre Cyrano de Bergerac moderne, il s'en tire avec une l)outade sonore :

Ils sont trop verts, dit-il, el bons pour des goujats'.

11 suffit de lire l'aventure du meunier, son fils et Tâne, pour connaître les formes les plus variées que peut revêtir le comique. Partant pour la foire, le père et le fils ne trouvent rien de mieux que d'attacher leur âne par les pattes et de le porter « comme un lustre ». La raillerie des passants suffit à leur faire relâcher le roussin d'Arcadie qui s'en montre très mécontent et s'en plaint en son « patois ». Cette fois, le fils monte dessus, maisce la déplaît à trois bons marchands qui passent :

Oh là! oh! descendez, que l'on ne vous le dise, Jeune homme qui menez laquais à barbe grise-.

Le fils quitte sa place et la cède à son père. Mal leur en prit à tous les doux, car un groupe de jeunes filles va s'apitoyer sur le jeune homme qui chemine piteusement, tandis que son père, « ce nigaud, comme un évêque assis », Jait le « veau sur son âne ». Ils s'asseoient tous les doux sur le baudet maintenant. Cette fois, les critiques vont recommencer de plus belle.

Eh (|uoi ! charger ainsi cette pauvre bourrique-'!

1. T. I, p. 23i : Le Renard et les Raisins, liv. V, fable XIF.

2. T. I, p. 199 !Ï 203 : le Meunier, son Fils et l'Ane, liv. III, fable I.

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