‹ La fontaineChapitre 29 sur 123 · Und · texte numérisé non relu

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Nos doux cavaliers dcscoudent et ràneva se « prélassant » tout seul. Mais un quidam s'en offense.

Est-ce la mode (Jae liauJol aillr à l'aise, et meunier s'incommode ? Qui (le ràne ou du maître est fait pour se lasser? . Je conseille à ces gens de le faire enchâsser '.

Et ce paysan lance ce dernier mot de critique et de raillerie :

Ils usent loui's souliers, et conservent leur àne - !

Finalement la leçon profite au meunier lui-même. Il en conclut qu'il est» bête, en effet »,mais qu'à l'avenir, qu'il pl(Ui\(' ou (jifil vente, qu'on le loue ou. qu'on le critique, il n'en fera qu'à sa tète, c'est-à-dire qu'il n'écoutera pliis personne.

Cette fable est amusante })ar le ridicule et le comique qu'elle contient. La forme en est Jmag^ée et apjQrapriée : l'âne est porté «. coninie un lustre ». Le mouvement est ici amusant; l'âne se plaint dans son patois et le meunier s'assied comme un prélat. Le rire de caractère esLcoLmplet. Le père écoute tous les railleurs qu'il rencontre en chemin : c'est un faible et un naïf.

Tl en est ainsi de la pltipart des contes et des fables de ,Tean de La Fontaine. Le choix spj,d jjo, ses personnages est des plus condques. Il ag-it d'ordinaire par contraste : le lion et le moucheron, la grenouille et le bœuf, etc. II aime à opposer des situations et à__plaçer sur un même plan deux êtres que les préjugés, les coutumes sociales

1. T. I, p. 199 à 205 : /e Mei/iiier. son Fllf et l'Ane, liv. 111. fable 1.

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